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Bataille des champs Catalauniques

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Bataille des champs Catalauniques
Informations générales
Date 20 au 22 septembre 451
Lieu Environs de Troyes
Issue
Belligérants
Empire romain </br> et Wisigoth, Francs, Alains


Huns, Ostrogoths, Gépides, Hérules, Skires, Ruges, Pannoniens
Commandants
Aetius et Théodoric Ier Attila
Forces en présence
30 à 50 000 200 000 (chiffre incertain)

La bataille des champs Catalauniques, en 451 après J.-C., rassembla les forces coalisées composées de Gallo-romains et de peuples fédérés menées par le patrice Aetius, contre les troupes de Huns emmenées par Attila. Elle fut appelée ainsi parce que les chroniqueurs grecs un siècle plus tard situaient le lieu de cette bataille aux environs de Châlons-en-Champagne (Duro Catalaunum à l'époque gallo-romaine). Aujourd'hui encore, à proximité de « la Grande Romanie », antique voie romaine entre Reims et Toul, reconvertie en chemin départemental rectiligne, on peut rencontrer un terrain bordé de fossés (vestiges d'un antique relais militaire romain ou d'une enceinte celte ?) appelé « le camp d'Attila » (cf. commune de La Cheppe).

Aetius eut l'occasion, comme otage dans sa jeunesse, de côtoyer le peuple Hun et avait à plusieurs reprises enrôlé des Huns comme troupes auxiliaires. Il est dès lors vraisemblable que cette bonne connaissance des us et coutumes, notamment militaires, du peuple nomade lui servit utilement dans le commandement de la bataille.

La victoire romaine permit, très temporairement, de maintenir la présence de l'Empire et interdit toute implantation des Huns en Gaule. Elle y conforta, en revanche, la présence des peuples barbares fédérés. La bataille des Champs Catalauniques marque l'avancée occidentale extrême des Huns établis en Pannonie (actuelles les plaines hongroises).

La localisation précise du champ de bataille reste incertaine. A l'heure actuelle, il est plus facilement admis que le site de ce combat particulièrement sanglant se déroula en réalité en un lieu appelé Campus Mauriacius, Champs Mauriaques, près de Troyes, dans la plaine de Moirey, commune de Dierrey-Saint-Julien (Aube).

Sommaire

[modifier] Description

Attila avait le soutien de Genséric (Gaiseric), roi des Vandales qui lui servait aussi d'agent de renseignement et de diplomatie.

Attila ne rencontra pas de résistance significative jusqu'à ce qu'il atteigne Aureliani (de nos jours Orléans). Sangiban, roi des Alains, dont le territoire incluait Aureliani avait promis d'ouvrir les portes de cette ville à Attila, mais les Romains apprirent ce complot en avance et furent non seulement capables d'occuper par la force la cité mais obligèrent les troupes de Sangiban à joindre l'armée alliée. Lorsque Attila se présente et constate qu'il ne peut compter sur cette ville il fait retraite. Poursuivi il décide de faire front dans l'espoir de tuer Aetius, qui fut son compagnon d'armes dans leur jeunesse, au risque de sa propre vie. De plus qu'il est ralenti par le butin.

Les deux armées groupaient des combattants de nombreux peuples (cf. tableau) mais on ne peut le voir comme un affrontement est-ouest, des deux côtés nombreuses étaient les tribus germaniques, parfois apparentées (Goths), et les Huns étaient minoritaires parmi l'armée d'Attila.

La nuit avant la bataille principale l'une des forces du côté romain rencontra une bande de Gépides loyaux à Attila où environ 15 000 hommes de chaque côté furent mis hors de combat.

La bataille aurait impliqué de 30 000 à 40 000 combattants. Le massacre débute à 15 heures pour ne finir que tard dans la nuit. Les pertes sont très fortes des deux côtés, mais les barbares d’Aetius, équipés à la romaine, prennent le dessus dans la lutte rapprochée.

Les forces d'Aetius occupant le sommet de la colline, les Huns lancèrent une attaque de cavalerie. Repoussés ils furent poursuivis par les Wisigoths dont le chef Théodoric Ier fut tué et se placèrent derrière leurs chariots en cercle à la tombée de la nuit.

Le lendemain Aetius et le fils de Théodoric Ier, Thorismund, discutèrent. Ce dernier voulait attaquer le camp des Huns encerclé mais Aetius craignait sans le dire que les Wisigoths ne deviennent trop puissants, il conseilla à son allié de retourner à Toulouse pour s'assurer de son royaume vis à vis de ses frères.

Cet article fait partie de la série
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L'empire d'Occident
L'empire d'Orient

Attila était suffisamment desespéré pour avoir placé une pile de selles pour faire un éventuel brasier dans lequel il aurait fait jeter son corps si la situation devenait critique. Lorsqu'il vit que les Wisigoths partaient, il crut à une feinte mais il finit par comprendre que Aetius lui laissait ouvert le chemin du retour. Les autres alliés barbares se dispersent. Aetius ne peut pas attaquer seul Attila, qui reste un temps sur les lieux puis se retire lentement sur le Rhin, guidé par Loup, l’évêque de Troyes.

Si le nombre des combattants était sans doute très élevé, il est très difficile de connaître celui des pertes car nous n'avons pas d'inventaire direct et Attila fut diabolisé par les historiens. Les contingents Alains venus d'Orléans durent néanmoins subir de lourdes pertes, car on n'entendit plus parler d'eux.

Stratégiquement, il n'y eut pas de vainqueur : les coalisés d'Aetius se désunirent, et Attila mena l'année suivante une attaque contre l'Italie du Nord sans rencontrer de résistance.

[modifier] Postérité

[modifier] Le mythe développé sur la bataille

La bataille des champs Catalauniques devint le mythe de la victoire contre les Huns, avec toutes les altérations historiques qui forgent un mythe : ainsi, une fresque gigantesque de Wilhelm von Kaulbach la dépeint comme une bataille des Chrétiens contre les Huns, où le roi Théodoric mort au combat plane au milieu du tableau, tenant une croix qui irradie dans toutes les directions. Frappé par cette fresque, Franz Liszt composa en 1857 le poème symphonique La Bataille des Huns (Hunnenschlacht), mêlant thème tzigane pour les Huns, style wagnérien pour l'engagement et évocation grégorienne pour le final.

[modifier] Voir aussi

[modifier] Lien externe

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