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Bataille de la Somme

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Bataille de la Somme
Image:German trench Delville Wood September 1916.jpg
Informations générales
Date 1er juillet à mi-novembre 1916
Lieu Picardie, France
Issue incertaine pour des pertes énormes
Belligérants
Armées britannique et française Armée allemande
Commandants
Douglas Haig
Ferdinand Foch
Max von Gallwitz
Fritz von Below
Forces en présence
de 13 jusqu’à 51 divisions britanniques et 6 françaises de 10,5 jusqu’à 50 divisions allemandes
Pertes
420 000 Britanniques, 200 000 Français 400 000 à 600 000 Allemands
Première Guerre mondiale
Batailles
Dardanelles — Marne — Somme — Tannenberg — Yser — Verdun — Vimy — Hartmannswillerkopf

La bataille de la Somme fut l’une des principales confrontations de la Première Guerre mondiale. Les forces britanniques et françaises tentèrent de percer à travers les lignes allemandes fortifiées sur une ligne nord-sud de 45 km proche de la Somme, au nord de la France, dans un triangle entre les villes d'Albert du côté britannique, Péronne et Bapaume.

La première journée de cette bataille, le 1er juillet 1916, détient le triste record de la journée la plus sanglante pour l'armée britannique, avec 57 470 victimes dont 19 240 morts.

Pour la première fois un film de propagande La bataille de la Somme a saisi une grande partie des horreurs de la guerre moderne en incluant des images issues des premiers jours de la bataille..

Sommaire

[modifier] Préalable

La décision de lancer une offensive en Flandre est prise à la conférence de Chantilly le 6 décembre 1915. Mais en janvier,Joffre obtient un changement pour la Picardie car à l'arrière, particulièrement dans les milieux politiques, on criait au scandale en pensant que des troupes « se reposaient ».
Lorsque l'armée allemande lance son offensive sur Verdun, le 21 février 1916, le commandant en chef britannique propose de venir aider son allié. Les chefs militaires français décident qu'ils peuvent faire face sans cet appui tout en demandant un soulagement par une attaque ailleurs sur le front.

En 1916, l’armée britannique en France manquait d’expérience, sa partie professionnelle, six divisions, avait été éliminée. La plus grande partie de ses effectifs était composée de volontaires des forces territoriales et de la nouvelle armée de Kitchener. Les officiers avaient été promus rapidement et manquaient à la fois de formation et d’expérience. Haig lui-même avait obtenu une promotion éclair.

L’aviation alliée venait de surmonter le fléau Fokker et avait même acquis une supériorité, ce qui lui permettait d'abattre les ballons et de disposer d'une bien meilleure force de reconnaissance. Ce n’est qu’en septembre que l’introduction de nouveaux avions rendit aux Allemands la maîtrise du ciel.

[modifier] Le terrain

Les Allemands occupent presque partout des hauteurs. Leur front se compose d'une forte première position, avec des tranchées de première ligne, d'appui et de réserve, et un labyrinthe d'abris profonds comportant d'ailleurs tout le confort moderne ; d'une deuxième ligne intermédiaire, moins forte, protégeant des batteries de campagne ; et, un peu en arrière, d'une deuxième position presque aussi forte que la première. À l'arrière, se trouvent des bois et des villages « fortifiés », reliés par des boyaux, de façon à former une troisième et même une quatrième ligne, le tout largement bétonnés et bénéficiant des qualités de la roche qui se coupait facilement et redurcissait.

[modifier] Ordre de bataille

[modifier] Britannique

Rawlinson avec en réserve la 5e

[modifier] Allemand

Face aux Britannique, au nord, la IIe armée (général von Below), ayant à sa gauche la VIe armée commandée par le prince Rupprecht de Bavière.
Face aux Français la IVe armée sur le Santerre.

[modifier] Canadien

Les forces Canadiennes ont combattu en Somme de la dernière journée d'été aux premières neiges de l'hiver. L'objectif était de briser les lourdes défenses que les Allemands avaient construites.

[modifier] Transformation de l’arrière

L'arrière avait été transformé en un gigantesque entrepôt avec ce qui se faisait de mieux pour les routes, le ferroviaire et l'aviation. L'artillerie, y compris des monstres sur voie ferrée de 380 et 400 mm, atteignait des sommets de puissance destructrice.

[modifier] Six jours de bombardement

Pendant six jours, le bombardement sur les lignes allemandes est intense pour créer ce qui apparaît comme un fouillis où tout est éventré.

[modifier] Les premiers jours

Un violent bombardement charge marque le début de la bataille (20 000 morts). À 7h30 le 1er juillet, au coup de sifflet, les soldats britanniques gravissent leurs tranchées pour marcher, avec leur équipement atteignant 32 kg, vers celles de l'adversaire. Quelques uns avaient été envoyés en éclaireurs.

Les Allemands les accueillent avec des tirs de mitrailleuses qui les fauchent en masse. Les officiers sont facilement repérables et sont particulièrement visés. Lorsque les Britanniques parviennent aux tranchées allemandes, ils sont trop peu nombreux pour résister à une contre-attaque. Certaines unités comme celle de Terre-Neuve sont quasiment éliminées (à 91 %). À minuit, les Anglais comptent 60 000 morts, blessés ou disparus : c’est le jour le plus meutrier de la guerre. Le 3 juillet, ils se consolident en s'emparant des bois de Mametz (Somme), au sud de Contalmaison : c'est là que plus de 1000 prisonniers sont cueillis dans un seul fourré.

[modifier] Bilan français

En dix jours, la 6e armée française, sur un front de près de vingt kilomètres, avait progressé sur une profondeur qui atteignait en certains points dix kilomètres. Elle était entièrement maîtresse du plateau de Flaucourt qui lui avait été assigné comme objectif et qui constituait la principale défense de Péronne. Elle avait fait 12 000 prisonniers, presque sans pertes, pris 85 canons, 26 minenwerfer, 100 mitrailleuses, un matériel considérable. C'était le plus beau succès obtenu depuis la bataille de la Marne.

[modifier] Transfert des divisions allemandes

Trente cinq divisions sont retirées du secteur de Verdun pour renforcer le front devant Bapaume.

[modifier] du 20 juillet à fin août

La dernière semaine de juillet est d'une chaleur lourde et poussiéreuse.

Au cours de cette semaine, l'armée Gough, réserve britannique, prend pied dans la forte position de Pozières et reprend aux Allemands, une deuxième fois, le bois Delville et Longueval. Elle échoue, par contre, au cours de combats féroces qui durent pendant plus d'une semaine, sur Guillemont.

[modifier] de septembre à la mi-novembre

La pluie commence rendant le champ de bataille boueux.

Le 3 septembre, dès les premières heures de l'attaque, Guillemont est pris. Le 4, au sud, la Xe armée enlève toute la première position entre Demiécourt et Vermandovillers. Soyécourt et Chilly sont pris, avec 2 700 prisonniers ; Chaulnes était directement menacé par Lihons.
Le 6 la première armée française s'empare d'une grande partie de Berny en Santerre.

[modifier] Les chars

Le 15 septembre apparaissent les premiers chars d'assaut qui aident à prendre Courcelette, Martinpuich, le bois des Foureaux, le village de Flers avec 4 000 prisonniers.

Le 17, la 1re armée prend Vermandovillers et Berny.

Le 26 enfin, journée glorieuse : les deux alliés prennent ensemble Combles, la « clef » entre Bapaume et Péronne ; et, d'autre part, tout à fait au nord, les Britanniques enlèvent Thiepval après l'utilisation de mines. L'offensive cesse.

Le 24 février 1917 l'armée allemande fait une retraite stratégique en détruisant tout derrière elle pour raccourcir sa ligne de défense sur la ligne Hindenbourg.

Image:British Mark I male tank Somme 25 September 1916.jpg

[modifier] Visiter les Champs de Bataille

Aujourd'hui, il est possible de visiter le champs de batailles devenus lieu de souvenirs et recueillement. Cela peut-être émouvant et instructif. Les champs de batailles et ciletieres sont nombreux surtout dans le nord de la somme. [1]

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