Baptême (folklore étudiant)
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En Belgique, dans les institutions d'enseignement supérieur, comme les universités, le baptême est la cérémonie initiatique qui permet au bleu de passer du statut de 'sale bleu' à celui de poil ou baptisé. De manière générale, ce terme peut également englober toutes les activités de bleusailles, qui précèdent le baptême proprement dit.
Le baptême tel que pratiqué en Belgique ne peut en aucun cas être comparé au bizutage français.
Il s'agit d'un ensemble d'activités structurées et plannifiées, organisées selon un ensemble de codes et de procédures traditionnelles, animées et gérées par des personnes officiellement désignées (par vote ou cooptation) pleinement responsables de leurs actes devant les autorités légales et académiques.
Les modalités varient d'une université à l'autre et d'une faculté à l'autre. on trouve également des différences notables dans le baptême des instituts supérieurs et celui des universités, et entre les étudiants d'obédience catholique et ceux du laïque.
un ensemble d'activité sont proposées aux Bleus et bleuettes. Ces activités vont crescendo et forme un véritable parcours initiatique, bien que fréquemment celui-ci ne soit pas explicité aux participants. parmi les activités les plus courantes on trouve :
- la descente d'auditoire
- le picnic inter-facultaire
- les TP guindaille ou les repet' chants
- la remise des cartes de bleu
- le rallye-café ou rallye-chopes
- le jugement ou l'emballage
- l'accueil
- le parrainage
- les souper bleus
- le baptême proprement dit
- la remise de diplome
- la remise de penne
- la passation de calotte
Le poids accordé à ses épreuves varie avec l'époque et le lieu. Par exemple :
- les universités laïques n'ont que faire d'une passation de calotte. Tandis que les universités catholiques préconisent un baptême plus intimiste.
- L'ISEP de l'ULB fait une forte séparation entre "les vrais baptisés" et les "simples accueillis"; au contraire du CPSY qui considère que "si on survit à l'accueil, le baptême est une formalité".
- Le jugement et l'emballage, inconnus voici quinze ans, constituent des moments forts dans certaines facultés.
- Par contre dans certaines facultés, le rallye-café tombe en désuétude, (même si à Liège le rallye-chopes est présent dans l'ensemble des baptêmes, et constitue pour les bleus une découverte de nombreux cafés du Carré, et de la ville de Liège).
- La tonsure sera volontaire chez l'un, obligatoire chez l'autre.
- L'abord de la nudité -toujours très surveillé- va du Toujours au Jamais en passant pour plusieurs variantes de consentement éclairé.
il n'y a pas un Baptême, il y a des baptêmes.
Par tradition, le déroulement des activités de baptême n'est ni annoncé, ni raconté à ceux qui ne les ont pas (encore) vécu. Plusieurs raisons propres à l'acte initiatique y concourent :
- D'abord, l'activité ne doit pas être faussée; le bleu doit pouvoir la vivre pleinement, ce qui implique l'ignorance préalable.
- Ensuite, l'appréhension et la peur font partie de l'expérience. sans quoi le baptême perdrait ses qualités cathartiques et ne serait plus qu'un "délire entre copains".
- Enfin, il est incommunicable. La description d'une activité de baptême n'est pas plus informative que la description d'un concert de Rock ou la description d'un jeu de rôle.
des thèmes récurrents traversent les activités de baptême :
- connaître ses limites physiques et psychologiques pour les vaincre
- la bière, en tant que principe économique et facteur social
- la fraternité étudiante, la force du groupe
- l'histoire et la culture de l'université/institut/faculté
- le passage de l'adolescence protégée à l'autonomie
- la sexualité, ses poncifs et ses réalités
- les chants estudiantins
- oser pour réussir

