Bahaïsme
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Image:Haifa Shrine and Port.jpg La religion bahá’íe, plus connue sous le nom de bahâ'isme ou plus exactement de foi baha'ie (on disait aussi autrefois béhaïsme en français) fut fondée par le Persan Mirzâ Husayn 'Alî (1817-1892) en 1863 ; son nom vient de son fondateur : Bahâ'u'llâh (en arabe, "splendeur de Dieu"). Les adeptes de la foi bahâ'ie, ou bahâ'is, s'organisent autour de plus de 100 000 centres répartis dans le monde entier, et leurs écrits sont publiés en plus de 800 langues différentes.
Cette religion est issue du bâbisme. Son centre mondial est situé à Haïfa, en Israël. Le nombre de ses adeptes, répandus dans 193 pays, s'élève à près de 7 millions.
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[modifier] Croyances
[modifier] Dieu
Les Bahá'ís croient en un dieu unique et impérissable, créateur de toutes choses, dont les créatures et les forces de l'univers<ref name="britannica">« The Bahá'í Faith », Britannica Book of the Year, Encyclopaedia Britannica, Chicago, 1988, ISBN 0852294867</ref>. Ils pensent que l'existence de Dieu est éternelle, sans début et sans fin<ref name="britannica" />. Ils le décrivent comme un « Dieu personnel, inconnaissable, inaccessible, source de toute révelation, éternelle, omniscient, omniprésent et tout puissant »<ref>Shoghi Effendi, God Passes By, Bahá'í Publishing Trust, Wilmette, Illinois, USA, ISBN 0877430209, p.139, voir en ligne</ref>. Bien qu'inaccessible directement, Dieu est néanmoins considéré comme conscient de sa création, avec un but et une volonté. Les Bahá'ís croient que Dieu exprime sa volonté dans de nombreuses manières, par exemple à travers une série de messagers divins appelés Manifestations de Dieu ou parfois divins éducateurs. En exprimant les intentions de Dieu, ces manifestations servent à établir la religion dans le monde.
Les enseignements Bahá'í déclarent que Dieu est bien trop grand pour que les humains puissent l'appréhender, ni en créer une image complète et précise<ref name="manifestation">Juan Cole, The Concept of Manifestation in the Bahá'í Writings, Bahá'í Studies, monographie 9, pp. 1-38 lire en ligne</ref>. Dans la religion Bahá'íe, Dieu est souvent désigné par des titre (par ex. le tout-puissant) et il y a une emphase substantielle sur le monothéisme.
[modifier] Religion
La foi Baha'ie est parfois résumée par le concept des trois "unités": unité de Dieu, unité de la religion, unité de l'humanité.
Les notions Baha'ies de révélations religieuses progressives leur font accepter la validité de la plupart des religions du monde, dont les fondateurs ou figures centrales sont considérées comme des manifestations de Dieu. Ces manifestations sont, par exemple : Jésus, Mahomet, Moïse, Krishna, Confucius, Lao-Tseu, Zoroastre et Bouddha. Les Baha'is pensent aussi que les autres personnages religieux, comme Adam, Noé et Houd ont réellement existé et sont des prophètes de Dieu. L'histoire religieuse est interprétée comme des dispensations, dans lesquelles chaque manifestation amène une révélation plus large et plus avancée, adaptée au temps et à l'époque à laquelle elle est exprimée<ref name="britannica" />. Les enseignements sociaux spécifiques à une religion (par ex. la direction de la prière, ou les restrictions alimentaires) peuvent être révoquées par des manifestations ultérieures afin qu'une règle plus appropriée au temps et au lieu soit établie. Inversement, certains principes généraux (charité ou bonnes relations entre les hommes), sont considérées comme universelles et permanentes. Les Baha'is ne croient pas que ce principe de révélation progressive s'arrêtera. Cependant, ils pensent que ce processus est cyclique. Les Baha'is n'attendent pas de nouvelle manifestation de Dieu dans les 1000 ans suivant la révélation de Bahá'u'lláh<ref>Michael D. McMullen, The Baha'i: The Religious Construction of a Global Identity, Rutgers University Press, Atlanta, Georgia, USA, 2000, p. 7, ISBN 0813528364</ref>
Les croyances Baha'ies sont parfois décrites comme des combinaisons syncrétiques des croyances antérieures. Les Baha'is, cependant, affirment que leur religion est une tradition distincte, avec ces propres écritures, enseignements, lois et histoire<ref name="britannica" />. Les emprunts culturels et religieux à l'islam chiite sont considérés comme analogues au contexte socio-religieux juif dans lequel le christianisme a été établi. Les Baha'is décrivent leur foi comme une religion indépendante mondiale, différant des autres traditions seulement par sa relative nouveauté et par les enseignements de Bahá'u'lláh appropriés au contexte moderne. Bahá'u'lláh est considéré comme remplissant les attentes messianiques des Fois qui sont antérieures au Bahaïsme.
[modifier] Êtres humains
Les Baha'is croient que les êtres humains possèdent une « âme rationnelle », et que cela donne à l'espèce une capacité unique à reconnaître la position de Dieu et la relation entre l'humanité et son créateur. Selon la foi baha'ie, chaque homme a le devoir de reconnaitre Dieu et ses manifestations, et de se conformer à leurs enseignements<ref>Michael D. McMullen, The Baha'i: The Religious Construction of a Global Identity, Rutgers University Press, Atlanta, Géorgie, 2000, ISBN 0813528364 pp. 57-58</ref>. A travers la reconnaissance et l'obéissance, le service aux autres êtres humains, la prière et la pratique spirituelle régulière, les Baha'is croient que l'âme devient plus proche de Dieu, l'idéal spirituel dans la croyance baha'ie. Quand un homme meurt, l'âme passe dans un autre monde, où le développement spirituel de celle-ci dans le monde physique devient une base pour le jugement et la place dans le monde spirituel<ref name="lafd">Farnaz Masumian, Life After Death: A study of the afterlife in world religions , Oneworld Publications, Oxford, 1995, ISBN 1-85168-074-8</ref>. Le paradis et l'enfer sont décrits comme des états spirituels de proximité ou de distance à Dieu qui décrivent les relations dans ce monde et dans l'autre, et non des endroits de récompense ou de punition après la mort<ref name="lafd" />.
Les écrits Baha'is mettent l'accent sur l'égalité essentielle des êtres humains, et sur l'abolition des injustices. L'humanité est vue comme unique, bien que très variée : la diversité des races et des cultures sont dignes d'appréciation et de tolérance. Le racisme, le nationalisme, les castes et les classes sociales sont considérées comme des barrières à l'unité de l'humanité. Les enseignements baha'is déclarent que l'unification de l'humanité est un sujet primordial dans les conditions politiques et religieuses présentes<ref name="britannica" />
[modifier] Démographie
Le nombre des adeptes du bahaïsme, répandus dans 193 pays, s'élève à près de 7 millions, ce qui correspond à environ 0,1% de la population mondiale. Parmi ceux-ci, 50% vivent en Asie, principalement en Inde. Un autre groupe réside en Iran et compte environ 350 000 adeptes. Un pourcentage important des bahâ'is (27% environ) habite dans les pays africains. En Europe, ils sont surtout présents en Grande-Bretagne (20 000 adeptes) et en Allemagne (15 000). En France, on compte quelques 4 000 à 5 000 adeptes. En Israël, en revanche, malgré la présence du centre de Haïfa, ne vivent que 600 bahâ'is. La foi se développe beaucoup aujourd'hui dans les îles du Pacifique (le roi des Samoas est baha'i), l'Amérique latine et l'Afrique noire, le nombre d'adeptes dans le monde a doublé en moins de 20 ansréf. nécessaire.
[modifier] Enseignements
[modifier] Synthèse
Les principes auxquels croient les bahá’ís et qui constituent la base de leur action peuvent se résumer dans un texte de Shoghi Effendi, extrait de son livre : "Dieu passe près de nous" arrière-petit-neveu de Bahá’u’lláh :
«
La Foi bahá’íe reconnaît l’unité de Dieu et de ses prophètes, soutient le principe de la recherche sans entraves de la vérité, condamne toutes formes de préjugé et de superstition, enseigne que le but de la religion est de promouvoir l’amitié et la concorde, proclame qu’elle doit aller de pair avec la science, et affirme qu’elle est le principal facteur de pacification, d’ordre et de progrès de la société. Elle affirme sans équivoque le principe de l’égalité des droits, des opportunités et des privilèges pour les hommes et pour les femmes, recommande l’éducation obligatoire, élimine les extrêmes de richesse et de pauvreté, élève au rang d’adoration le travail accompli dans un esprit de service, recommande le choix d’une langue auxiliaire internationale, et propose les institutions nécessaires pour établir et perpétuer une paix durable et universelle. » </blockquote>
[modifier] Principes sociaux
Les devoirs moraux, éthiques, et sociaux d'égalité entre les hommes et de paix dans le monde sont résumés en douze principes :
- Unité de la race humaine, ce que la science a confirmé au XXe siècle. L'espèce humaine n'est qu'une seule famille.
- Recherche indépendante, personnelle et individuelle de la vérité. Les Baha'is considèrent qu'un des problèmes majeurs de l'humanité est que les gens suivent aveuglément ce qu'on leur apprend. Ceci est strictement prohibé par Baha'U'llah, il faut mener sa vie en accord avec ses propres principes et idéaux, ce qui interdit sans appel les concepts de "foi aveugle", "imitation aveugle", ou "lavage de cerveau".
- Toutes les religions ont une base commune (unité de la religion), on pourrait rajouter au terme religion le terme philosophie et aussi style de vie, pour ce qui concerne les modes de pensée en provenance notamment d'Inde, de Chine et du Japon.
- La religion doit être la cause de l'union et de l'harmonie entre tous les êtres humains.
- Harmonie entre science et religion, élément que l'on retrouve déjà dans l'Islam, le Qu'ran ayant aussi pour but d'amener les gens à se cultiver en faisant appel à la science.
- Égalité de l'homme et de la femme (Mais une femme ne peut pas être membre de la Maison Universelle de Justice).
- Refus des préjugés de toutes sortes.
- Paix universelle (concept de non violence et même de non résistance, mais aussi de citoyenneté mondiale).
- Éducation universelle, obligatoire et adaptée. Nouvelle allusion à la nécessité de se cultiver. Par ailleurs, les deux sexes doivent recevoir la meilleure éducation possible, scientifique, littéraire, humaine, spirituelle et morale.
- Résolution des questions sociales et économiques (entre autres par des méthodes spirituelles).
- Introduction d'une langue internationale et d'une écriture commune à toute l'humanité, ceci sans faire disparaître aucune langue, aucune culture et aucune ethnie, conformément à ce que les baha'is appellent l'unité dans la diversité. A l'heure actuelle, l'anglais a cet aspect. Il y a eu d'ailleurs un lien très intéressant entre la foi Baha'ie et l'Esperanto (La fille du Dr Zamenhof, créateur de l'espéranto, était baha'ie)
- Mise en place d'une Cour permanente d'arbitrage au niveau mondial (proche du travail que fait l'ONU, le TPI et Amnesty International).
[modifier] Enseignements mystiques
Bien qu'ils se concentrent sur des sujets sociaux et éthiques, certains des textes fondateurs de la foi bahaïe peuvent être décrits comme étant mystiques<ref name="britannica" />. Shoghi Effendi a appelé les Sept Vallées la « plus grande composition mystique » de Bahá'u'lláh. Ce texte a été écrit par un disciple du Soufisme, une tradition mystique et ésotérique de l'islam<ref>Adib Taherzadeh, The Revelation of Bahá'u'lláh, Volume 1: Baghdad 1853-63, pub. George Ronald, Oxford, ISBN 0853982708 pp. 96-99</ref>. Il a été traduit pour la première fois en anglais en 1906, étant un des premiers textes de Bahá'u'lláh disponible en occident. Les Paroles cachées est un autre livre écrit par Bahá'u'lláh pendant la même période, contenant 153 courts passages décrits par `Abdu'l-Bahá comme « un trésor de mystères divins »
[modifier] L'Alliance
Les Baha'is ont une très haute opinion de ce qui est appelé l'« Alliance Majeure », qu'ils considèrent comme universel en nature, et qui a été transmis par les « manifestations divines de Dieu »<ref>Adib Taherzadeh, The Covenant of Bahá'u'lláh , publié par George Ronald, Oxford, UK, 1972, ISBN 0853983445</ref>. Ils considèrent aussi très bien l'« Alliance mineure », qui est considérée comme un accord entre un messager de Dieu et ses disciples, qui est unique à chaque révélation, et qui inclut des pratiques sociales et la continuité de l'autorité en religion<ref name="momen_covenant">Moojan Momen, The Covenant and Covenant breaker, lire en ligne</ref>. A l'époque, les Baha'is considéraient la révélation de Bahá'u'lláh comme un petit engagement pour ses disciples. Dans les écrits baha'is, il est écrit qu'être ferme dans un engagement est considéré comme une des principales vertus religieuses qui peuvent être suivies par une personne<ref name="momen_covenant" />.
Avec l'unité comme enseignement essentiel de la foi baha'ie, les Baha'is suivent une administration qu'ils considèrent comme ordonnée par Dieu, et considère alors les tentatives de créer des schismes comme insignifiants, comme des efforts de destruction contraires aux enseignements de Bahá'u'lláh. Tout au long de l'histoire de cette religion, des schismes ont eu lieu sur le sujet de la succession de l'autorité. Les disciples de ces diverses divisions Baha'ies, qui ne sont que quelques milliers, sont souvenant considérés comme des briseurs du covenant et sont stigmatisés à travers l'excommunication<ref name="momen_covenant" />.
[modifier] Histoire
[modifier] Le Báb
Siyyid Mírzá 'Alí-Muhammad (میرزا علیمحمد en persan) (20 octobre 1819 - 9 juillet 1850), était un marchand de Shiraz, en Perse, qui à l'âge de 25 ans déclara être une manifestation nouvelle de Dieu et le Mahdi (ou Qá'im) attendu. Il pris dès lors le titre de Báb (باب), qui signifie "porte" en arabe, et fut fusillé 6 ans plus tard à Tabriz.
Au début des années 1790 en Perse naquit un mouvement religieux dissident du chiisme, sous la conduite de Shaykh Ahmad-i-Ahsa'i. Ses disciples, appelés Shaykhis, attendaient l'arrivée imminente du Mahdi. A la mort de Shaykh Ahmad, la direction du mouvement passa à Siyyid Kázim de la ville de Rasht. A sa mort en 1843, il ordonna à ses fidèles de partir à la recherche de l'Élu - l'un de ces fidèles, Mullá Husayn, parti pour Shiraz après 40 jours de prière et de jeûne.
A son arrivée, le 23 mai 1844, Mullá Husayn fut accueilli par un habitant (le Báb), qui l'invita chez lui. Après avoir demandé à son invité la raison de son voyage, le Báb lui annonça être celui qu'il cherchait.
Mullá Husayn fut le premier disciple du Báb. En peu de temps, dix-sept autres disciples (dont une femme, Fatemeh) le rejoignirent. Ces dix-huit disciples seront dès lors connus dans le babisme comme les «Lettres des Vivants».
Les bahá'ís le revendiquent comme prédécesseur de leur propre religion. Bahá'u'lláh, le prophète fondateur de la religion Bahá'í, était un de ses disciples et annonça être la réalisation de sa prophétie.
[modifier] Bahá'u'lláh
- Article détaillé : Mirza Husayn Ali Nuri.
Le fondateur de la foi Bahâ'ie, Mirzā Husayn 'Ali, naquit à Nur, dans la province iranienne du Mazanderan, le 12 novembre 1817 dans un milieu très favorisé. À trente ans, il adhéra au bâbisme. En 1852, il fut arrêté puis envoyé en exil à Bagdad, qui dépendait de l'Empire ottoman. C'est là que, le 12 avril 1863, en profonde méditation. il révéla à ses adeptes qu'il incarnait le retour attendu de Jésus, sous le nom de bahâ'U'llâh, le prophète annonce par le bâb, le fondateur du bâbisme, Mirzâ 'Alî Muhammad, qui lui-même avait annonce qu'il incarnait le retour attendu du Mahdi. Il commença alors à regrouper autour de lui des adeptes, avec l'intention de donner le jour à une religion mondiale, qui représenterait le "couronnement de toutes les religions ayant jusqu'alors existé" et serait sur terre la pierre angulaire d'un royaume de paix, de justice, de liberté et d'humanité. Contraint de quitter Bagdad, après avoir écrit son ouvrage principal ("Kitab-i-Aqdas") en 2 jours, terminé le 21 avril 1863, il s'établit à Constantinople, puis, en 1864, à Andrinople et enfin en 1868 à Akka (Saint Jean d'Acre) en Palestine sous administration ottomane.
Profondément convaincu de sa mission, Mirzâ Husayn Alî pensait être, en effet, non seulement "Bahá'u'lláh", mais aussi mazhar ("manifestation de Dieu") et desmal ("beauté de Dieu"). Bahá'u'lláh exerça sa prédication essentiellement par des écrits, rédigés des 1863 - d'abord à Bagdad, puis a Andrinople et en fin à la prison de Saint-Jean-d'Acre (Akkâ) -, qu'il adressa a partir de 1868 aux personnalités les plus éminentes de son temps, parmi lesquelles le shâh de Perse, le tsar de Russie Alexandre II, la reine Victoria, l'empereur Guillaume Ier et Napoléon III. Dans ses missives, il exhortait les puissants de ce monde à construire un monde totalement sans violence, à limiter leurs armements et à réaliser une paix mondiale généralisée et durable; c'est en ce sens qu'il s'adressa au pape Pie IX : "Ô père! Déchire le voile… Vends les ornements sacrés, richement ornés, que tu possèdes, et sacrifie-les sur le chemin de Dieu… Cède ton royaume aux rois, et sors de ta maison, le visage tourné vers le royaume de Dieu, puis, détaché des choses du monde, annonce la loi de ton Seigneur sur la terre et au ciel."
Le fondateur de la foi Baha'ie passa une part importante de sa vie en exil ou en prison : ainsi, d'août 1868 jusqu'en 1877, il fut enfermé dans le camp d'internement turc d'Akkâ, près de Haïfa. Puis il s'installa à la campagne. Enfin, il mourut le 29 mai 1892. Après sa mort, la direction de la communauté bahâ'ie fut assurée par le fils de Bahá'u'lláh, 'Abbâs Efendi (1844-1921), né à Téhéran et proclamé 'Abdul'l-Bahâ' ("serviteur de la splendeur de Dieu"). Avec son père, il avait connu l'exil et la prison, où il avait été enfermé jusqu'en 1908, quand il fut libéré par les Jeunes-Turcs. Par la suite - ayant obtenu des autres bahâ'is la désignation de "centre" ou "gardien" de l'alliance -, il décida d'établir à Haïfa le siège principal du mouvement fondé par son père. Il voyagea beaucoup (Paris, Londres, États-Unis - New-York et Chicago lors de la foire internationale de Chicago en 1893). Sous son influence, la foi Baha'ie enregistra une progression considérable, notamment en Inde, aux États-Unis et en Europe. Il affirmait : "La religion est une question d'amour et d'harmonie entre les hommes" et : "Une religion qui ne conduit pas à l'amour ne saurait être appelé ainsi". Son successeur à la tête du mouvement fut son neveu Shoghi Efendi (1897-1957), appelé "gardien de la cause de Dieu", ce qui le différenciait de son oncle 'Abdu'l-Baha. Il fonda six nouveaux Conseils spirituels nationaux, qui vinrent s'ajouter à ceux qui existaient déjà en Iran et aux États-Unis. Depuis sa mort (4 novembre 1957), c'est un directoire composé de neuf personnes, établi en 1963, connus sous le nom de "Maison universelle de la justice" et siégeant à Haïfa, qui est devenu le "gardien" et exégète officiel de l'Écriture sacrée de la foi bahâ'ie. Ils sont appelés "Les mains de la cause de Dieu". Ce directoire préside et constitue l'administration supérieure du mouvement bahâ'i (voir ci-dessous). Son rôle n'est toutefois que purement administratif et n'a strictement aucun pouvoir sur la vie privée ou publique des Baha'is ou de qui que ce soit. Ce n'est nullement un clergé, chacun doit interpréter les textes à sa façon. Elle supervise la préparation des différents programmes.
[modifier] `Abdu'l-Bahá
Bahá'u'lláh a été succédé par son fils ainé, `Abdu'l-Bahá, en 1892, à une époque où seule une poignée de Bahá'ís existaient en occident. Il a été appelé le « centre de l'Engagement » et la « tête de la Foi ». En effet, Bahá'u'lláh l'a désigné comme le seul interprète d'autorité de ses écrits<ref>(en) Bahá'u'lláh, Tablets of Bahá'u'lláh Revealed After the Kitáb-i-Aqdas (1873-92), Bahá'í Publishing Trust, Wilmette, Illinois, USA, ISBN 0877431744, 1994, pp.217 lire en ligne </ref>.
`Abdu'l-Bahá avait partagé avec son père un long exil et emprisonnement. Cet emprisonnement a continué jusqu'à la libération de `Abdu'l-Bahá après la révolution des Jeunes Turcs en 1908. Après sa libération, il voyage et s'exprime en puvlic, tout en maintenant une correspondance avec les différentes communautés de croyants en exposant les principes de la foi baha'ie.
[modifier] Administration Bahá'ie
Le Kitáb-i-Aqdas de Bahá'u'lláh et La volonté et le testament de `Abdu'l-Bahá sont les documents fondateurs de l'administration baha'ie. Bahá'u'lláh a établi la Maison Universelle de Justice, un corps élu ; et `Abdu'l-Bahá a établi le principe du Gardien héréditaire, ainsi que les relations entre ces deux institutions. Dans sa volonté, `Abdu'l-Bahá a nommé l'ainé de ses petits fils, Shoghi Effendi comme le premier Gardien de la foi baha'ie.
Durant toute sa vie, Shoghi Effendi, a traduit les écrits sacrés de la foi. Il a également développé des plans pour l'expansion de la foi baha'ie, a développé le centre mondial Baha'i et a entretenu une correspondance volumineuse avec les communautés et les individus dans le monde entier. Il a également construit la structure administrative de la foi, préparant la communauté pour l'élection de la Maison Universelle de Justice. Il est mort en 1957 dans des conditions qui ne lui ont pas permis de désigner son successeur.
Aux niveaux locaux, régionaux et nationaux, les Baha'is élisent neuf membres d'une assemblée spirituelle, qui s'occupent des affaires de la religion<ref name="britannica" />. Il existe aussi des individus nommés (membres de l'institution des conseillers), qui travaillent à différents niveaux, locaux et internationaux, dont le rôle est de propager la foi et de protéger la communauté. Ceux-ci n'ont pas le rôle de clergé, qui n'existe pas dans la foi baha'ie<ref name="britannica" />.
La Maison universelle de Justice reste aujourd'hui le corps gouvernant suprême de la foi baha'ie, et ses 9 membres sont élus tous les cinq ans par les membres de toutes les assemblées spirituelles nationales<ref>Joel Beversluis (éd.), Bahá'í Faith: A portrait, CoNexus Press, Grand Rapids, Michigan, USA, 1995</ref>. Chaque homme Baha'i de plus de 21 ans est éligible à la Maison Universelle de Justice ; tous les autres postes sont accessibles aux hommes comme aux femmes.
[modifier] Participation dans la société
[modifier] Travail
Le Monachisme est interdit, et les Bah'is essaient d'ancrer leur spiritualité dans leur vie quotidienne ordinaire. Faire un travail utile, par exemple, n'est pas seulement requis mais considéré comme une forme d'adoration<ref name="britannica" />. Bahá'u'lláh a interdit la mendicité et l'ascétisme<ref name="britannica" />, encourageant les Baha'is à être « anxieusement concerné par les besoins de l'âge dans lequel on vit »<ref>(en) Bahá'u'lláh, Proclamation of Bahá'u'lláh, Bahá'í Publishing Trust, Wilmette, Illinois, USA, ISBN 0877430640 pp. 122 - lire en ligne</ref>. L'importance de l'effort personnel et du service à l'humanité dans la vie spirituelle des hommes est soulignée dans les écrits de Bahá'u'lláh, où il explique que chaque travail fait dans un esprit de service à l'humanité à un rang égal à la prière et à l'adoration aux yeux de Dieu<ref name="britannica" />.
[modifier] Nations Unies
La Communauté Internationale Bahá’íe a depuis 1948 le statut d’ONG auprès de l’Organisation des Nations unies. Depuis 1970, elle est dotée d’un statut consultatif auprès du Conseil économique et social (ECOSOC) et du Fonds des Nations unies pour l’enfance (UNICEF). Elle entretient également des relations de travail avec l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) et est associée au Programme des Nations unies pour l'environnement (PNUE).
[modifier] Plans internationaux
En 1939, Shoghi Effendi a lancé un plan septennal, suivi par un autre en 1946<ref>Studying the Writings of Shoghi Effendi, John et Amelia Danesh, publié par George Ronald, Oxford, 1991, ISBN 0853983364</ref>. En 1953, il a lancé la croisade mondiale décennale, avec des buts extrêmements ambitieux pour l'expansion de la communauté et des institutions, la traduction de la littérature baha'ie dans de nouvelles langues, et l'envoi de pionniers baha'is dans des pays qui n'avaient pas été atteints jusque là<ref>(en) Graham Hassal, « Baha'i History in the Formative Age », Journal of Bahá'í Studies, vol. 6, n°4, 1996, p. 1-21</ref>. Il a annoncé par des lettres pendant la croisade décennale que celle-ci serait suivie d'autres plans, sous la direction de la Maison Universelle de Justice, qui a été élue en 1963 à l'apogée de la croisade. La maison de Justice a ensuite lancé un plan en 1964, et une série de plans de durée et aux objectifs variables ont suivi, permettant de guider la communauté Baha'ie<ref>Moojan Momen, « The Baha'i Faith 1957-1988: A Survey of Contemporary Developments », Religion, vol. 19, pp. 63-91, co-auteur : Peter Smith, 1989 lire en ligne </ref>.
[modifier] Plan international actuel
[modifier] Cercles d'études
[modifier] Pratiques sociales
[modifier] Lois
Les lois régissant la foi baha'ie viennent principalement du Kitáb-i-Aqdas. Alors que certaines lois sont applicables à l'époque actuelle, Bahá'u'lláh a aussi fourni le cadre pour l'application progressive de lois à la condition de l'existence d'une société majoritairement baha'ie, ce que pour quoi les disciples œuvrent <ref name ="aqdas_intro">Introduction du Kitab-i-Aqdas</ref>. Les lois, quand elles ne sont pas en conflit direct avec les lois civiles du pays de résidence, s'appliquent à tous les baha'is. Le respect des lois personnelles, comme la prière ou la célébration, bien qu'étant une obligation universelle, est du ressort de chaque individu<ref>Shoghi Effendi, Lights of Guidance: A Bahá'í Reference File, édité par Helen Hornby, Bahá'í Publishing Trust, New Delhi, India, ISBN 8185091463, p. 233 - lire en ligne </ref>. La Maison universelle de Justice doit aussi faire respecter certaines lois<ref>(en) Letter to a National Spiritual Assembly, Universal House of Justice, bahai-library.org, 9/12/1991</ref>
Voici un exemple de quelques lois et préceptes religieux tirés du Kitáb-i-Aqdas. Elles ont été codifiées par Shoghi Effendi, l'interprète nommé des écrits baha'is :
- réciter une prière obligatoire chaque jour après avoir atteint l'âge de la maturité, qui est fixé à 15 ans. Il y a trois prières qu'ont peut choisir pour une journée.
- prier et méditer de manière quotidienne
- la médisance et le fait de répandre des rumeurs est interdit.
- les baha'is adultes en bonne santé doivent jeuner pendant 19 jours chaque année du 2 au 20 mars.
- il est interdit aux baha'is de boire de l'alcool ou de prendre des drogues à usage récréatif, sauf si c'est prescrit par un médecin.
- les relations sexuelles sont permises seulement entre mari et femme ; l'homosexualité n'est donc pas admise.
- le jeu de hasard est strictement interdit.
[modifier] Lieux de culte
La plupart des rencontres baha'ies ont lieu dans des maisons individuelles, des centre baha'is locaux ou des installations louées pour l'occasion. Il y a actuellement dans le monde entier sept maison de culte, au moins une par continent, et une huitième est en construction au Chili<ref>(en) Baha'i Houses of Worship, adherents.com, mai 2005</ref>.
Les temples érigés par la communauté sont appelés Maskrit al-Adkân ("lieu où se lève à l'aube la mention du nom de Dieu", ou plus communément "Maison d'Adoration"). Ils doivent être construits selon des critères particuliers, liés au nombre 9 qui doit apparaître comme un "symbole évident pour tous". Aussi, tous les temples bahâ'is doivent-ils avoir neuf entrées. Les règles relatives à l'édification des temples furent fixées par 'Abdu'l-Bahâ lui-même : "Le temple mère doit avoir neuf côtés et portes ainsi que des fontaines, des allées, des portes, des colonnes et des jardins, puis une cour, des balcons et une coupole, et le tout doit être majestueux." Le sanctuaire central, qui se trouve à Haïfa, ainsi que les autres temples ont en effet une coupole. La Maison d'adoration de Wilmette près de Chicago (1931) aux États-Unis, la Masion d'adoration de New Delhi (Inde, 1986), un des monuments les plus connus et les plus visités du monde, la Maison d'adoration de Sydney Australie (1961) offrent d'autres exemples de ce type de temple. En Europe, on connait le temple principal d'Allemagne à Langenhaim (1964) près de Frankfort ; cette construction à coupole de 28 mètres de haut peut accueillir près de 500 fidèles.
Les écrits Baha'is se réfèrent aussi à une institution appelée Mashriqu'l-Adhkár (Lieu de naissance de la mention de Dieu), qui est destiné à former un centre d'institutions complexes, dont un hôpital, une université, etc. Seulement la première et unique Mashriqu'l-Adhkár à Ashgabat au Turkménistan a été conçue ainsi.
[modifier] Liturgie
Du point de vue liturgique, la méditation dans les temples est accompagnée de lectures choisies dans les textes sacrés des autres religions. Ces textes - par exemple la Pentateuque des juifs, le Nouveau Testament des chrétiens, le Coran des musulmans, le Bayân des bâbistes, etc… - ont annoncé successivement, par paliers de perfection croissante, l'incessante révélation divine ou message de Dieu. En ce sens, le livre sacré liant tous les textes sur la révélation qui le précèdent est logiquement le dernier dans l'ordre chronologique, à savoir le Kittâb-i-Aqdas ("Le plus saint livre"). Il a été rédigé en 1863 par Bahâ'u'llâh qui l'écrivit en deux jours et deux nuits ; pour les bahâ'is, c'est le texte de référence bien qu'il ne soit pas plus important que les autres, ni le livre le plus lu par les Baha'is eux-mêmes sur la foi. Tous les ouvrages publiés sur la foi et même tous les livres du monde ont leur importance. Comme on considère l'égalité et l'unité de la race humaine, de Dieu et des religions, il convient d'établir une conception similaire pour tous les livres existant sur la planète. Cependant, Le Kitab-i-Aqdas a une place primordiale car il est la première œuvre dans l'histoire de l'humanité à dresser un lien entre toutes les religions et tous les peuples de l'humanité.
[modifier] Mariage
Le mariage Baha'i est l'union d'un homme et d'une femme. Son but est principalement spirituel et est destiné à répandre l'harmonie, la camaraderie et l'unité entre les deux partenaires<ref name="marriage_pamphlet">(en) Assemblée spirituelle locale de Warwick, Mariage Baha'i, 12/10/2003</ref>. Les enseignements Baha'is sur le mariage l'appellent la « forteresse pour le bien-être et le salut » et considèrent le mariage et la famille comme la fondation de la société humaine. Bahá'u'lláh tenait le mariage en grande estime, le présentant comme une commande éternelle de Dieu, il décourageait aussi le divorce et prônait la chasteté en dehors du mariage. Bahá'u'lláh enseignait qu'un mari et une femme se devaient d'améliorer mutuellement leur vie spirituelle<ref name="marriage_pamphlet" />.
Les Baha'is envisageant de se marier doivent « étudier le caractère de l'autre et passer du temps ensemble pour se connaitre avant de décider de se marier, et quand ils se marient, ils doivent le faire avec l'intention d'établir un lien éternel. »<ref>(en) Bahá'í marriage and family life : selections from the writings of the Bahá'í Faith, Bahá’í Publishing Trust, 1997, ISBN 0877432589 - lire en ligne</ref>. Bien que les parents ne doivent pas choisir de partenaires pour leurs enfants, une fois que deux individus ont décidé de se marier, ils doivent recevoir les consentement des parents qui sont vivants, même si un des partenaires n'est pas Baha'i. Le mariage interracial est très bien considéré dans les enseignements Baha'is.
La cérémonie de mariage est simple ; la seule partie obligatoire est la lecture des vœux prescrits par Bahá'u'lláh qui sont lus par les mariés en présence de deux témoins. Les vœux sont :
- « Nous demeurerons, tous et complètement, soumis à la volonté de Dieu »
[modifier] Symboles religieux
Le symbole officiel de la foi Baha'ie est une étoile à cinq branches, mais une étoile à neuf branches est plus fréquemment utilisée<ref>Shoghi Effendi, édité par Helen Hornby, Lights of Guidance: A Bahá'í Reference File, Bahá'í Publishing Trust, New Delhi, India, 1983, ISBN 8185091463, p. - lire en ligne</ref> Le symbole de la pierre et la calligraphie du plus grand nom sont aussi fréquemment rencontrées. Cette dernière consiste en deux étoiles superposées avec un Bahá’ stylisé (بهاء "splendeur" ou "gloire") dont la forme est censée rappelée les trois unités<ref>Abu'l-Qasim Faizi, Explanation of the Symbol of the Greatest Name, Bahá'í Publishing Trust, PO Box No. 19, New Delhi, India, 1968 - lire en ligne </ref>. Le plus grand nom est Yá Bahá'u'l-'Abhá (يا بهاء الأبهى « Ô Gloire du plus glorieux! »)
[modifier] Calendrier
Les bahâ'is, comme les bâbistes, considèrent le 21 mars 1844 comme le point de départ de leur calendrier annuel. Ce dernier s'articule en 19 mois de 19 jours entre lesquels s'intercalent 4 jours. L'année commence le 21 mars, après l'équinoxe de printemps. Du 2 au 21 mars, un jeûne est observé. La prière, toujours brève et en principe individuelle, peut se faire matin, midi et soir. La foi bahâ'ie proclame neuf jours sacrés (le chiffre 9 a une valeur symbolique toute particulière en référence aux 9 religions du monde connues de Baha'u'llah). Le premier jour du Ridwân ("grande solennité") est notamment consacré au repos. On le célèbre du 21 avril au 3 mai en mémoire à la période durant laquelle le fondateur, en 1863, parcourut le jardin de Ridwân, près de Bagdad, en révélant à ses disciples sa haute mission, c'est surtout la journée du 21 avril qui est importante.
[modifier] Persécutions
[modifier] Persécutions en Iran
Depuis l’avènement de la République islamique en 1979, les quelque 300 000 baha’is d’Iran, sont considérés comme des “infidèles non protégés ”, (...) des non-personnes, et n’ont ni droits, ni protection”, indique la Fédération internationale des droits de l'homme (FIDH) dans son rapport de 2003 sur les discriminations religieuses en Iranréf. nécessaire. Ils n’ont pas le droit de percevoir de retraite, d’inscrire un nom sur la tombe de leurs défunts, d’hériter, de se réunir pour pratiquer leur culte… Leurs lieux saints et leurs cimetières sont détruits. Les biens de nombreux baha’is confisquésréf. nécessaire. Des pressions sont exercées sur les employeurs pour licencier les salariés baha’isréf. nécessaire. Leur foi étant postérieure à l’islam, elle n’est à ce titre pas considérée comme une religion par le régime.
Dans les années qui ont suivi la révolution, la répression contre les baha’is a été féroce. Au début des années 1980, plus de 200 baha’is, parmi les membres les plus actifs, ont été exécutés pour avoir refusé de se convertir à l’islam. L’indignation de la communauté internationale a ralenti cette répression. Mais elle n’a jamais réussi à la stopper : la lutte contre les baha’is est désormais larvée.
Un document interne signé en 1991 de la main d’Ali Khamenei, guide suprême de la révolution islamique, détaille une série de recommandations pour régler ce que les autorités appellent “la question baha’ie” :
«
Le gouvernement traitera les baha’is de telle sorte que leur progrès et leur développement soient bloqués. (...) Il faut les expulser des universités, soit lors du processus d’admission, soit au cours de leurs études. [...] L’accès à l’emploi, s’ils s’affichent comme baha’is, doit leur être refusé. » </blockquote>réf. nécessaire
[modifier] Égypte
Les bahaïs, communauté de 10 000 personnes, ont obtenu le droit, par le tribunal de première instance d'Alexandrie, d’inscrire leur confession sur leur carte d’identité<ref>Al-Ahram du 24 mai 2006.</ref>.
Dans les pays du Golfe Persique, les sites Internet de la foi sont désormais accessibles.
[modifier] Notes
<references/>
[modifier] Articles connexes
[modifier] Liens externes
- Les bahá'ís de France
- Les bahá'ís du Canada
- Bibliothèque baha'ie
- Le monde bahá'í
- Bahá'í World News Service, service d'information de la Bahá'í International Community
- le calendrier baha'i
- la foi baha'ie en bref, référenciel chrétien et baha'i
[modifier] Livres
- Le Bab: "Le Bayan"
- Baha'U'llah: "Kitab-i-Aqdas" (le plus saint livre), "Livre de la certitude"
- Abdu'l-Baha: "Causeries d'Abdu'l-Baha à Paris", "Abdu'l-Baha à Londres", "Le secret de la Civilisation Divine", "Les leçons de Saint-Jean d'Acre", "Star of the West"
- Shoghi Effendi: "L'ordre mondial de Baha'Ullah", "Dieu passe près de nous"
- Helen Hornby: "Lights of Guidance"
- André Brugiroux : "La Terre n'est qu'un seul pays"
- John Esslemont: "Baha'Ullah et l'ère nouvelle"
- W. Hatcher et J. Martin: "La foi Baha'ie, l'émergence d'une religion mondiale"
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