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Biélorussie

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Беларусь (be)
Белоруссия (ru)
République de Biélorussie (fr)
Image:Flag of Belarus.svg Image:Belarus coa.png
(Détails) (Détails)
Devise nationale : Aucune
Image:Europe location BLR.png
Langues officielles Biélorusse, russe
Capitale Minsk
???
Plus grande ville Minsk
Président Aliaksandr Loukachenka
Premier ministre Siarhieï Sidorski
Superficie
 - Totale
 - Eau (%)
Classé 83e
207 600 km²
xx%
Population
 - Totale (2001)
 - Densité
Classé 74e
10 350 194 hab.
49 hab./km²
Indépendance
 - Date
Fin de l'URSS
25 août 1991
Gentilé Biélorusse
Monnaie Rouble biélorusse (BYR)
Fuseau horaire UTC +2
Hymne national My Bielaroussy
Domaine internet .by
Indicatif
téléphonique
+375

La République de Biélorussie (en biélorusse : Беларусь (prononcé à peu près Bièlarous, avec un l labialisé et un s palatalisé) ; en russe : Белоруссия, prononcé à peu près Bièlaroussiïa) est un pays d'Europe orientale, entourée par la Pologne, l'Ukraine, la Russie, la Lettonie et la Lituanie.

Sommaire

[modifier] « La Biélorussie » ou « le Belarus » ?

En français, le nom de ce pays a connu plusieurs variantes : appelé Russie blanche ou Ruthénie blanche dans les atlas du début du XXe siècle, puis Biélorussie pendant toute la période soviétique, le pays indépendant depuis 1991 est souvent nommé Belarus ou Bélarus dans les documents officiels. La dénomination officielle onusienne en français est République de Bélarus, adaptation française de la transcription anglo-saxonne approximative de Беларусь (Belarus).

Dans son livre sur la langue et la culture biélorusse (qu'elle appelle « biélorussienne ») Parlons biélorussien, L'Harmattan, 1997, Virginie Symaniec fait le point sur la variété des dénominations et leur origine car une grande confusion règne sur les termes employés en Europe de l'Ouest.

D'une part, il convient de distinguer la Ruthénie (Русь) de la Russie (Россия). « À ses débuts, la Rus'[transcription romane littérale, prononcée "rous" : terme traduit au Moyen Âge par Ruthenia en latin, puis Ruthénie en français] délimite un territoire compris dans un triangle formé par trois villes : Kyïv [Kiev], Chernihiv [Tchernihiv] et Pereyaslav [Pereïaslav-Khmelnytsky]. La Russie telle qu'on la conçoit à l'heure actuelle prend sa source au nord de ce triangle » (op. cit.). Parmi quelques rappels utiles sur la Ruthénie et le grand flou quant à la Russie kiévienne, l'auteur poursuit : « Rechercher les origines de la Russie actuelle à Kyïv revient tout simplement à se tromper de Russie.»

L'ajout de бела- (à prononcer bièla) à la Русь vient, selon l'auteur, de ce qu'il s'agissait de désigner par un nom approprié la partie de la Ruthénie insubordonnée aux Tatars. Il faut donc bien comprendre l'adjectif белая (bièlaïa) comme « franche » et non en tant que « blanche », traduction littérale mais donc inexacte. D'autres auteurs ont proposé d'autres étymologies.

Virginie Symaniec et plusieurs ouvrages en ukrainien indiquent que la dénomination onusienne Bélarus est la transcription littérale (mais non phonétique, ce qui donnerait en phonétique française Bièlarous) du terme biélorusse faite, notamment, par les Allemands, surtout lors de la Seconde Guerre mondiale. Pour ne pas surajouter à la confusion savamment entretenue lors de l'ère soviétique puis après l'indépendance, le seul terme consacré par l'usage en français est bien la Biélorussie.

Dans les langues slaves (en biélorusse comme en russe) et en français, la Ruthénie est un nom féminin. En toute logique, si l'on transcrit ce nom en français par Bélarus il devient automatiquement masculin, comme tous les noms de pays se terminant par une consonne ou, plus généralement, par autre chose qu'un e muet. La règle grammaticale s'oppose ainsi à la logique sémantique, puisque tous les pays slaves, (la seule exception étant la Slovaquie, en slovaque Slovensko, genre neutre), conçoivent le nom de leur pays au féminin. De plus, cette translittération transforme le у cyrillique, prononcé « ou » en u, et fait disparaître la palatalisation du b qui était représentée par un i intercalé avant la voyelle suivante. Pour toutes ces raisons, la forme Bélarus s'éloigne encore davantage du nom originel du pays.

La forme Belarus est cependant exigée dans tous les textes officiels par les autorités biélorusses elle-mêmes depuis le 19 septembre 1991<ref>Voir l'annonce sur le site de l'ONU : [1]</ref>, quelle que soit la langue, au mépris des particularités grammaticales et orthographiques de chacune d'entre elles, et des autorités compétentes pour la normalisation de chaque langue. Des cas similaires se retrouvent entre autres pour la Moldavie qu'il faudrait appeler la Moldova ou la Côte-d'Ivoire qu'il faudrait appeler Côte d'Ivoire sans trait d'union dans toutes les langues. Le russe étant une des langues officielles de la Biélorussie, on y trouve le terme Белорусь dans les documents imprimés en russe en Biélorussie et le terme Белоруссия dans la plupart des documents en russe imprimés en Russie et ailleurs. L'usage en Russie est, très nettement, de désigner oralement la Biélorussie à l'aide du vocable biélorusse, le vocable russe (ou soviétique) étant jugé artificiel et administratif par la plupart des Russesréf. nécessaire.

Dans les autres langues, le terme Belarus connaît des fortunes diverses. En anglais, il a presque entièrement remplacé l'ancien terme Byelorussia dans les usages officiels, dans le journaux, les encyclopédies, etc., peut-être parce Byelorussia avait lui-même une consonance nettement étrangère. Dans la plupart des langues où le nom du pays était traduit en Russie blanche, telle que l'allemand (Weißrussland), le finnois (Valko-Venäjä), le letton (Baltakrievija), etc., l'ancien nom se maintient. Dans les langues slaves également et, d'une façon générale, dans toutes les langues où les noms de pays ont usuellement une terminaison en -a l'ancien nom est préféré. Le nom de Belarus et ses variantes s'implante bien surtout dans les langues de peuples empruntant les termes techniques à l'anglais (japonais, tagalog, hindi...).

[modifier] Histoire

Article détaillé : Histoire de la Biélorussie.
  • Xe siècle : Premières mentions de la principauté de Polotsk.
  • 1067 : Mentions de l'existence de la ville de Minsk.
  • 1567 : Frantsisk Skarina publie la Bible en langue biélorusse.
  • 1569 : Le traité polono-lituanien de Lublin signe la disparition de la Biélorussie en tant qu’État.
  • 1772 : La Pologne est partitionnée, la partie biélorusse est intégrée à l’Empire russe.
  • 25 mars 1918 : La Biélorussie est proclamée indépendante pour la première fois.
  • 18 mars 1921 : (r)Attachement de la partie occidentale de la Biélorussie à la Pologne par le traité de Rīga.
  • 30 décembre 1922 : Création de l’Union des Républiques Socialistes Soviétiques (URSS) regroupant la Russie, l’Ukraine et le Transcaucase.
  • 22 juin 1941 : Les troupes allemandes pénètrent en Biélorussie. La Seconde guerre mondiale cause la disparition de 25 % de la population de la Biélorussie et la destruction de la ville de Minsk à 90 %.
  • 3 juillet 1944 : Libération de Minsk par l’Armée rouge.
  • 24 octobre 1945 : La Biélorussie devient membre des Nations unies, ainsi que l'Ukraine. L'URSS dispose ainsi, artificiellement, de trois voix à l'Assemblée générale. C'est une récompense concédée par les Alliés pour son effort de guerre exceptionnel. À la proposition de Staline de doter chaque République socialiste soviétique d'un siège à l'ONU, Franklin Roosevelt proposa d'en faire autant pour chacun des quarante-huit États des États-Unis d'Amérique. On en resta finalement sur ce compromis pour les seules Biélorussie et Ukraine.
  • 26 avril 1986 : La Biélorussie est touchée par la catastrophe de Tchernobyl. Le pays (qui ne possède aucune centrale nucléaire) reçoit environ 70 % des retombées radioactives de la centrale Ukrainienne voisine, avec une contamination « en tache de léopard ». Deux millions de Biélorusses dont 500 000 enfants vivent dans les zones contaminées.
  • Août 1989 : Le Pape nomme le premier évêque catholique depuis la guerre.
  • 27 juillet 1990 : L’indépendance est proclamée.
  • 25 août 1991 : La Déclaration d'indépendance est ratifiée. Stanislaw Chouchkievitch est élu chef de l’État.
  • 8 décembre 1991 : Accords de Minsk : création de la Communauté des États Indépendants regroupant la Russie et l'Ukraine. Minsk est choisie pour le siège de l'organisation.
  • 21 décembre 1991 : La Biélorussie rejoint la Communauté des États indépendants.
  • 26 janvier 1994 : Le Soviet suprême destitue M. Chouchkievitch.
  • 23 juin-10 juillet 1994 : Premières élections présidentielles : Aliaksandr Loukachenka (appelé en russe Aleksandr Loukachenko et en français Alexandre Loukachenko) est élu avec 80 % des voix.
  • 2 avril 1996 : Ratification d'un accord de partenariat privilégié avec la Russie.
  • 11 au 13 juillet 1996 : Première visite d'Aliaksandr Loukachenka en France.
  • 24 novembre 1996 : Amendement de la constitution de 1994 par référendum. Le pouvoir du président est renforcé et la durée de son mandat est allongée de deux ans.
  • 2 avril 1997 : Le traité d’Union russo-biélorusse est signé à Moscou.
  • 22 juin 1998 : La « Crise des Résidences » : les ambassadeurs occidentaux sont rappelés (Union européenne et États-Unis) suite aux pressions en vue de les expulser de la zone résidentielle de Drozdy jouxtant la Résidence du président.
  • 18 janvier 1999 : Les ambassadeurs européens retournent à Minsk à la suite d'un compromis trouvé sur la question des résidences.
  • 16 mai 1999 : L’opposition organise des élections présidentielles non-officielles à la date correspondant à la fin du mandat du président Aliaksandr Loukachenka selon les termes précédant la modification de la constitution.
  • 14 septembre 1999 : Un compromis avec les États-Unis au sujet des résidences permet à l’ambassadeur des États-Unis de reprendre ses fonctions.
  • 8 décembre 1999 : L’Union russo-biélorusse est créée par traité entre les présidents Boris Ieltsine et Aliaksandr Loukachenka.
  • 19 mars 2006 : Aliaksandr Loukachenka est réélu à la présidence avec 82,6% des voix.

[modifier] Politique

Image:Searchtool.svg Voir l’article Politique de la Biélorussie.

Le président Aliaksandr Loukachenka, issu du parti communiste soviétique (ce n'était pas un membre très important du Parti, il était directeur d'une ferme collective, pour prendre le pouvoir en 1994 il a justement joué sur cet aspect outsider, ni apparatchik, ni dissident), dirige le pays de manière autoritaire. Il a été élu en 1994 (réélu en 2001).

L'élection présidentielle du 19 mars 2006 voit la réélection de Loukachenka mais son déroulement est contesté par le Conseil de l'Europe<ref>« Dans un pays où la liberté d’expression et d’association fait l’objet d’une répression si absolue et si agressive, le vote n’est pas un exercice démocratique mais une farce ». Déclaration prononcée le 20 mars 2006 par le Secrétaire général au Conseil de l'Europe, Terry Davis.</ref> et par l'OSCE<ref>Voir (en) le communiqué de presse de l'OSCE daté du 20 mars 2006.</ref> alors que la Communauté des États indépendants qualifie le scrutin de transparent et d'ouvert<ref>Voir (en) l'article sur Xinhua</ref>. La Biélorussie est qualifiée parfois de « dernière dictature d'Europe »<ref>Le Nouvel Observateur, 21 avril 2005</ref>. Le 30 mars, l'OTAN décide de réévaluer son partenariat avec la Biélorussie<ref>NATO to Review Partnership Pact With Belarus, MosNews, 30 mars 2006</ref>. Le 16 mai, les États-Unis interdisent à Loukachenka et un certain nombre d'officiels biélorusses de visiter les États-Unis<ref>(en) U.S. Issues Travel Ban On Belarusian Officials, RFE-RL, 16 mai</ref>.

Dans le classement de la liberté de la presse selon Reporters sans frontières [2], la Biélorussie est classée 151e sur 168 pays

[modifier] Opposition politique en Biélorussie au régime Loukachenka

Pour les opposants biélorusses la seule question d'actualité est de faire barrage au régime autoritaire de Aliaksandr Loukachenka et d'établir une démocratie digne de ce nom. Ils considèrent que s'ils parviennent à cette fin, alors seulement dans un contexte démocratique et de liberté d'expression, les Biélorusses pourront en tout connaissance choisir le courant politique qui leur convient.

Des nationalistes conservateurs du Front populaire Biélorussie au Parti des communistes de Biélorussie, une improbable coalition s'est mise en place et semble fonctionner en bonne intelligence, sans compter les ONG s'opposant au régime Loukachenka.

[modifier] Aliaksandr Milinkievitch, candidat de l'opposition unifiée

En octobre 2005, le Congrès des forces démocratiques de Biélorussie a élu comme candidat à la présidentielle Aliaksandr Milinkievitch. Le Congrès de forces démocratiques de Biélorussie représente la très grande majorité des partis d'opposition. Les principaux partis sont :

  • Le Front populaire de Biélorussie
    Dirigé par Vintsouk Viatchorka. Il est parfois considéré comme le parti de l'intelligentsia. Il se situe clairement à droite. Ces conservateurs défendent l'idée d'une renaissance nationale de la Biélorussie (il faut savoir que la langue biélorusse est parlée par une minorité de la population, la langue de tous les jours dans les villes importantes est le russe). Ce parti est pro-occidental, pro-polonais et anti-russe, reprochant d'ailleurs vivement à Loukachenka sa politique de rapprochement avec la Russie.
  • Le Parti des communistes de Biélorussie, à ne pas confondre avec le Parti communiste de Biélorussie qui lui est pro-Loukachenka.
    Le Parti communiste s'est scindé sur la question de l'attitude à avoir face au régime en place. Le Parti des Communistes de Biélorussie, qui a gardé une influence certaine, appelle au rétablissement de la constitution démocratique qui a été vidée de sa substance par Loukachenka en 1997 à son profit. Le Parti des Communistes de Biélorussie est bien intégré dans l'opposition malgré les différences idéologiques évidentes qui le sépare des autres partis. C'est lui qui est chargé de la campagne électorale de Milinkiievtich. Le régime tente de bâillonner son journal "Tavarych". Ce parti a un mouvement de jeunesse assez actif.
  • Malady Front, « Front de la jeunesse »
    Proche des nationalistes, ce mouvement politique comme son nom l'indique regroupe des jeunes anti-Loukachenka. Il est assez actif. Conservateur, il milite en faveur de la renaissance nationale biélorusse. Pro-occidental et anti-russe.

[modifier] Le Mouvement associatif pro-démocratique

Bien que ses liens soient assez évidents avec les partis d'opposition, les associations n'inscrivent pas leur action dans un cadre purement politique.

  • Zoubr (« Le Bison »)
    Reprenant le nom de l'animal emblématique de Biélorussie, Zoubr est une organisation de jeunesse. Elle revendique environ 2 000 membres. Le but de cette organisation est l'établissement de la démocratie en Biélorussie, l'intégration à l'Union européenne et à l'OTAN. Créée en 2001, cette organisation revendique une certaine filiation avec les Serbes de OTPOR (étudiants serbes très actifs dans la lutte contre le régime de Slobodan Milošević) et des Ukrainiens de PORA (actifs dans la révolution orange). Au départ cette association était surtout estudiantine, beaucoup de ses membres ont par ailleurs été chassés de l'université, depuis elle s'est élargie à l'ensemble de la jeunesse.
  • Les Journées de la solidarité
    Ceci n'est pas à proprement parlé une association. A l'initiative d'Iryna Krassouskaïa, veuve d'Anatol Krassouski, un homme d'affaire proche de l'opposition disparu en 1999 et très probablement assassiné, d'Iryna Khalip, journaliste très connue pour son combat contre le régime, et de Mikita Sassim, activiste de Zpubr.

Depuis octobre 2005, tous les 16 du mois, les Journées de la solidarité appellent à des manifestations silencieuses aux chandelles pour commémorer l'enlèvement de Viktar Hantchar et d'Anatol Krassouski. Plus largement cette action a comme but d'appeler à la solidarité envers tous ceux qui luttent pour la démocratie en Biélorussie.

[modifier] Découpage administratif

Image:Searchtool.svg Voir les articles Subdivisions de Biélorussie et Liste de dirigeants : provinces de Biélorussie.

La Biélorussie est divisée en six régions voblastsi (singulier voblast) et une municipalité autonome (harady, singulier - horad) <ref>Le centre administratif des régions est précisé entre parenthèses.</ref>:

Brest (Brestskaya), Homyel'skaya (Gomel/Homyel'), Horad Minsk*, Hrodzyenskaya (Grodno/Hrodna), Mahilyowskaya (Mogilev/Mahilyow), Minskaya (Minsk), Vitsyebskaya (Vitsyebsk/Vitebsk)


Subdivisions de Biélorussie Image:Flag of Belarus.svg
Voblast ou province : Brest | Homiel | Hrodna | Moguilev | Voblast de Minsk | Minsk (ville) | Vitebsk


[modifier] Géographie

Carte de Biélorussie
Image:Searchtool.svg Voir l’article Géographie de la Biélorussie.

La Biélorussie a une superficie de 207 600 km².

Capitale : Minsk (1 800 000 habitants)

Principales villes : Gomel (500 000 hab.), Mogilev (370 000 hab.), Vitebsk (350 000 hab.), Grodno (310 000 hab.), Brest (300 000 hab.)

Frontières terrestres : 3 098 km (Russie 959 km; Ukraine 891 km; Pologne 605 km; Lituanie 502 km; Lettonie 102 km)
Littoral : 0 km
Altitudes extrêmes : + 90 m à + 346 m

[modifier] Économie

Image:Searchtool.svg Voir l’article Économie de la Biélorussie.

[modifier] Chiffres <ref> Source : Fiche-pays de la Documentation française </ref>

  • Monnaie : rouble biélorusse (taux de change : 2 700 roubles pour 1 € fin octobre 2006)
  • PIB : 22 900 millions de dollars (2004)
  • PIB par habitant (en parité de pouvoir d'achat) : 7 561 dollars (2004)
  • Taux de croissance : 9 % (2005)
  • Part du secteur privé dans le PIB (%) : 25 (2005)
  • Taux de chômage officiel (en % des actifs) : 1,9 (décembre 2004)
  • Salaire moyen mensuel : 261 (décembre 2005)
  • Taux d'inflation : 18,1 % (2004)
  • Exportations (en millions de dollars) : 15 977 (2005)
  • Importations (en millions de dollars) : 16 699 (2005)
  • Investissements étrangers (en millions de dollars) : 210 (1989-2004)
  • Dette extérieure (en millions de dollars) : 745 (décembre 2005)
  • Rang mondial selon l'indicateur de développement humain (IDH) : 67e (2005)
  • Rang mondial selon l'Indice de perception de la corruption : 107e (2005)

[modifier] Analyse<ref> Source : Poste d'expansion économique - DREE, Ambassade de France à Moscou. Paul Hunsinger/Patrick Le Gauthier </ref>


Après une hausse de 4,7 % en 2002, la Biélorussie a enregistré, en 2003, une nouvelle croissance du PIB de 6,8 %, soit une performance supérieure à la prévision initiale de + 6 % / + 6,5 %. Dans ce pays où la structure de l'économie a peu évolué par rapport à l'époque soviétique, l'industrie et l'agriculture constituent des parts relativement importantes du PIB, respectivement 47,7 % et 7,7 %, alors que les services restent, à l'inverse, relativement peu développés (44,6 %). Ces bons résultats, en termes de croissance, doivent cependant être relativisés : les données statistiques publiques biélorusses sont sujettes à discussion en raison de leur caractère optimiste ; de plus, ces performances macroéconomiques sont largement artificielles, l'économie biélorusse restant administrée de façon centralisée et bénéficiant de fournitures énergétiques russes"à prix d'amis", l'économie de la Russie étant celle qui est la plus étroitement liée à la Biélorussie pour des raisons historiques.Les bons résultats globaux sont d'ailleurs tempérés par le maintien d'une inflation élevée (25,4 %), qui demeure un point noir de l'économie biélorusse, bien qu'en diminution (34,8 % en 2002). La persistance d'une inflation élevée est en grande partie due à l'octroi par les autorités de hausses de salaires supérieures aux gains de productivité. De plus, la situation des finances publiques est également fragile (alors que le déficit était encore de 0,8 % à l'issue des 11 premiers mois, sa prévision finale a été portée à 2,3 % pour l'ensemble de l'année 2003), dû au fait de la détérioration des rentrées fiscales, alors que l'État a conservé d'importants engagements sociaux. Enfin, le secteur bancaire n'est pas en mesure de jouer efficacement son rôle d'intermédiation en raison de sa petite taille (l'actif net représente moins de 28 % du PIB), de la concentration à 60 % des dépôts des ménages au profit de la Belarusbank et de l'obligation faite par l'État aux banques commerciales de financer les entreprises déficitaires. La lenteur des réformes a permis de conserver des structures de production quasi inchangées depuis la période soviétique. Ainsi, la part du secteur privé dans l'économie demeure très faible (15 % du PIB environ) et tend même à se réduire (environ 20 % au milieu des années 90). Ces éléments, ajoutés à la persistance d'une réglementation décourageant l'activité économique, expliquent le caractère non compétitif de l'économie biélorusse et la situation financière déficitaire de plus de 40 % des entreprises.

Le fait que 80% de l'économie est encore publique pourrait expliquer l'ambition des européens et américains qui, par le biais d'une révolution, pourraient satisfaire les ambitions économiques de certaines multinationales (énergie, eau...)pour s'apprroprier des parts de marché en Biélorussie.

[modifier] Démographie

Image:Searchtool.svg Voir l’article Démographie de la Biélorussie.
  • Population :
    • 10 350 194 habitants (2005)
    • 78 % de Biélorusses, 13 % de Russes, 5 % de Polonais, 2,3 % d'Ukrainiens.
    • 0-14 ans: 16 %; 15-64 ans: 68,21 %; + 65 ans: 14,6 %
  • Espérance de vie des hommes : 63 ans (2005)
  • Espérance de vie des femmes : 75 ans (2005)
  • Taux de croissance de la population : - 0,4 % (2004)
  • Taux de natalité : 10,83 ‰ (2005)
  • Taux de mortalité : 14,15 ‰ (2005)
  • Taux de mortalité infantile : 13,37 ‰ (2005)
  • Taux de fécondité : 1,4 enfants/femme (2005)
  • Taux de migration : 2,42 ‰ (2005)

[modifier] Culture

Image:Searchtool.svg Voir l’article Culture de la Biélorussie.


Fêtes et jours fériés
Date Nom français Nom local Remarques
1er janvier Nouvel an Novy Hod
7 janvier Noël orthodoxe
14 janvier Nouvel an orthodoxe
8 mars Journée internationale de la femme
15 mars Jour de la Constitution Adoptée en 1994
variable Pâques catholique
variable Pâques orthodoxe
9 jours après Pâques orthodoxe Jour du Souvenir Radunitsa
1er mai Fête du Travail
9 mai Jour de la Victoire Victoire sur l'Allemagne durant la Seconde Guerre mondiale
3 juillet Jour de l'Indépendance
25 décembre Noël catholique

[modifier] Chiffres divers

Lignes de téléphone : 3,2 millions (en 2004)
Téléphones portables : 4,7 millions (en 2006)
Postes de radio : 3 millions (en 1997)
Postes de télévision : 2,52 millions (en 1997)
Utilisateurs d'Internet : 10 000 (en 2000)
Nombre de fournisseurs d'accès Internet : 4 (en 2000)
Routes : 63 355 km (dont 60.567 km goudronnés) (en 1998)
Voies ferrées : 5 512 km (en 2005)
Voies navigables : n.c.
Nombre d'aéroports : 101 (dont 44 avec des pistes goudronnées) (en 2005)

[modifier] Notes

<references/>

[modifier] Voir aussi

Wikimedia Commons propose des documents multimédia sur la Biélorussie.

[modifier] Bibliographie

  • Arkadiusz Tieplakoff, « La Biélorussie, une nation qui se cherche », Etvdes, juillet-août 2006 (ISSN 0014-1941)
  • Alena Lapatniova, Biélorussie. Les mises en scène du pouvoir, Éditions L'Harmattan, avril 2001 (ISBN 2747504174)

[modifier] Liens internes

[modifier] Liens externes


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