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Autorité palestinienne

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السلطة الوطنية الفلسطنبية
As-Solta Al-Wataniya Al-Filastiniya
Autorité palestinienne

Image:Flag of Palestine.svg Image:Palestine coa.gif
(Détails) (Détails)
Devise nationale : Aucune
Image:LocationPalestine.png
Langue officielle Arabe
Capitale Jérusalem (revendiquée)
31° 47. N, 35° 13 E
Plus grande ville Jérusalem
Président Mahmoud Abbas
Premier ministre Ismaël Haniyeh
Superficie
 - Totale
 - Eau (%)
Classé -e
6 225 km²
3.54% (plus utilisé par les colons)
Population
 - Totale (2006)
 - Densité
Classé 158e
3 888 2921 hab.
623,52 hab./km²
Indépendance
 - Date
D'Israël
aucune
Gentilé Palestinien
Monnaie Dinar jordanien (JOD), Nouveau shekel|code_monnaie=ILS}}
Fuseau horaire UTC +2
Hymne national Biladi
Domaine internet .ps
Indicatif
téléphonique
+970
1 la diaspora palestinienne est quant à elle estimée au minimum à 8 millions de personnes à travers le monde.

L'autorité palestinienne est le nom de l'entité gouvernementale qui représente les habitants arabes de Cisjordanie et de la bande de Gaza. Cette entité a été créée en 1993 par les Accords d'Oslo, afin de négocier avec Israël un accord final sur le conflit opposant les deux parties. Elle a un président et une assemblée élue au suffrage universel, une police et des représentants dans plusieurs pays.

Sommaire

[modifier] Politique

[modifier] Présidence de Yasser Arafat

En 1996, Yasser Arafat est élu président de l'autorité palestinienne, qu'il dirige jusqu'à sa mort, le 11 novembre 2004. Le 19 mars 2003, le président Yasser Arafat nomme Mahmoud Abbas, Premier ministre sous les pressions américaines et européennes. Ces derniers refusaient de dialoguer avec Yasser Arafat. Après la démission de Mahmoud Abbas, le président nomme Ahmed Qoreï pour lui succéder le 7 octobre 2003.

Cependant, l'envenimement du conflit israélo-palestinien a rendu le statut de l'autorité palestinienne problématique selon les points de vue :

  • son premier président, Yasser Arafat, a été accusé par des gouvernants israéliens de soutenir le terrorisme, directement, par négligence ou par son inaction malgré qu'il condamnait les attentats-suicides.
  • Le même est fréquemment accusé par la population qu'il administrait de favoriser la corruption et de ne pas savoir déléguer ou partager le pouvoir. Dans son autobiographie, Bill Clinton parle de Yasser Arafat comme de quelqu'un qui n'a pas réussi à dépasser la mentalité de « chef de guerre » pour enfin devenir le « chef d'État » dont il a les fonctions et c'est à cela qu'il attribue l'échec des négociations du sommet de Camp David II.
  • les incursions militaires de l'armée israélienne dans les territoires administrés par l'autorité prouvent que le gouvernement israélien n'accorde aucun crédit à l'autorité.

[modifier] Présidence par intérim de Raouhi Fatouh

À la mort de Yasser Arafat, Raouhi Fatouh, président du conseil législatif palestinien (le parlement palestinien), conformément à la loi fondamentale palestinienne assure la présidence par intérim pour 60 jours.

[modifier] Présidence de Mahmoud Abbas

Mahmoud Abbas est élu, le 9 janvier 2005, président de l'autorité palestinienne. L'Autorité palestinienne, sous la présidence de Mahmoud Abbas, et dans le prolongement de celle de Yasser Arafat son premier président élu en 1996, lutte pour la création d'un État palestinien, aux côtés d'Israël et distinct de celui-ci.

Le 25 mai 2006 il annonce la tenue d'un référendum en ce sens.

Report des déclarations de Mahmoud Abbas : « Mahmoud Abbas, président de l’Autorité palestinienne, a déclaré ce jeudi [25 mai] qu’il organiserait un référendum national sur la base d’un document qui appellerait à un État palestinien dans les frontières de 1967, si le Hamas ne répondait pas favorablement à sa proposition dans un délai de 10 jours. La question posée aux Palestiniens serait : acceptez-vous, ou non, le document élaboré au début du mois par des dirigeants palestiniens détenus en Israël [1] voir [1] ? Ce document appelle à un État palestinien en Cisjordanie, dans la bande de Gaza et à Jérusalem Est, territoires conquis par Israël à l’occasion de la guerre de 1967. Le document a été négocié pendant quatre semaines par d’importants prisonniers appartenant au Hamas et au Fatah dans la prison israélienne de Hadarim, où se trouve actuellement en détention le dirigeant du Fatah Marwan Barghouti. Abbas a déclaré jeudi lors d’une réunion de dirigeants palestiniens qu’il existe un consensus national sur les frontières du futur État palestinien : "Tous les Palestiniens, du Hamas jusqu’aux communistes, nous tous voulons un État palestinien dans les frontières de 1967. Voilà ce qui est à notre portée, ne parlons pas de nos rêves." Il a précisé que si 10 jours de dialogue entre le Hamas et le Fatah (dialogue qui a commencé jeudi) ne débouchaient pas sur un programme commun, il organiserait un référendum dans les 40 jours qui suivraient. Interrogé sur le soutien dont auraient besoin les Palestiniens pour créer leur État indépendant, Abbas a dit : "Les États arabes attendent que nous adoptions cette attitude de réalisme, pour pouvoir travailler en harmonie et faire avancer la cause palestinienne. Ils ne peuvent rien faire pour la cause palestinienne si les Palestiniens s’opposent à tout." [2]

[modifier] Élections du 26 janvier 2006

Le Hamas obtient 76 sièges contre 43 pour le Fatah aux élections législatives palestiniennes de 2006. Le président Mahmoud Abbas l'appelle à former un gouvernement.

[modifier] La lutte contre la corruption

Repoussé depuis décembre 2005, sur demande du président Mahmoud Abbas, en raison des élections de janvier, le procureur Ahmed Moghani a publié le 5 avril 2006 son enquête portant sur des détournements de fonds pour un montant de 700 millions de dollars disparu des coffres de l'Autorité palestinienne. Au total ces détournements portent sur une cinquantaine de cas de corruption financière et administrative dans lequel seraient directement impliqués vingt-cinq personnes. Dix mandats d'arrêt internationaux ont été délivrés contre des suspects en fuite.

Cette enquête a abouti, grâce au soutien du président Mahmoud Abbas qui s'était engagé lors de son élection à lutter contre la corruption qui représente un véritable fléau dans les territoires palestiniens — phénomène qui a contribué à la victoire du Hamas aux récentes élections législatives. Ces 700 millions sont à rapprocher des dettes de l'autorité qui s'élèvent en janvier à 1 milliard de dollars alors qu'elle se trouve dans l'incapacité de payer les salaires de ses fonctionnaires sans retard.

[modifier] Géographie

Image:Searchtool.svg Voir l’article Territoires palestiniens occupés.

[modifier] Divisions administratives

[modifier] Domaines d'autonomie

L'Autorité palestinienne a sa propre chaîne de télévision; elle émet des timbres et dispose d'une administration postale propre depuis 1994. Les territoires palestiniens occupés ont divisés en régions administratives différentes.

[modifier] Cisjordanie

La Cisjordanie a été divisée par les accords d'Oslo en trois aires : l'aire A est la région sous contrôle palestinien total. Les villes palestiniennes (à l'exception de Jérusalem-Est qui a été exclue des accords). L'aire B est la région sous contrôle palestinien civil mais sous contrôle militaire israélien. L’aire C est la région sous contrôle total israélien.

[modifier] Économie

[modifier] Finances de l’Autorité palestinienne et subventions des parrains

Les finances de l’Autorité palestinienne sont grandement dépendantes de l’assistance étrangère. Voici comment elle se répartit : Budget 2005 de l'Autorité palestinienne : Total: 1,96 milliard de dollars (1,62 milliard d’euros)

Aide étrangère : Total : 1,1 milliard de dollars (910 millions d’euros), dont un tiers pour les salaires gouvernementaux et frais de fonctionnement, le reste pour les infrastructures et projets de reconstruction.

Principaux bailleurs de fonds :

  • Union européenne : 295 millions de dollars (245 millions d’euros), principalement en aide au développement.
    • Contributions individuelles des pays de l’UE : 300 millions (250 millions d’euros), les deux principaux pays donateurs étant l’Allemagne à 56 millions de dollars (46 millions d’euros) et le Royaume-Uni à 50 millions de dollars (41 millions d’euros).
  • États-Unis : 234 millions de dollars (193 millions d’euros), principalement pour des projets de développement.
  • Pays arabes : 204 millions de dollars (168 millions d’euros)
  • Norvège : 60 millions de dollars (50 millions d’euros)
  • Japon : 30 millions (25 millions d’euros)

Revenus des impôts : 2005 : 396 millions de dollars (327 millions d’euros)

Autres revenus :- Droits de douanes et TVA collectés par Israël pour l’Autorité palestinienne chaque mois : 50 millions de dollars (45,39 millions d’euros).

Sources: Banque mondiale, ministère palestinien des Finances et gouvernements individuels

L'Union européenne a versé 280 millions d'euros de subvention directe. L’Union européenne a décidé de continuer à verser son aide financière à l’Autorité palestinienne tant que le nouveau gouvernement n’a pas prêté serment, annonce Le Soir. Elle a toutefois conditionné à terme le maintien de son aide à la reconnaissance, par le Hamas, de l’État d’Israël et à la renonciation à la violence par le mouvement islamiste.

[modifier] Fonctionnement de l'Autorité palestinienne

L'Autorité palestinienne est divisée en deux paliers. Le premier prend la forme d'un conseil législatif constitué de 132 députés. La moitié de ceux-ci sont élus dans les circonscriptions tandis que les 76 autres sont élus par suffrage universel. Cette méthode d'élection permet de représenter le peuple localement ainsi que le parti qu'il désire vraiment voir au pouvoir. Le premier ministre fait partie de ce conseil et est nommé par le président. Par convention, c'est le chef du parti au pouvoir qui est nommé.

Le président est le second niveau de gouvernement. Il est élu lors d'élections distinctes.

[modifier] Voir aussi

Pays d’Asie

Asie centrale
Image:Map Central Asia.PNG

Afghanistan  Kazakhstan  Kirghizistan  Ouzbékistan  Russie ¹  Tadjikistan  Turkménistan

Asie de l’Est
110px

Chine  Corée du Nord  Corée du Sud  Mongolie  Japon

Moyen-Orient
(Asie occidentale)
Image:Map-World-Middle-East.png

Arabie saoudite  Arménie ¹  Azerbaïdjan ¹  Bahreïn · Égypte ¹  Émirats arabes unis  Géorgie ¹  Iran  Iraq  Israël  Jordanie  Koweït  Liban  Oman  Qatar  Syrie  Turquie ¹  Yémen

Asie du Sud-Est
110px

Birmanie (Myanmar)  Brunei  Cambodge  Indonésie ¹  Laos  Malaisie  Philippines  Singapour  Thaïlande  Timor oriental ¹  Viêt Nam

Asie du Sud
Image:Map-World-South-Asia.png

Bangladesh  Bhoutan  Inde  Maldives  Népal  Pakistan  Sri Lanka

Autres entités
politiques

Autorité palestinienne  République de Chine (Taïwan)

¹ partiellement asiatique
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