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Automates Jaquet-Droz

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Image:Automates-Jaquet-Droz-p1030472.jpg Parmi les nombreux automates réalisés par la famille Jaquet-Droz, les automates Jaquet-Droz désignent trois pièces fabriquées par Pierre Jaquet-Droz, son fils Henri-Louis Jaquet-Droz et Jean-Frédéric Leschot entre 1768 et 1774 : la musicienne, le dessinateur et l'écrivain. Les trois automates sont parfaitement fonctionnels ; ils peuvent être admirés au Musée d'Art et d'Histoire de Neuchâtel en Suisse, et une démonstration de leur fonctionnement est faite le premier dimanche de chaque mois. On peut les considérer comme de lointains ancêtres des robots modernes.

Les automates furent conçus et construits dans le but d'amuser les cours royales d'Europe, et d'augmenter ainsi les recettes de l'entreprise familiale d'horlogerie de luxe (entreprise qui perdure encore aujourd'hui). Ils eurent une vie de nomades, furent vendus et perdus plusieurs fois, avant d'être achetés par la Société d'Histoire et d'Archéologie de Neuchâtel en 1906 pour 75 000 francs or, et offerts au musée.

Sommaire

[modifier] La musicienne

Image:Automates-Jaquet-Droz-p1030490.jpg La musicienne est une joueuse d'orgue qui joue réellement : la musique n'est pas enregistrée ou jouée par une boîte à musique, mais bien jouée par l'automate qui enfonce les touches d'un véritable orgue avec ses doigts (l'orgue étant bien sûr construit à sa taille et son ergonomie). Elle «respire» (sa poitrine se lève et s'abaisse), elle suit des yeux le jeux de ses mains, et elle fait des mouvements du torse comme un véritable organiste, terminant son récital par une révérence au public.

[modifier] Le dessinateur

Le dessinateur est une poupée capable d'exécuter quatre dessins : un portrait de Louis XV, un couple royal (on pense qu'il s'agirait de Louis XVI et Marie-Antoinette), un chien accompagnée de l'inscription «Mon toutou», et un Cupidon conduisant un char tiré par un papillon.

Le dessinateur fonctionne à l'aide d'un système de cames qui encodent les mouvements de la main dans les deux dimensions de la feuille; une troisième came sert à lever ou baisser le crayon. L'automate souffle de temps en temps sur son travail pour en enlever les éclats de mine de crayon (un geste que les mines modernes ont rendu inutile).


[modifier] L'écrivain

Image:Automates-Jaquet-Droz-p1030493.jpg L'écrivain est le plus complexe des trois automates. Il utilise un système semblable à celui du dessinateur pour tracer les caractères de l'alphabet, et peut écrire à l'aide d'un jeu de 40 caractères. Le texte est encodé sur une roue dont la longueur des dents détermine le choix du caractère à tracer. Le texte est rarement changé pour ménager le mécanisme; l'un des derniers changements en date a été fait en l'honneur de François Mitterrand qui était venu visiter la ville. L'écrivain utilise une plume d'oie qu'il trempe de temps en temps dans un encrier, en la secouant d'un coup sec pour éviter qu'un trop-plein d'encre ne laisse des pâtés. Ses yeux suivent le texte au fur et à mesure qu'il l'écrit, et sa tête tourne lorsqu'il cherche de l'encre.


[modifier] Liens

Wikimedia Commons propose des documents multimédia sur Automates Jaquet-Droz.
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