Attitude (psychologie)
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En psychologie sociale, l'attitude est une disposition interne durable qui sous-tend les réponses favorables ou défavorables de l'individu à un objet ou à une classe d'objets du mode social.
Il y a dans toute attitude un aspect évaluatif qui est central.
Selon Rosenbeg (1960), toute attitude comporte trois composantes :
Cognitive: opinion du sujet sur l'objet d'attitude, associations d'idées que cet objet provoque, rapport que le sujet perçoit entre l'objet et ses valeurs personnelles.
Affective: affects, sentiments, états d'humeurs que l'objet suscite.
Conative: consiste en une disposition à agir de façon favorable ou défavorable vis-à-vis de l'objet.
Cependant, il existe autant de définitions de la notion d'attitude que d'auteurs si intéressants tel que Gordon Allport qui la définit comme étant « un état mental et neuropsychologique de préparation de l'action, organisé à la suite de l'expérience et qui concerne une influence dynamique sur le comportement de l'individu vis-à-vis de tous les objets et de toutes les situations qui s'y rapportent » ou encore celle de Jean-Léon Beauvois et Robert-Vincent Joulé qui la définissent comme étant « une évaluation globale qu'un individu porte sur un objet. Cette évaluation synthétise un ensemble de savoir, d'opinions et de croyances. »
[modifier] Theories utilisant les Attitudes
[modifier] Theorie de l'action raisonnee
La theorie de l'action raisonnee (Fishbein et Ajzen, 1975) considere que la somme ponderee des attitudes envers un comportement mene a une intention comportementale qui mene au comportement lui-meme
[modifier] Limites de la theorie des attitudes
Les differents modeles existants en matière d'attitudes connaissent des limites assez importantes, qui expliquent pourquoi, en moyenne, les études empiriques rapportent des taux d'explication du comportement par l'attitude qui atteignent en moyenne 50%.
En particulier, les différents modèles de Fishbein et Ajzen font tous l'hypothese que le sujet a la capacité ou les connaissances pour éxécuter le comportement envers lequel ils expriment leurs croyances (par exemple, on peut avoir une attitude très favorable au pilotage d'un avion et, pour autant en être incapable). Bagozzi (2002) a realise un modele (La theorie de l'essai) qui prend a contrepieds l'approche de Fishbein et Ajzen sous cet angle.
De plus, une autre critique majeure de ces modèles est leur déterminisme foncier: les impulsions ne jouent aucun role dans ces modeles. Or, si les impulsions ne peuvent jouer aucun role, on en peut donc pas savoir ce qui declenche le comportement, ni a quel moment il est declenche, s'il s'agit d'un comportement ponctuel (Par exemple, quelqu'un peut raffoler des fraises, mais cela ne signifie pas qu'elle n'arretera jamais d'en manger au cours d'une journee donnee...)nl:Attitude

