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Art contemporain

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L'Art Contemporain débute en 1886 avec l'inauguration de la statue de la Liberté. Il succède ainsi à l'art moderne. Cet période a encore cours aujourd'hui.

Sommaire

[modifier] Introduction

L'apparition de la photographie a exercé une influence sur de nombreux artistes du vingtième siècle tel que Degas. Picasso, Matisse, Miró et bien d'autres ainsi que des grands critiques comme Pierre Restany sont les principaux artistes contemporains. La beauté n'est plus désormais l'apanage de l'antique.

[modifier] La notion d'« avant-garde »

La notion d'avant-garde est revendiquée par les artistes dans leur priorité à la recherche et à l'inovation, en continuité directe des Expositions universelles dès 1851 et de manière quasi-simultané. Cette affirmation du nouveau va de pair avec une rupture totale d'avec les conventions : les catégories conventionnelles sont ébranlées (huile sur toile pour la peinture, marbre ou bronze pour la sculpture,...) et ammènent les artistes du XXe siècle à en créer de nouvelles telles que les collages, les assemblages, les ready-made, etc. Ce sont les "Avant-gardes" (terme issu du vocabulaire militaire et qui désigne une troupe dégagée et envoyée en éclaireur).

L'Avant-garde n'est pas le fait d'un artiste isolé, mais plutôt d'un groupe qui s'unit pour défendre sa production, la lutte étant un passage obligé pour la diffusion de leur vision nouvelle du monde. Il n'y a donc pas une Avant-garde mais plusieurs, constituées de groupes d'artistes plus ou moins organisés.

En 1936, Alfred Barr propose au Museum of Modern Art de New-York une exposition dans laquelle il met en place une table généalogique de l'Art moderne. Elle traite de l'héritage de l'impressionnisme et son classement ne se fait désormais plus par école nationale mais selon l'observation d'un mouvement international durant une période de cinq années de façon successive. La table met clairement en évidence la multiplicité des groupes, de leur substitution constante ainsi que du mouvement perpétuel.

[modifier] Des Beaux-Arts aux arts plastiques

L'art contemporain a pour fondement les expérimentations de l'art moderne, et revendique régulièrement la brèche ouverte par Marcel Duchamp, qui avait libéré la pratique de l'art des contraintes classiques de représentation. La pensée post-moderniste a formulé la plupart des problématiques inhérentes à l'art contemporain, affranchi des courants idéologiques (communisme et capitalisme), sans toutefois empêcher des artistes engagés de critiquer les abus politiques ou idéologiques.

En France, la création des facultés d'arts plastiques constitue une base de contestation de l'enseignement académique des Beaux-Arts ; des matières autrefois étrangères au champ de l'enseignement de l'art, sociologie, ethnologie, esthétique et autres, orientent la recherche artistique au diapason de ses évolutions récentes.

À la recherche formelle du Beau succèdent des voies de recherche esthétiques nouvelles, dont les plus radicales, art conceptuel, minimalisme, performance, art corporel, modifient durablement la signification et la perception de l'art, qui s'oriente parfois dans des voies a première vue hermétiques aux non-initiés.

Certains courants, tels les Nouveaux Réalistes, la Figuration Libre et la Trans-avant-garde, ainsi que certains francs-tireurs, ne quittent toutefois pas les médiums classiques, tout en modifiant radicalement leurs démarches créatives. L'éclatement des types de médium (la peinture est souvent délaissée au profit d'installations, de performances ou autres) et du contenu des œuvres modifie en profondeur les réseaux de médiation d'art ; à de nouvelles galeries s'ajoutent des contextes d'exposition nouveaux et l'apparition de nouveaux médiums de diffusion.

[modifier] L'art contemporain à l'ère de la globalisation

À partir des années 1980, les arts à forte composante "technologique" font leur apparition, avec l'art vidéo, l'art informatique puis, par la suite, l'art numérique, le bio-art… La liste est non-exhaustive et suit de très près les avancées de la recherche industrielle.

Dans les années 1990, l'art contemporain occidental a accordé son "label" à de nombreux artistes issus des pays dits "en voie de développement", à peu près absents autrefois. Les paradigmes de la globalisation et la perte des repères spatio-temporels classiques ont valorisé les modes d'approche personnels, ou les composantes biographiques, sociologiques, voire religieuses, sont valorisées au sein des démarches de travail.

La communication liée à l'internet joue un rôle de plus en plus important dans la réception et la médiation de l'art contemporain, en amont des expositions elles-mêmes, qui intègrent de plus en plus les structures de médiation étatiques. Les changements survenus au sein des pays les plus développés (notamment la part grandissante du tertiaire) ont suscité un besoin de plus en plus généralisé d'art, ce qui ne rend pas la tâche des artistes, crise oblige, plus facile pour autant. L'art contemporain, s'il reste souvent obscur ou provocant aux yeux du grand public, est aujourd'hui bien plus accepté et répandu qu'auparavant ; un déferlement de travaux de qualités inégales le rend déroutant et requiert le plus souvent un investissement personnel de la part du public. (voir art et esthétique)

Cotées sur l'internet, les œuvres d'art contemporain sont aussi une manne financière potentielle, qui n'excluent pas les effets de mode au détriment des travaux réellement originaux.

[modifier] Entre médium et médiation

Suite aux médiums classiques (peinture a l'huile, sanguine, bronze, marbre…), l'art contemporain a été particulièrement friand de médiums nouveaux, voire de non-médiums. Notamment, la vocation éphémère ou "en cours" de nombre d'œuvres questionnent la notion même de médium, qui devient souvent un simple vecteur de médiation plutôt qu'un support stable. Cela rejoint la mutation des supports d'information entamée dans les années 1980, qui se désincarnent progressivement au profit d'une logique de "relation" :

Rajoutons que certains médiums, comme la photographie qui devient "plasticienne" (joel-Peter Witkin), le cinéma, qui devient "expérimental" (série des Cremaster de Matthew Barney), ont acquis le statut d'art à part entière, et constituent aujourd'hui des catégories autonomes. La notion d'art multimedia, largement remise en cause aujourd'hui, interroge le statut d'œuvres issues d'installations, de performances souvent mêlées, tels qu'ils sont apparus dans les années 1950.

[modifier] Limites de l'art et babélisation

La pulsion provocative de l'art, si elle est loin d'être morte, n'est plus un sine qua non de la création. Dans les années 1970, suite à mai 68 et aux révoltes étudiantes dans le monde, la vertu provocatrice de l'art a été remise au goût du jour, du moins aux yeux du grand public. Le body art et la performance ont notamment mis à mal les limites extrêmes des valeurs tolérées par les sociétés occidentales. Les crucifixions d'animaux de Hermann Nitsch, le boudin de Michel Journiac fait a partir de son propre sang, les mises en scènes masochistes de Gina Pane, apparaissent toujours comme des provocations gratuites et blessantes.

La provocation en art est rarement gratuite, elle met à nu les complexes psychiques en œuvre au sein d'une société ou d'un groupe d'individu donné. Hans Haacke, quand il a été invité à représenter l'Allemagne au pavillon allemand de la Biennale de Venise, a cassé les dalles du pavillon pour rappeler l'origine de la fondation du pavillon, sous les nazis. Les exemples abondent en ce sens et invitent le public à essayer de connaître le contenu des œuvres, a priori opaque dans bien des cas. Le "bon goût" n'existe pas en art contemporain, parce que l'artiste a cessé d'être un simple exécutant d'œuvres commanditées par un mécène, qui définissait son statut avant la Renaissance.

[modifier] Des visions critiques de l'Art contemporain

Les deux extraits ci-dessous résument l'essentiel des critiques formulées à l'égard de l'art dit "contemporain": la vision pamphlétaire de Jean Monneret qui y voit essentiellement un art d'État soutenu par des fonctionnaires irresponsables qui dilapident l'argent du contribuable et l'analyse de Philippe Lejeune qui va jusqu'au bout de la dialectique des tenants de l'art dit contemporain en démontrant leur négation de l'idée de Beauté:

Dans le catalogue raisonné du Salon des Indépendants de 1999, le président du Salon, Jean Monneret, lance un violent pamphlet contre la définition convenue de l'Art contemporain, après avoir longuement critiqué les fonctionnaires qui régissent l'enseignement des arts plastiques et le choix des œuvres achetées par l'État et les collectivités locales (page 51):

« L'art contemporain? Tous les artistes vivants font partie de l'art contemporain. Ce sont les artistes qui font l'art. Tous les artistes. Librement!
Or, l'État veut faire croire au public qu'il n'y a qu'un art digne d'intérêt, l'art dit "contemporain", c'est-à-dire l'art d'État. Comme si l'installation, la performance ou l'art inculte - pour peu que la légende qui l'accompagne relève de la logorrhée - soient, à eux seuls, la suite historique, linéaire, indiscutable de la tradition artistique. Il est vrai qu'en art dit "contemporain", moins il y a à voir, plus il y a à dire! Dans une exposition d'art contemporain, une gaine d'aération, le matériel de secours ou le carrelage des sanitaires se confondent souvent avec les œuvres présentées. La question alors est, où est l'œuvre ? Tant l'harmonie est parfaite entre le contenant et le contenu.
En réalité, l'art d'État emprunte une voie unique qui écarte arbitrairement l'art des meilleurs artistes des salons historiques. La démocratie exigerait que l'État, soucieux de l'argent du contribuable, rendît compte de la réalité contemporaine dans toute sa diversité, sans exclusion… »

Dans le rapport moral de Taylor, revue de la fondation du baron Taylor, de juillet 2006, page 6 et 7, le vice-président, le peintre et journaliste Philippe Lejeune, distingue la notion de Beaux-Arts de celle d'Art contemporain .

" ...Nous autres, pratiquons un art nommé "la peinture", cette activité était autrefois considérée comme faisant partie des Beaux Arts(...). Soucieux de modernité, désireux surtout de se débarasser d'un impératif aussi lourd à porter que la beauté, la querelle des Anciens et des Modernes que nous vivons consiste tout simplement à supprimer la référence à la beauté. Ne pouvant plus altérer davantage les valeurs traditionnelles de l'art après les expérience de la moitié du siècle dernier, ils se sont avisés, toujours avec la même étiquette apparente, de fournir une marchandise totalement différente. Ils ont eu l'honnêteté, reconnaissons-le, de changer de nom. Les salons contemporains ne sont plus des salons de peinture, ce sont des salons d'art contemporain(...). L'art contemporain expose dans des lieux où on exposait "la peinture", ce qui entretient naturellement une confusion. Mais plutôt que de définir une nouvelle forme d'art, on lui applique les règles d'une autre discipline, comme un joueur, lassé du bridge, adapte les règles de la belote… l'art contemporain refuse toutes règles, excepté celle de l'exclusion. Vous savez qu'un slogan fameux était d'interdire tout interdit. L'art contemporain ne vit que d'ukase. N'importe quoi sauf la représentation(...). " L'art contemporain se dit conceptuel, c'est-à-dire que, partant d'un concept, on arrive à procurer une sensation. Les Beaux-Arts se donnent un tout autre but, ont un programme bien différent. Partant de l'éprouvé, ils le confrontent à la mémoire collective pour arriver précisément à une idée, c'est-à-dire à un élément que l'on peut comparer(...)"

[modifier] Mouvements artistiques en art contemporain

[modifier] Avant 1914

[modifier] L'entre-deux-guerres

[modifier] L'après-guerre

[modifier] Années 1960

[modifier] Années 1970

[modifier] Années 1980

[modifier] Années 1990-2000


[modifier] Années 2000-2010


[modifier] Chiffres sur l'Art contemporain

[modifier] Prix moyen

[modifier] Part des pays dans le marché mondial

Chiffres à partir des ventes du 1er octobre 2004 au 30 septembre 2005 : États-Unis 58%, Royaume-Uni 27%, France 3%, Italie 2%, Allemagne 2%, autres 8%.

  • Évolution de la part de la France : 35% en 1990, 9% en 1995, 5% en 2003, 3% en 2004. Cette baisse de la part de la France dans le marché mondial s'explique en grande partie par le fait que de nombreuses personnes fortunées ont quitté le pays durant cette période pour des cieux fiscaux plus cléments, en particulier vers l'Angleterre.
  • Évolution de la part du Royaume-Uni : 4% en 1990, 27% en 2004.

[modifier] Grandes foires

[modifier] Grands acheteurs

[modifier] Musées d'art contemporain

[modifier] États-Unis

[modifier] France

Voir l'article Liste des musées d'art contemporain en France.

[modifier] Lieux spécifiques en plein air

  • Le Parc de l'Europe, Musée International de la Sculpture en Plein Air, Vilnius, Lituanie [1], [2]
  • Le Vent des Forêts, Sentier d'Art en paysage, Lahaymeix, France [3]

[modifier] Allemagne

[modifier] Voir aussi

[modifier] Liens internes

[modifier] Bibliographie

[modifier] Liens externes

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