Francais | English | Espanõl

Armée grecque

Un article de Wikivisual, l'encyclopédie libre.

L’armée grecque est relativement nombreuse et bien équipée par rapport à l'importance de cette nation : ses effectifs en 2006 sont de 80 000 militaires professionnels, 98 000 conscrits et 291 000 réservistes.

Les forces armées grecques bénéficient depuis toujours d’une forte attention politique accordées aux questions de sécurité et d’un programme de modernisation de large amplitude qualitative et quantitative entamée dans les années 1990 ainsi que d’une focalisation émergente sur les opérations de protection nucléaire, radiologique, bactériologique et chimique et psychologiques.

Mais cette armée est encore lourde et, à certains égards, à considérer comme relevant des schémas de la guerre froide. Il y a une disproportion entre le nombre d’hommes et l’équipement le plus moderne à cause de la conservation d’armements largement dépassés dans l’armée de terre et elle a un déficit important en terme de pensée stratégique.

Sommaire

[modifier] Historique

L’empire ottoman à conquit la Grèce au XIVe siècle, et son occupation parfois très dure, marque profondément le pays. La difficile Guerre d'indépendance grecque qui commença en 1821 lui rendra son indépendance en 1837.

Le pays au sein de la Ligue balkanique participa aux guerres balkaniques de 1912-1913.

En 1917, il rentra dans le camp des Alliés durant la Première Guerre mondiale.

Lors de la Guerre gréco-turque de 1920-1921, la Gréce perd de façon désastreuse.

L'influence de l'armée sur la vie politique du pays devient de plus en plus forte à partir des années 1930.

A partir du 28 octobre 1940, l’Italie fasciste tente d’envahir la Grèce à partir de l’Albanie mais l’armée italienne est repoussée jusqu’a ses bases de départ ; cela contraint l’Allemagne nazie d’intervenir le 6 avril 1941 à partir de la Bulgarie. Malgré l’aide de l’armée britannique, le pays est entièrement occupé le 28 avril.

En 1944, le pays est libéré mais plonge dans la guerre civile grecque qui se termine en 1949 par la victoire de l’armée gouvernementale aidée par le Royaume-Uni et les États-Unis sur les partisans communistes.

En 1952, la Grèce rentre dans l’OTAN, en même temps que la Turquie.

En avril 1967, un Coup d'État militaire instaure le «régime des Colonels  ».

En juillet 1974, suite à une tentative de la Grèce de renverser par un coup d’état le gouvernement de Chypre, la Turquie envahit celle-ci, ce qui conduit à des affrontements militaires avec les forces grecques envoyées d’urgence sur l’île pour contrer cette invasion. On est alors très proche d’une guerre ouverte entre ces 2 alliés des États-Unis qui parviennent à éviter l’escalade. Les militaires grecs se retirent alors de la vie politique après cette crise.

[modifier] Stratégie

Membre de l’OTAN et l’Union européenne, la stratégie des forces armées grecques repose sur trois éléments : la suffisance défensive qui vise l’introduction de nouvelles technologies comme alternative à la course aux armements avec la Turquie, la riposte graduée selon laquelle chaque situation de crise doit être traitée de façon appropriée, prompte, sélective et effective et la zone de défense combinée entre la Grèce et Chypre, face à la Turquie.

À la différence des autres pays européens, la fin de la guerre froide n’a pas réduit le danger de conflit pour la Grèce. Depuis la seconde moitié des années 1960, la menace turque s’est progressivement substituée à toute autre menace. Ainsi, alors que le Pacte de Varsovie disparaissait, l’ennemi de l’Est est toujours présent dans la pensée des Grecs.

Ces deux pays se sont trouvés à sept reprises dans une situation de crise grave ou au bord du conflit armé depuis la Seconde Guerre mondiale (1955, 1963-1964, 1967, 1974, 1976, 1987,1996), depuis le pogrom contre les habitants grecs d’Istanbul en septembre 1955 jusqu’à la crise des îlots Imia (ou Kardak en turc) en 1996.

Les problèmes bilatéraux non résolus concernent principalement la démilitarisation des îles grecques de la mer Égée proche de la Turquie, la question du plateau continental de la mer Égée, la question des eaux territoriales et de l’espace aérien et enfin le contrôle opérationnel de la mer Égée dans le cadre des exercices militaires de l’OTAN.

La diplomatie grecque tente depuis le début du XXIe siècle de résoudre ces problèmes en aidant la Turquie à intégrer l’Union européenne pour diminuer la tension bilatérale.

[modifier] Budget

Le financement de sa défense est conséquent avec des dépenses militaires équivalent entre 4 et 5 % de son produit national brut (4,12 % en 2003 soit le taux de le plus élevé de toute l’Union européenne suite à la ‘’menace’’ turc.

La course aux armements que se livre la Grèce et la Turquie implique pour Athènes l’obligation de suivre le rythme des dépenses militaires d’Ankara, mais les changements diplomatiques et les réalités budgétaires conduisent à une politique systématique et graduelle de désescalade, avec comme objectif de les stabiliser en dessous de 3 % du PNB.

[modifier] Statistiques sur les dépenses militaires

  • 1988 : 1 355 millions d’Euros; 5,1 % du PNB
  • 1992 : 2 452 millions d’Euros; 4,3 % du PNB
  • 1995 : 3 438 millions d’Euros; 4,3 % du PNB
  • 2000 : 5 921 millions d’Euros; 4,9 % du PNB
  • 2003 : 6 309 millions d’Euros; 4,1 % du PNB

[modifier] Bureau général de la défense grecque

L'état major des forces grecques est le Bureau général de la défense grecque — Γενικό Επιτελείο Εθνικής Άμυνας.

[modifier] Armée de terre - Ελληνικός Στρατός

Les forces terrestres sont relativement mobile et on une bonne aptitude aux opérations blindées/mécanisées. Les forces spéciales sont de bonnes qualité.

L’armée de terre manque d’aéromobilité et de projections des forces à longue distance du fait d’une focalisation sur la menace turque. La prolifération de types disparates de matériels entraînent une lourdeur logistique.

[modifier] Organisation

a compléter

[modifier] Principaux matériels en service

Char d'assaut :

Véhicules de combat d’infanterie :

Transport de troupes :

Véhicules de reconnaissance :

Artillerie automotrice :

Artillerie tractée :

Lance-roquettes multiples :

Artillerie antiaérienne, missile sol-air :

Mortiers et missile antichar :

  • 107 mm : 620
  • 81 mm : 2 800
  • Lanceurs de missile MILAN : 290
  • Lanceurs de missiles TOW :336
  • Lanceurs AT-4 Spigot : 262

Hélicoptères :

[modifier] Force aérienne - Πολεμική Αεροπορία

La force aérienne est équipée de matériels ayant de très hautes performances, incluant des missiles de croisière, elle à un haut degré d’interopérabilité avec l’OTAN.

Elle manque d’aptitude à opérer depuis des bases dispersées, rendant les forces vulnérables à une éventuelle attaque. Elle n’a pas de moyens de ravitaillement aérien.

[modifier] Organisation

a compléter

[modifier] Principaux matériels en service

Avion de chasse

  • F-16C/D Block 52+ : 60 (commandés)
  • F-16 C/D Block 50D : 40
  • F-16 C/D Block 30 : 32
  • Mirage 2000-5 : 25
  • Mirage 2000CG/BG : 25
  • F-4E Peace Icarus : 25
  • F-4E Phantom II : 25
  • A-7E/TA-7 C Corsair II : 41
  • A-7H/TA-7H Corsair II : 45

Détection avancée :

  • ERJ-145 Erieye : 4 (commandés)
  • Centres radar principaux  : 6

Reconnaissance :

Patrouille maritime :

Transport :

Défense aérienne :

Hélicoptères :

Avion d’entraînement  :

  • T-6 Texan II : 45
  • T-2C/E Buckeye : 35

[modifier] Marine - Ελληνικό Πολεμικό Ναυτικό

Image:HS Spetsai in Trieste.jpg La marine grecque est moderne, bien équipée, et s’appuie sur une forte expérience navale mais à un manque, relatif, de capacité de frappe terrestre.

[modifier] Organisation

Elle compte 19 000 personnes dont 1 300 dans une brigade d'infanterie de marine et dispose de 3 grande bases navales :


[modifier] Principaux matériels en service

Frégates :

Sous-marins :

Patrouilleurs et corvettes :

Bâtiment de débarquement :

  • LST classe Chios (Jason) : 5
  • LCAC Kerkyra (Zubr) : 4

Guerres des mines :

  • chasseurs et dragueurs de mines : 12
  • mouilleur de mine : 1

Hélicoptères :

[modifier] Voir aussi

[modifier] Liens externes


Organisation du traité de l'Atlantique Nord (OTAN) Image:Flag of NATO.svg
Allemagne | Belgique | Bulgarie | Canada | République tchèque | Danemark | Espagne | Estonie | France | Grèce | Hongrie | Islande | Italie | Lettonie | Lituanie | Luxembourg | Norvège | Pays-Bas | Pologne | Portugal | Roumanie | Slovaquie | Slovénie | Turquie | Royaume-Uni | États-Unis
Portail de l'histoire militaire – Accédez aux articles de Wikipédia concernant l'histoire militaire.
bg:Армия на Гърция

el:Ελληνικές Ένοπλες Δυνάμεις en:Military of Greece ru:Армия Греции

Outils personnels