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Arbitre (sport)

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En matière de sports, l'arbitre est une personne neutre qui doit veiller au bon déroulement des épreuves et au respect des règlements et autres lois du jeu. L'arbitrage sportif existait déjà sous l'Antiquité, mais a eu tendance à disparaître du Moyen Âge au XVIIIe siècle. Le Jeu de paume médiéval n'avait ainsi pas de corps arbitral, les joueurs devant s'incliner devant les décisions du... public. Chaque sport connaît une histoire différente sur la gestion de l'arbitrage comme le montre aujourd'hui la très grande variété existant dans ce domaine :

  • arbitrage vidéo ou pas ;
  • un seul arbitre ou plusieurs ;
  • arbitre seul maître à bord ou franchement isolé en cas de tempête ;
  • etc.

Sommaire

[modifier] L'arbitrage du sport antique

Grecs et Romains avaient recours à des arbitres. Ces derniers étaient déjà omnipotents. Il existe toutefois des recours, comme le suggère le serment des Jeux Olympiques antiques qui précise dans son article 13 : "Tout concurrent mécontent d'une décision peut en appeler au Sénat contre les arbitres : ceux-ci seront punis ou leur décision annulée si elle est jugée erronée."

Les Romains étaient également très pointilleux sur les questions d'équité sportive. On n'hésitait pas à faire recourir une course, notamment à l'hippodrome, quitte à rajouter des jours supplémentaires de compétition à la fin du programme des Ludi si le besoin s'en faisait sentir. Les cas de ce type sont assez nombreux.

[modifier] Football

Lors de la genèse du jeu, on comptait sur le fair-play des joueurs pour la bonne tenue des parties. L'arbitrage était alors le fait des deux capitaines. Les pères du jeu considéraient en effet qu'une faute ne pouvait être intentionnelle... Ce vœu pieux de fair-play et d'autogestion était utopique, nombre de parties dégénéraient en effet dès cette époque reculée. Aussi, dès 1847 à Eton, peut-être avant, deux « umpires » surveillent les buts, qui n'ont pas encore de filets. À Winchester, en 1847 également, on précise même que l'un des umpires doit posséder une montre et appeler la mi-temps et la fin du match. Harrow va plus loin (en 1847 encore) en rendant les décisions arbitrales définitives, dépossédant ainsi les capitaines de leurs anciens pouvoirs dans ce domaine. En 1849 à Cheltenham, on décide que les capitaines désigneraient toujours les umpires, ces derniers devant s'entendre pour nommer un referee. Les umpires, un dans chaque camp, restent sur le terrain, tandis que le referee est installé en tribune. Si les umpires ne peuvent tomber d'accord sur une décision, c'est le referee qui tranche.

Le referee passe des tribunes au centre du terrain au début des années 1890, repoussant les deux umpires sur les lignes de touche. Cette évolution faisait suite aux nombreux problèmes que posait le double arbitrage. De plus, les équipes de l'époque, contrairement à une idée répandue, n'étaient pas du tout « fair-play », et il fallait sévir. On inventa ainsi toute une batterie de sanctions tel le penalty (1891), et l'arbitre unique et « omnipotent », c'est-à-dire responsable d'un match de A à Z. En août 1891, le trio arbitral tel que nous le connaissons aujourd'hui était formé.

23 juin 1998. À l'occasion d'un match de la Coupe du Monde opposant le Brésil et la Norvège, une tempête médiatique se lève contre l'arbitre de la rencontre qui a accordé un penalty aux Norvégiens à la 86e minute. 17 caméras de télévision ne montrent en effet aucun contact entre les deux joueurs... Et le débat sur l'arbitrage vidéo est relancé. L'arbitre américain est trainé dans la boue pendant 48 heures tandis que la FIFA se fait traiter de tous les noms car elle refuse toute évolution concernant l'arbitrage video. Deux jours après le match, une télévision suédoise rend public les images prises par l'une de ses caméras privées... et elles montrent clairement que le joueur brésilien attrape par le maillot le joueur norvégien : il y avait bien penalty ! Les 17 caméras ne l'avaient pas vu, mais l'arbitre si. C'est presque un cas d'école qui a d'autant plus de retentissement qu'il se déroule à l'occasion de la Coupe du Monde. Depuis lors, FIFA, UEFA et Board sont clairement défavorables à cette solution technologique, même si ce thème reste un sujet redondant dans les différentes instances du football (Par exemple, en mars 2005, Frédéric Thiriez, le président la Ligue professionnelle française).

Ce sujet sur la vidéo est emblématique du dynamisme qui anime le débat sur les règles de ce sport. On dénombre ainsi de nombreuses évolutions, plus ou moins heureuses : règle du hors-jeu, but en or lors de la prolongation, visionnage vidéo après la rencontre pour établir une sanction, communication radio entre arbitres assistants et arbitre central, etc.

Le 9 juillet 2006, lors de la finale de la Coupe du monde 2006, Zinedine Zidane assène un violent coup de tête à l'italien Marco Materazzi. L'arbitre ne l'ayant pas vu, et en constatant la situation, il décide de consulter le quatrième arbitre qui, lui, dispose d'un petit écran vidéo. Ayant pu voir la scène, l'arbitre sort le carton rouge pour expulser Zidane. C'est la première fois au monde que l'arbitrage vidéo est utilisé dans le football (bien que la FIFA démente que le quatrième arbitre ait effectivement eu recours à la video).

[modifier] Lien externe

[modifier] Voir aussi


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