Amitié
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L'amitié est une inclination réciproque entre deux personnes n'appartenant pas à la même famille. Par extension, on parle aussi d'amitié entre deux pays, deux associations ou, d'une manière plus générale, entre deux groupes constitués. C'est, selon le code moral du judo, le plus pur des sentiments humains.
Sommaire |
[modifier] Approche philosophique
Aristote distingue trois sortes d'amitié :
- l'amitié en vue du plaisir ;
- l'amitié en vue de l'intérêt ;
- l'amitié des hommes de bien, semblables par la vertu.
Pour Aristote, la seule véritable amitié est l'amitié vertueuse. Cette dernière est recherchée par tout homme, même si tout homme ne la rencontre pas nécessairement. Elle peut avoir lieu entre deux individus d'« égale vertu » selon le philosophe et se distingue de l'amour en cela que l'amour crée une dépendance entre les individus. Toujours selon Aristote, l'ami vertueux (« véritable ») est le seul qui permet à un homme de progresser car l'ami vertueux est en réalité le miroir dans lequel il est possible de se voir tel que l'on est. Cette situation idéale permet alors aux amis de voir leur vertu progresser, leur donnant ainsi accès au bonheur, notion évoquée dans le dernier livre de l'Éthique à Nicomaque et qui est, pour Aristote, la plus importante.
Aristote pose ainsi l'amitié (véritable) comme pré requis indispensable pour accéder au bonheur.
Une relation d'amitié peut prendre différentes formes, passant souvent par l'entraide. Elle permet aussi de s'échanger des conseils ou de partager des loisirs.
Une relation d'amitié se forme souvent lors de la découverte de points communs avec l'individu. Généralement, plus les centres d'intérêt commun sont nombreux, plus l'amitié a de chances de devenir forte.
- “[...] L’amour fait communiquer et unit ce qui sinon ne se rencontrerait jamais; la communication fait aimer ce qui sinon ne se rencontrerait jamais”
Edgar Morin, 1977, p. 256.
[modifier] Approche ethnolinguistique
- Bien que le terme concerne initialement des individus (au moins deux), il est parfois utilisé dans un but politique à propos d'États ou de peuples (exemple : « l'amitié franco-allemande »), pouvant en ce cas signifier une affinité ou une complémentarité entre les peuples.
- Cette considération initiale prend toute sa dimension culturelle au plan ethnologique : les langues orientales soulignent de manière particulière, en effet, la relation entre deux personnes (voir duel)
- Le grammairien suggère d'ailleurs que la proximité affective du « nous deux » est trompeuse : ainsi, l'amitié, la sympathie, ne se limiterait pas au couple d'individus dans l'amour ou l'amitié, mais pourrait concerner le fonctionnement humain de ces cultures.
- C'est du moins ce que suggère la considération élargie des langues orientales : on ne peut évoquer le duel sans en souligner l'importance fondamentale en Extrême-Orient, des points de vues culturel, industriel et religieux (voir Yin-Yang).
- Mais la tendance schizophrénique à cloisonner l'intellectuel et l'affectif, caractéristique d'une approche étriquée de la culture française que 1968 a commencé à ouvrir sur l'Orient, demeure un sévère handicap, en France, pour comprendre l'Orient en général et le Japon en particulier.
[modifier] Approche socioéconomique
- Parler d’économie à la page Amitié peut sembler incongru :
- D’un point de vue purement scientifique, faisant abstraction de réalités culturelles contraires et ci-avant précisées, on peut dire que « l’amitié (entre tout ou partie de la population) consiste à développer ce que nous avons en commun (pour tout ou partie de la population) ».
- Modélisation – Pour illustrer ce schéma scientifique, la théorie des ensembles offre une ressource adaptée permettant de mettre en lumière la partie commune à deux points de vues de manière circonstanciée par rapport à l’évolution groupale (voir "Méthode 2rh"[1])
- Valorisation – A partir de la modélisation scientifique proposée, l’ambition d’établir un lien formel vers la démarche économique et culturelle suppose d’intégrer les aspects systémique du fonctionnement culturel.
[modifier] Approche socioculturelle
- Le fonctionnement socioéconomique ci-avant défini peut semble « idéal ».
- En Asie, cet idéal est conditionné par le respect d’une condition sine qua non : un minimum de courtoisie et de délicatesse mutuelles dans les interactions sociales.
- En France, ce minimum est souvent transgressé dans les relations humaines autour de l’entreprise (négociation) et au cœur de l’entreprise : non seulement le besoin de communiquer entre classes socioprofessionnelles est négligé, mais trop souvent, les élites incitent à la haine entre classes). Le moins que l'on puisse dire est que la question sociale, au coeur de l'histoire du syndicalisme, n'est pas encore résolue.
[modifier] Approche politique
- Avec la venue des femmes, plus naturellement ouvertes que les hommes au respect d’un minimum de douceur, c’est tout un fonctionnement socioéconomique que l’on est en passe de retrouver – à condition de ne pas brader la féminité.
- De nombreuses femmes illustrent déjà avec brio que le respect de valeurs féminines n’exclut pas l’intelligence (euphémisme) de relations humaines plus respectueuses.
[modifier] Conclusion ouverte
Pour rendre compte de l'importance de l'amitié dans la culture de l'Extrême-Orient, Japon en tête, sans occulter les limites de la perception de l’Occident sur ce sujet, notamment en France il faut aborder la notion de « Amae ». Pour le moins, il faut y souligner les limites de la « signalétique culturelle » relative à l’enseignement de la culture du Japon.
[modifier] Voir aussi
- Etienne de la Boétie et Michel de Montaigne (et son fameux « Parce que c'était lui, parce que c'était moi »)
[modifier] Bibliographie
ALBERONI Francesco, L'Amitié. Paris, Pocket, 1995
[modifier] Synthèse
La haine est à la guerre ce que l’amitié est à la paix : le plus sûr moyen de progresser vers ce à quoi l’on croit.
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