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Amazone (fleuve)

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Amazone
Image:Carte amazone.png
Bassin de l'Amazone
Longueur 6 570 km
Débit moyen 175 000 m³.s-1
mesurés à
Surface du bassin 6 150 000 km²
Régime
Se jette dans l'océan
Atlantique
Bassin collecteur
Pays Pérou-Brésil
Cours d'eau - hydrologie

L'Amazone (en espagnol Río Amazonas, en portugais Rio Amazonas) en Amérique du Sud est l'un des deux plus longs fleuves sur Terre, l'autre étant le Nil, en Afrique. Il prend sa source dans les Andes et se jette dans l'océan Atlantique. L'Amazone a de loin le plus gros débit de tous, transportant plus d'eau que le Mississippi, le Nil et le fleuve Chang Jiang réunis. Il possède également le plus grand bassin hydrographique de tous les systèmes fluviaux.

La quantité d'eau douce rejetée dans l'océan Atlantique est énorme : 209 000 m³/s pendant la saison des pluies(mai-juin). En réalité, l'Amazone est responsable de 18% du volume total d'eau douce déversée dans les océans du monde. Le volume d'eau douce et boueuse déversée est d’ailleurs tel que la salinité et la couleur sont modifiées à encore 300 km des côtes.

Le fleuve est navigable pour les vapeurs jusqu'à Iquitos, à 3700 km de la mer, et pour les plus petits vaisseaux, sur encore 780 km jusqu'à Achual. Au-delà, les petits bateaux utilisent fréquemment le Pongo de Manseriche.

L'Amazone draine une surface de 6 915 000 km², quelque 40 % de l'Amérique du Sud. Il récolte son eau depuis les latitudes 5° nord jusqu’à 20° sud. Ses sources les plus reculées ont été trouvées dans le plateau andin, tout près de l'océan Pacifique ; l'eau, après une course de 7025 km à travers le Pérou et le Brésil, se jette dans l'océan Atlantique au niveau de l'équateur.

Sommaire

[modifier] Source et hautes terres

La source originelle de l’Amazone n'a été fermement établie que récemment. C’est un ruisseau situé sur un sommet de 5507 m d’altitude, le Nevado Mismi dans les Andes péruviennes, approximativement à 160 km à l'ouest du lac Titicaca et à plus ou moins 650 km au sud-est de Lima. Cette montagne fut suggérée pour la première fois comme la véritable source en 1971 mais ne fut pas confirmée avant 2001. Le ruisseau depuis le Nevado Mismi s’écoule jusqu’au fleuve Apurímac. L’Apurímac est un affluent de l' Ucayali, qui se joint au Marañón qui prend le nom de Solimões en entrant au Brésil. Il prend le nom d'Amazone à la hauteur de Manaus, après avoir été rejoint par le Rio Negro. La longueur totale du fleuve de sa source à son embouchure est de 6 570 Km, ce qui en fait le deuxième plus long des fleuves après le Nil (6690 km), mais est le premier par son débit.

En aval du point de confluence entre l’Amazone et le Huallaga, le fleuve quitte la zone des Andes et pénètre dans les plaines inondées. À partir de ce point jusqu’au Ucayali, sur environ 2400 km, les rives forestières sont à peine hors d’eau et sont longtemps inondées avant que le fleuve n’atteigne son niveau maximal. Les rives peu élevées sont interrompues par seulement quelques collines, puis le fleuve pénètre l’énorme forêt amazonienne.

[modifier] La forêt amazonienne

La forêt amazonienne débute à l’est des Andes. C’est la plus grande forêt du monde et elle est donc d’une grande importance écologique, étant capable d’absorber de gigantesques quantités de dioxyde de carbone. La conservation de la forêt amazonienne est un des plus grands problèmes écologiques de ces dernières années.

La forêt tropicale est issue du climat extrêmement humide du bassin amazonien. L’Amazone, et ses milliers d’affluents, s’écoulent lentement à travers le paysage, la pente est tellement faible que c’est en réalité la poussée de l’eau en amont qui pousse le flux vers la mer. La ville de Manaus à 1000 km de l’Atlantique est située seulement à 44 m au-dessus du niveau de la mer.

La biodiversité de la forêt amazonienne est extraordinaire : la région abrite au moins 2,5 millions d’espèces d’insectes, dizaines de milliers de plantes, et quelque 2000 oiseaux et mammifères. Un cinquième de toutes les espèces d’oiseaux peuvent être trouvées dans la forêt amazonienne.

La diversité de la flore dans le bassin amazonien est la plus forte du monde. Certains experts estiment qu’un kilomètre carré peut contenir jusqu’à 90 000 tonnes de matière végétale vivante.

[modifier] Crue (débordement)

Image:Amazon-river-NASA.jpg Les pluies saisonnières entraînent des crues, inondant de vastes zones bordant l’Amazone et ses affluents. La profondeur moyenne du fleuve pendant le gros de la saison des pluies est de 40 m et la largeur moyenne peut être de 40 km. Le niveau de l’eau commence à s’élever en novembre, puis le volume grossit jusqu’en juin, avant de chuter jusqu’à la fin octobre. La crue de son affluent le Rio Negro n’est pas synchronisée ; la saison des pluies ne débute pas dans sa vallée avant février ou mars, en juin son niveau est au plus fort et commence à chuter avec l’Amazone. Le Madeira a, quant à lui, exactement deux mois d’avance sur l’Amazone dans sa crue et sa décrue.

Pendant la saison des pluies, l’Amazone inonde d’un bout à l’autre de son cours sur une surface de plusieurs centaines de kilomètres carrés, couvrant ainsi les plaines inondées. Le niveau du fleuve est, à certains endroits, 12 à 15 m plus haut que pendant la saison sèche. Pendant la crue, le niveau à Iquitos est de 6 m ; à Teffe de 15 m ; près de Obidos, 11 m ; et à Para, 4 m, au-dessus du niveau le plus bas pendant la saison sèche.

[modifier] Vers la mer

La largeur de l’Amazone est, à certains endroits, de 6 à 10 km d’une rive à l’autre. À certains endroits sur de longues distances, le fleuve se divise en deux cours principaux avec, entre eux, et sur leurs rives de nombreux bras, qui sont connectés entre eux par un compliqué réseau de canaux naturels, et qui découpent les basses plaines de l’igapo (jamais plus de 5 m au-dessus du niveau du fleuve) en d’innombrables îles.

À la passe d’Obidos (600 km avant la mer), l’Amazone se resserre, s’écoulant uniquement dans un seul lit d’un peu plus d’un kilomètre de large et de plus de 60 m de profondeur, par lequel l’eau se précipite vers la mer à une vitesse de 6 à 8 km/h.

Confluent de l'Amazone et du Rio Negro à Manaus

À partir du village de Canaria (au niveau du grand coude du fleuve) jusqu’au Negro 1000 km en aval, il y a seulement de très basses plaines, ressemblant à celles de l’embouchure de l’Amazone. Les vastes surfaces de plaines de cette région sont submergées par les eaux montantes, seules les hautes branches des sombres forêts apparaissent encore à la surface. Près du confluent du Rio Negro, presque au niveau du fleuve Madeira, les rives de l’Amazone sont basses mais en s’approchant de Manaus, elles s’élèvent et forment des collines ondulantes. À Obidos, les collines forment, 17 m au-dessus du fleuve, une falaise. L’Amazone inférieur semble avoir été un golfe de l’océan Atlantique, dont les eaux ont baigné les falaises près d’Obidos.

L’eau drainée en aval d’Obidos ne représente que seulement 10 % environ de l’eau totale débitée par l’Amazone ; une très petite part de ces 10 % provient du versant septentrional de la vallée. La zone de drainage du bassin amazonien au-dessus d’Obidos est d’environ 5 millions de km², et, en dessous, d’un million de km² soit 20 % (bassin du Tocantins non compris).

Dans les plus petites sections droites du fleuve, la rive nord consiste en une série d’abruptes collines à sommet plat, elles s’étendent depuis le fleuve Xingu jusqu’au mont Alegre. Ces collines alignées et abruptement découpées, contrastent avec le fleuve.

Le mont Alegre atteint une altitude de plusieurs dizaines de mètres. Sur la rive sud, au-dessus du fleuve Xingu, un alignement quasi ininterrompu de basses falaises s’étend jusqu’à Santarem en formant de légères courbes avant de tourner vers le sud ouest et de se fondre avec les falaises qui forment les terrasses de la vallée du fleuve Tapajos.

[modifier] Embouchure du fleuve

Image:Amazon-river-delta-NASA.jpg

La largeur de l’embouchure du fleuve est habituellement mesurée de Cabo do Norte jusqu’à Punto Patijoca, ce qui fait une distance de 330 km ; mais ceci inclut l’embouchure du fleuve Para (60 km) qui doit être déduite, car ce cours d’eau appartient au Tocantins. Cela inclut également la façade atlantique de Marajó, une île mesurant à peu près la taille du Danemark et qui se trouve dans l’embouchure de l’Amazone.

[modifier] Vague déferlante

Longeant les côtes, un peu au nord de Cabo do Norte, et sur 160 km le long de la marge de la Guyane, il existe une ceinture d’îles quasi submergées ainsi que des bas-fonds et des bancs de sable. Ici un phénomène de marée appelé mascaret (vague déferlante), ou Pororoca, se produit, là où la profondeur n’excède pas 7 mètres. La vague déferlante débute par un simple rouleau, grossissant constamment, et progressant à une vitesse de plus de 60 km/h, et une hauteur de 1,5 à 4 mètres. Le mascaret est la raison pour laquelle l’Amazone ne possède pas de véritable delta ; l’océan emporte rapidement le vaste volume de vase drainée par l’Amazone, cela rend impossible la formation d’un delta.

[modifier] Faune de l’Amazone

Un piranha.

Les eaux de l’Amazone abritent une faune riche et variée. Avec l’Orinoco, le fleuve est l’un des principaux habitats du Boto, également connu sous le nom de dauphin de l’Amazone. C’est la plus grande espèce de dauphin d’eau douce, pouvant atteindre 2,6 m.

Également présent en grand nombre, les célèbres piranhas, poissons carnivores qui se regroupent en de larges bancs et qui peuvent s’attaquer au bétail et même à l’homme. Bien que beaucoup d’experts pensent que leur réputation de férocité soit injustifiée, un banc de piranhas est apparemment responsable de la mort de 300 personnes qui chavirèrent près d’Obidos en 1981.

L’anaconda géant vit également dans les eaux troubles du bassin amazonien. C’est l’une des plus grandes espèces de serpent, l’anaconda passe le plus clair de son temps dans l’eau, avec seulement ses narines dépassant à la surface. Quelques attaques de pécheurs par des anacondas ont été rapportées.

Le fleuve abrite également des milliers d’espèces de poissons, d’amphibiens, de crabes et de tortues.

[modifier] L’exploration européenne

Pendant l’année 1500, Vicente Yañez Pinzon, aux commandes d’une expédition espagnole, devint le premier Européen à explorer le fleuve, parcourant seulement son embouchure qu’il découvrit en remarquant de l’eau douce en mer.

Ce fut donc depuis sa source que l’Amazone fut réellement explorée. La première descente complète de l’Amazone par les européens depuis les Andes jusqu’à la mer a été faite par Francisco de Orellana en 1541, cette descente eut lieu par hasard car Orellana fut seulement envoyé en reconnaissance pour rechercher des vivres, entraîné par le courant il ne put revenir en arrière et continua jusqu’à l’Atlantique. Le nom amazone provient d’une bataille qui eut lieu contre la tribu des Tapuyas durant laquelle les femmes de la tribu se battirent aux côtés des hommes, comme c’était la coutume parmi les Tapuyas. Orellana dériva le nom amazone des anciennes Amazones d’Asie et d’Afrique qui furent décrites par Hérodote et Diodore.

La première remontée complète du fleuve par les Européens fut faite en 1638 par Pedro Texeira, un portugais, qui fit la route inverse d’Orellana et atteignit Quito en passant par le Rio Napo. Il y retourna en 1639 avec les deux pères jésuites Acuna et Artieda, qui furent délégués par la vice-royauté du Pérou pour accompagner Texeira.

[modifier] Le nom

Avant la conquête de l’Amérique du Sud, le Río de las Amazonas n’avait pas de nom général, à la place les différentes tribus indigènes avaient des noms qui désignaient chacune des sections qu’ils occupaient, tels Paranaguaza, Guyerma, Solimões et d’autres.

Vicente Yañez Pinzon qui fut le premier explorateur du fleuve l’appela le fleuve Río Santa Maria de la Mar Dulce, du fait de l’absence de salinité en mer au niveau de l’embouchure. Ce fut rapidement abrégé en Mar Dulce, puis enfin pour quelques années, après 1502, il fut connu sous le nom Río Grande.

Les compagnons de Pinzon appelèrent le fleuve El Río Marañón. Le mot Marañón a, pour certains, des origines indigènes. Cette idée fut développée pour la première fois dans une lettre de Peter Martyr adressée à Lope Hurtado de Mendoza en 1513. Cependant, ce mot peut aussi dériver de l’espagnol « maraña » — qui signifie un enchevêtrement, une pagaïe — il représenterait ainsi les difficultés rencontrées par les premiers explorateurs lors de la navigation non seulement de l’embouchure du fleuve mais aussi des multiples canaux, et des rives découpées qui forment l’actuel état brésilien de Maranhão.

[modifier] Exploitation

Durant les 350 années qui suivirent la première exploration européenne de l’Amazone par Pinzon, la portion portugaise de son bassin resta presque entièrement à l’état sauvage, seulement occupée par des tribus indigènes qui, à cause de la quête difficile de nourriture, étaient divisées en de multiples fragments. Les difficultés rencontrées pour la chasse et la collecte de nourriture, étaient telles que la densité de population de ces régions était probablement inférieure à 1 habitant pour 10 km² de territoire.

Quelques comptoirs ont été établis par le Portugal sur les rives de l’Amazone et de ses affluents, dans le but de commercer avec les amérindiens et de les évangéliser. En 1850, la population totale dans le bassin brésilien de l’Amazone était d’environ 350 000 habitants, dont les deux tiers étaient des européens ou des esclaves, on comptait alors 25 000 esclaves.

La principale ville commerciale, Para, possédait entre 10 000 et 12 000 habitants, esclaves compris. La ville de Manáos, maintenant Manaus, située à l’embouchure du Rio Negro, en comptait entre 1000 et 1500. Les autres villages, jusqu’à Tabatinga / Leticia sur la frontière entre le Brésil, la Colombie et le Pérou, étaient relativement modestes.

Le 6 septembre 1850, l’empereur, Pierre II du Brésil, autorisa la navigation des vapeurs sur l’Amazone, et délégua à Barao Maua (Irineu Evangilista de Sousa) la tâche de mettre cela en œuvre. Il fonda la « Compania de Navigacao e Commercio do Amazonas » à Rio de Janeiro en 1852 ; dans les années qui suivirent il débuta les opérations avec trois petits vapeurs, le « Monarch », le « Marajo » et le « Rio Negro ».

Au départ, la navigation se limitait au fleuve principal. En 1857, le gouvernement obligea la compagnie à effectuer un service mensuel entre Para et Manáos avec des vapeurs d’une capacité de 200 tonnes, une seconde ligne, effectuant six liaisons par an entre Manáos et Tabatinga, et une troisième reliant deux fois par mois Para et Cameta. Ce fut un premier pas vers l’ouverture du vaste espace intérieur.

Le succès rencontré par cette entreprise attira l’attention sur les opportunités d’exploitation économique de l’Amazone, bientôt une seconde compagnie fut créée et entreprit son commerce sur le Madeira, le fleuve Purus, et le Negro ; une troisième établit une liaison entre Para et Manáos ; et enfin une quatrième trouva bénéfique de faire naviguer les plus petits vapeurs. Durant cette même période, la Compagnie de l’Amazone agrandit sa flotte, et de petits promoteurs privés se lancèrent avec leur petit navire à vapeur sur l’Amazone et ses affluents

Le 31 juillet 1867, le gouvernement brésilien, sous pression constante du pouvoir maritime et des pays encerclant le bassin amazonien supérieur, décréta l’ouverture de l’Amazone à tous les pavillons, tout en la limitant par des points définis : Tabatinga sur l’Amazone, Cameta sur le Tocantins, Santarem sur le Tapajos, Borba sur le Madeira, et Manáos sur le Rio Negro. Le décret prit effet le 7 septembre 1867.

Image:Manaus-Amazon-NASA.jpg

Manáos (Manaus), Para et Iquitos sont maintenant des villes commerciales prospères. Les premiers échanges commerciaux entre l’étranger et Manáos débutèrent en 1874. Le commerce local fut ensuite mené par le successeur britannique de la Compagnie de l’Amazone : « the Amazon Steam Navigation Compagny » (la Compagnie de Navigation à Vapeur de l’Amazone) ainsi que par les multiples petites compagnies de vapeurs engagées dans le commerce du caoutchouc. Les principales exportations de la vallée étaient le caoutchouc, le cacao, les noix brésiliennes et quelques autres produits d’importance mineure.

[modifier] Inquiétudes du XXe siècle

Quatre siècles après la découverte de l’Amazone, le total des surfaces cultivées dans le bassin amazonien était probablement inférieur à 65 km², incluant les surfaces grossièrement cultivées des montagnes entourant les cours supérieurs de l’Amazone. Cette situation a dramatiquement changé durant le XXe siècle.

La déforestation galopante est sans doute à l'origine de la grave sécheresse de 2005 qui a entraîné une baisse spectaculaire du niveau de l'Amazone, d'une amplitude jamais vue auparavant<ref>http://www.latinreporters.com/boliviesoc19092005.html</ref>. Pour l'année 2005, 928 km² de forêt amazonienne ont été détruits dans le sud de l'État de l'Amazone<ref>« Brésil: la déforestation dans l'Amazone s'est aggravée de 928 km2 en 2005 » dans Le Monde du 16/07/2006, [lire en ligne]</ref> selon les données du SIPAM (Système de protection de l'Amazone du Brésil), l'aire touchée par la déforestation atteint les 12 445 km² rien que dans cette région. Le défrichement concerne même des zones pourtant protégées par les autorités.

[modifier] Principaux affluents

Wikimedia Commons propose des documents multimédia sur l'Amazone.

Le fleuve Amazone possède plus de 1000 affluents. Quelques-uns des plus notables sont :

  


Image:Searchtool.svg Voir l’article bassin amazonien.

[modifier] Voir aussi

[modifier] Liens internes

Wikimedia Commons propose des documents multimédia sur le fleuve Amazone.

[modifier] Notes

<references/>am:አማዞን ወንዝ an:Río Amazonas ar:أمازون be:Амазонка (рака) bg:Амазонка (река) bn:আমাজন নদী bs:Amazon ca:Riu Amazones cs:Amazonka da:Amazonfloden de:Amazonas en:Amazon River eo:Amazono (rivero) es:Río Amazonas et:Amazonas eu:Amazonas fi:Amazon (joki) gl:Río Amazonas he:אמזונאס (נהר) hr:Amazona hu:Amazonas id:Sungai Amazon io:Amazon is:Amasónfljót it:Rio delle Amazzoni ja:アマゾン川 ka:ამაზონი ko:아마존 강 la:Amazonius lb:Amazonas lmo:Riu dii Amazzun lt:Amazonė (upė) lv:Amazone (upe) ml:ആമസോണ്‍ നദി nl:Amazone (rivier) nn:Amazonaselva no:Amazonaselva pl:Amazonka (rzeka) pt:Rio Amazonas rm:Amazonas ro:Amazon (fluviu) ru:Амазонка (река) scn:Ciumi di l'Amazzoni sh:Amazona simple:Amazon River sk:Amazon sl:Amazonka sr:Амазон sv:Amazonfloden ta:அமேசான் ஆறு th:แม่น้ำแอมะซอน tr:Amazon Nehri vi:Sông Amazon zh:亚马孙河

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