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Al-Andalus

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Le Pays d'al-Andalûs, c'est ainsi que très tôt les musulmans ont désigné la partie de la péninsule ibérique soumise à la domination musulmane. On estime généralement que ce nom est en rapport avec les Vandales, passés d'Espagne en Afrique du Nord au Ve siècle, même si certains linguistes préfèrent parler d'étymologie obscure. La conquête du pays par les musulmans fut aussi rapide qu'imprévue.

Image:Alhambra Grenade mlkfj.jpg
Voûte de mocárabes,
palais nasrides de l'Alhambra
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Datations :

    • 711-755 : conquête musulmane dépassant la péninsule
    • 756-1492 : (fondation de l'émirat de Cordoue - Capitulation de Grenade)

Sommaire

[modifier] La conquête de l'Espagne

Image:Searchtool.svg Voir l’article Conquête musulmane de l'Hispanie.
Conquête proprement dite : (711-732)

L'Afrique du Nord à peine conquise, le gouverneur Mûsâ eut l'idée de détourner vers l'extérieur les guerriers berbères en qui il n'avait pas une grande confiance. En 711 il envoie, sous le commandement du général Târiq ibn Ziyad, 7000 berbères franchir le détroit de Gibraltar - qui tire son nom de Târiq lui-même ("jabal tariq" en arabe ce qui signifie montagne de Tariq) - et conquérir l'Espagne, alors en proie aux divisions. L'écrasement imprévu du roi wisigoth Rodrigue à la bataille de Guadalete (juillet) amène Mûsâ, malgré les réticences du calife, à passer lui-même en Espagne. Il fait la jonction avec Tarîq et entre avec lui à Tolède.

La faiblesse du parti wisigothique mené par le prétendant Akhila, qui avait d'ailleurs appelé Mûsâ à l'aide contre Rodrigue, donne l'idée aux musulmans d'une occupation durable, facilitée par des accords avec les chefs locaux. En 713, Mûsâ a déjà dépassé Saragosse. Mais en 714 Târiq et lui sont appelés à Damas pour enquête. C'est le nouvel émir al-Hurr qui poursuit la conquête, détruisant Tarragone et occupant Barcelone (716-719). Ses successeurs iront même au-delà des Pyrénées, vers la Septimanie wisigothique, d'où ils lanceront des expéditions vers le Nord.

L'arrêt de la conquête musulmane en Occident s'explique certes par la contre-attaque des Francs, mais surtout par l'insurrection berbère au Maghreb, appuyée sur le kharidjisme (740). Les Berbères d'Espagne se soulèvent eux aussi, formant plusieurs colonnes qui menacent Cordoue et Tolède. Face à ce péril, les Arabes, peu nombreux, n'étaient même pas unis : une opposition traditionnelle existait entre Kaisites (bédouins nomades de l'Arabie du nord et du centre) et Kalbites (cultivateurs sédentaires originaires du Yémen). La révolte berbère fut malgré tout matée par le kaisite Baldj, avec quelques milliers de Syriens qui avaient été évacués de Ceuta assiégée, et qui restèrent finalement en Espagne.

La période qui suit est assez confuse, mais les famines successives apaisent les conflits. Les gouverneurs, bien que peu puissants et souvent remplacés, sont de plus en plus indépendants du Califat. Le renversement des Omeyyades par les Abbassides a pour conséquence l'émancipation de l'Espagne : Abd al-Rahmân, petit-fils du dernier calife omeyyade, se réfugie en Afrique du Nord, parmi les tribus berbères dont sa mère est issue. Son affranchi Badr lui ayant obtenu le ralliement des Syriens et d'une partie des Kalbites d'Espagne, il passe dans ce pays et s'empare de Cordoue en 756, où il se contente de se proclamer émir.

L'émirat doit lutter aussi bien contre les Berbères que contre divers chefs arabes. Deux d'entre eux, les gouverneurs de Barcelone (Sulayman ben Yaqzan ibn al-Arabi) et de Saragosse, provoquent même l'intervention de Charlemagne (778). Cependant, après la mort d'Abd al-Rahmân (788), ses descendants réussissent à consolider sa dynastie dans l'émirat cordouan. Juste avant sa mort, Abd al-Rahmân avait mené à bien la construction de la Grande mosquée de Cordoue (785-788).

Image:Iberia-Mapa00-fr.png

[modifier] Les premiers temps d'al-Andalus

Avertissement concernant la dénomination d'al-Andalus


Le sujet concerne l'Espagne médiévale hors contexte chrétien, de 711 à 1492. Le nom même d'Espagne n'existait pas alors, puisqu'il provient de la formation territoriale de l'Espagne; il est plus simple de désigner l'espace géographique, la péninsule ibérique, ou de parler d'Espagnes au pluriel.

C'est la raison pour laquelle les dénominations d'Espagne « mauresque », « musulmane » ou arabo-berbère » induisent en erreur.
Voir l'article détaillé Usage des noms composés dans ce contexte.

La terre d'al-Andalus illustre des premiers temps de l'Islam, en ce sens qu'elle admit dans son aire qu'y évoluent des personnes d'autres confessions, incluant les religions juives et chrétiennes, et ce au moins jusque la chute du Califat de Cordoue.

Concernant les noms propres dans les biographies, il faut préciser que des personnes se faisaient connaître sous un nom wisigothique et un nom en langue arabe selon leur passage d'une frontière à l'autre.


Cordoue, et toutes les terres de la péninsule ibérique conquises par les mauresques, est un émirat omeyyade placé sous l'obédience du Califat de Damas.

[modifier] Le califat de Cordoue

Image:Searchtool.svg Voir l’article Califat de Cordoue.

Lui fait suite une période de troubles graves aux allures de guerre civile, et de durée prolongée.

[modifier] Les taïfas

Image:Searchtool.svg Voir l’article époque des taifas.

Ce sont de petits roitelets ayant essaimé sur chaque noyau urbain accessible à l'issue de l'implosion du califat omeyyade. Ils règnent sur ces petits royaumes morcelés et concurrents les uns des autres, et sont à la merci de renversements d'alliances. L'époque est trouble et aventuresque, cette fois ce sont les rois chrétiens enhardis qui obtiennent que certaines Taïfas leur livrent un tribut après avoir connu la défaite.

[modifier] Les Almohades

Image:Searchtool.svg Voir les articles Conquête almoravide et Conquête des Almohades.

Surgis des déserts du Maghreb, les Almohades mènent une conquête subite et générale sur Al-Andalus.

[modifier] Le royaume de Grenade

Image:Searchtool.svg Voir l’article Royaume de Grenade.

[modifier] Les apports de al-Andalus

Image:Searchtool.svg Voir l’article Civilisation islamique en al-Andalus.

Ce pays, vite oublié après l'année cruciale (1492) par les vainqueurs au dogme ne souffrant de pas plus de complexes que leurs prédécesseurs, apporta un développement technologique et économique important à la l'occident.

Al-Andalus a ainsi permis le développement en Europe des méthodes de cultures : irrigation, culture de l'orange, pêchers, abricotiers...

Al-Andalus, pendant près de huit siècles, fut percue comme puissance allogène à l'Europe par l'Occident chrétien alors en pleine mutation et qui tira tout le parti de ce voisin jusqu'à l'absorber. C'est l'âge d'or sans précédent de l'Islam sur tous les plans civilisationnels et que l'occident aquiert sans complexes.

À tel point que le futur Pape Sylvestre II vient aussi étudier la science des sages arabes compulsée à Barcelone.

En revanche les Maures ignorent totalement la science occidentale, pourtant disponible en Espagne. Ils ignorent les techniques de constructions de chariots et restent sur un mode de transport archaïque à dos de bête, évitant ainsi d'entretenir une infrastructure routière.

De la même façon, l'architecture occidentale qui s'élèvera au Moyen-âge, passant par les styles romans et gothiques n'aura pas d'influence sur l'architecture arabe qui restera sur un modèle de bâtiment aux formes ramassées.

C'est en al-Andalus pour la première fois en Europe, que les Juifs sont contraints de résider dans des quartiers séparés appelés juiveries (juderías en castillan), et de porter soit un zunnar (ceinture), une coiffe, une étole ou un signe de couleur jaune. Ceci bien avant que la chrétienté n'adopte à son tour la rouelle en 1215 au concile de Latran. - Les chrétiens se voient également appliquer ce type de mesures discriminatoires, qu'ironiquement, ils appliqueront en retour aux musulmans de zones reconquises.

[modifier] Voir aussi

La catégorie al-Andalus contient d'autres articles annexes.

[modifier] Liens internes

[modifier] Liens externes

[modifier] Refonte en cours de la série des articles sur al-Andalus

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