Mère Teresa
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Image:President Reagan presents Mother Teresa with the Medal of Freedom 1985.jpg
Mère Teresa, de son vrai nom Agnes Gonxha Bojaxhiu, (26 août 1910 à Skopje, République de Macédoine - 5 septembre 1997 à Calcutta, Inde) est une religieuse catholique. Elle est surtout connue pour ses actions caritatives envers les personnes démunies à Calcutta. Perçue comme un modèle de bonté et d'altruisme, son nom était régulièrement évoqué dans les journaux occidentaux pendant la deuxième moitié du XXe siècle.
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[modifier] Biographie
Biographie officielle sur le site du Vatican
- Premières années
Elle nait à Skopje, 3ème et dernier enfant d'une famille albanaise. Elle perd son père en 1919. En septembre 1928, elle rejoint le couvent de l'ordre missionnaire des sœurs de Notre-Dame-de-Lorette en Irlande, où elle est admise comme postulante. Elle y recoit le nom de soeur Mary-Teresa, se plaçant sous le patronage de Thérèse de Lisieux. Elle est envoyée en Inde qu'elle atteint en janvier 1929.
Après deux années de noviciat à Darjeeling (ville), maison de formation des novices de sa communauté, Agnès prononce des vœux temporaires, c'est à partir de cette date qu'elle se fait appeler Soeur Teresa. De 1931 à 1937, elle enseigne la géographie à l'école Sainte-Marie des sœurs de Notre-Dame-de-Lorette à Calcutta. Elle prononce ses vœux définitifs en Inde le 24 mai 1937 et devient directrice des études à l'école Sainte-Marie en 1944.
- Missionnaire de la Charité
Le 10 septembre 1946 est le jour où tout a changé dans sa vie : au cours d'un voyage en train de Calcutta à Darjeeling qu'elle rejoignait pour la retraite annuelle de sa communauté , elle reçoit « l'appel dans l'appel », selon ses mots. Elle reçoit alors la permission de quitter alors l'ordre des sœurs de Notre-Dame-de-Lorette pour se consacrer aux pauvres des bidonvilles. Malgré l'opposition de l'archevêque de Calcutta, Mgr Ferdinand Periers, le pape Pie XII donne son autorisation, deux ans plus tard, en avril 1948. Cette même année, Soeur Teresa devient citoyenne indienne. C'est le 17 août 1948 qu'elle quitte définitivement son couvent de Calcutta et fonde l'ordre des Missionnaires de la Charité, établi officiellement en congrégation dans le diocèse de Calcutta le 7 octobre 1950. Elle porte désormais le nom de Mère Teresa.
Les Missionnaires de la Charité, outre les trois vœux de pauvreté, de chasteté et d’obéissance, prononçent un quatrième vœu : celui de se vouer au service des plus pauvres d’entre les pauvres, de ceux qui ne peuvent les dédommager de leur peine, dont on n’attend rien en retour. Mère Teresa limite volontairement le travail des sœurs à une catégorie de personnes, les plus méprisées, les plus défigurées. C'est dans une volonté d'identification à Jésus abandonné par les siens, celui qui « s’est anéanti lui-même, en prenant la condition d’esclave » (Ph 2, 7). Mère Teresa développe dans les années 1950 et 1960 l'œuvre des Missionnaires de la charité à Calcutta et dans le reste de l'Inde. Elle partage alors le quotidien des enfants abandonnés, des sans-abri, des lépreux et des mourants vivant à Calcutta. Durant ces années, elle ouvre des mouroirs, des dispensaires et des orphelinats d'abord pour aider les plus pauvres à mourir dignement car entourés et accompagnés, puis, lorsque les moyens financiers le permettent, les aider à vivre et à s'instruire. En 1965, suite aux encouragements du Pape Paul VI, l'ordre des Missionnaires de la Charité crée son premier centre à l'étranger au Venezuela.
- La célébrité
Elle perd sa mère Drana en 1972, suivie de sa sœur Aga en 1974.
Le 17 octobre 1979, Mère Teresa reçoit le prix Nobel de la paix qu'elle n'accepte « qu'au nom des pauvres ». Dans son discours, elle présente l'IVG comme le « principal danger menaçant la paix mondiale ».
En 1985, elle ouvre à New York sa première maison pour l'accueil des malades du sida.
Elle est hospitalisée à deux reprises en 1988 et 1989 pour troubles cardiaques et on lui pose un stimulateur. Le pape lui demande de prendre plus soin de sa santé. En conséquence, en 1990, elle renonce à demeurer Supérieure générale des Missionnaires de la Charité. Elle est malgré tout réélue Supérieure générale de l'Ordre.
En Albanie, En 1990, elle dépose une couronne de fleurs sur la tombe de l'ancien dirigeant stalinien Enver Hodja, fondateur de l'un des régimes les plus répressifs d'Europe, ce qui entrainera une polémique.
En 1991, elle invite George Bush et Saddam Hussein à épargner les « innocents » lors de la guerre du Golfe.
En 1995, elle appelle à voter non au référendum irlandais pour l'abrogation de l'interdiction du divorce.
En 1996, elle approuve pourtant le divorce de son amie Lady Diana du Prince Charles, dans un entretien au magazine américain, Ladies Home Journal, en avril 1996.
Elle est hospitalisée en avril 1996 suite à une fracture de la clavicule. Puis de nouveau en août à cause de crises de malaria. Elle reprend toujours son travail dans les bidonvilles aussitôt sortie.
En Mars 1997, elle est remplacée dans sa charge de supérieure générale par Soeur Mary Nìrmala Joshi, religieuse de 64 ans. Le 5 septembre 1997, Mère Teresa s'éteint à 87 ans. À ce moment, près de 4 000 sœurs des Missionnaires de la Charité sont réparties en 610 communautés dans 123 pays.
[modifier] Miracle
L'Église catholique reconnaît un miracle à Mère Teresa : la guérison, en 1998, d'une Indienne, Monika Besra, atteinte d'une tumeur à l'estomac.
- Toutefois, d'après Pierre Prakash, dans Libération du 20 octobre 2003<ref>article payant Un vrai-faux miracle pour béatifier mère Teresa</ref>, Monica Besra aurait été malade non d'un cancer, mais d'une tuberculose, et a suivi un traitement pendant neuf mois. Il cite le gynécologue Ranjan Mustafi, qui a l'examinée en mai 1998 à l’hôpital de Balurghat, affirmant que c'est « un problème médical qui a été soigné par la science, rien de plus » et l'ancien ministre de la Santé de l'État du Bengale, Partho De, disant « Monika Besra [avait] été débarrassée de sa tumeur grâce à des médicaments très puissants ».
Comme celui de Thérèse de Lisieux, le journal de Mère Teresa laisse transparaître des moments de doute, parfois proche du désespoir.
[modifier] Honneurs
- En 1962, Mère Teresa reçoit le prix indien Padmashri, l'ordre du Lorus, et le prix Magsaysay qui consacrent la reconnaissance dont elle bénéficie en Asie, alors qu'elle demeure inconnue en Occident.
- En 1970, Mère Teresa reçoit plusieurs prix internationaux : le Good Samaritan Award aux États-Unis, le Prix Jean XXIII de la Paix en Italie et le Templeton Award en Angleterre.
- 1979 : prix Nobel de la paix
- En 1981, elle reçoit la légion d'honneur haïtienne des mains du dictateur, Jean-Claude Duvalier.
- Le 19 octobre 2003, le pape Jean-Paul II béatifie Mère Teresa. Elle devient ainsi la 1315e personne à être déclarée bienheureuse par Jean-Paul II en 25 ans de pontificat.
[modifier] Points de vue critiques
[modifier] Points de vue critiques
Cependant, certains, tels Christopher Hitchens dans sa biographie critique The Missionary Position <ref>Le Mythe de Mère Teresa</ref>, ou Aroup Chatterjee dans son livre Mother Teresa : The Final Verdict<ref>Mother Teresa:The Final Verdict L'introduction et les trois premiers chapitres du livre de Chatterjee</ref> (non traduit), critiquent ses actes et déclarations publiques : sa position sur l'avortement, la trop grande simplicité des pratiques médicales de son ordre, ses liens avec des dictateurs tel le haïtien Jean-Claude Duvalier, ou les fleurs qu'elle déposa sur la tombe du dirigeant communiste d'Albanie Enver Hoxha et la provenance de ses fonds caritatifs : elle témoigna en faveur de Charles H. Keating, lors de son procès pour avoir escroqué le réseau des Caisses d'épargne des Etats-Unis pour une somme totale de 325 millions de dollars. Il lui avait fait don de 1 250 000 dollars<ref>article de Chistopher Hitchens Monde diplomatique sur Mère Teresa</ref>.
- Notes et références
<references />
[modifier] Voir aussi
[modifier] Liens externes
- documents rassemblés par le Vatican
- Sur la spiritualité de Mère Teresa
- Le dossier de Radio-Canada sur Mère Teresa
En anglais
- An open letter to Mother Teresa, from Aroup Chatterjee
- Donal MacIntyre: The squalid truth behind the legacy of Mother Teresa
- Susan Shields: Mother Teresa's House of Illusions
[modifier] Bibliographie
- Piero Ventura et Gian Paolo Ceserani, Teresa de Calcutta (avec la collaboration de Marisa Murgo Ventura ; traduit de l'italien par Christine Barbacci). - Paris : Salvator, coll. « Les aventuriers de la foi » ; Bruxelles : Fidélité, 2005. – 35 p., 30 cm. – ISBN 2-87356-321-4 (Fidélité) et ISBN 2-7067-0396-2 (Salvator). [ouvrage pour la jeunesse].
- Le Mythe de Mère Teresa, Christopher Hitchens, Dagorno, Paris, 1996. [ouvrage critique]
- Mère Térésa : la face cachée, Anne Sebba, Edition Golias, 1997. [ouvrage critique]
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