Académie royale de Danse
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Institution fondée à l'initiative de Louis XIV, l'Académie royale de Danse reçoit ses lettres patentes en mars 1661. Prédécesseur de l'Académie royale de Musique (fondée en 1669), elle ne fusionnera jamais avec celle-ci et disparaîtra au début des années 1780.
Au nombre de treize, les « académistes » font partie de l'entourage du roi et de la cour ; ils sont, pour la plupart, à la fois danseurs et musiciens. C'est ce qui motive la confrérie des musiciens de Saint-Julien à publier en 1664 un virulent factum contre les « prétendus Académiciens ». Cette longue plaidoirie, intitulée Le mariage de la musique avec la dance, est signée par Guillaume Dumanoir, « joueur de violon du cabinet de sa Majesté, l'un des vingt-cinq de sa grand' Bande, & pourvu aussi de l'Office de Roy des Joueurs d'instrumens, & des Maîtres à dancer de France ». La querelle s'apaise en 1695, par un arrêt accordant sensiblement les mêmes droits aux deux parties.
Bien que l'objet de l'Académie soit de réfléchir, d'analyser et de normaliser en matière de danse, aucun document relatif à son activité ni à cette théorisation n'est parvenu jusqu'à nous. Peu à peu, le recrutement se fait davantage dans les rangs du ballet de l'Opéra que dans l'entourage royal. Le profil de l'Académie se modifie progressivement et ses membres se consacreront essentiellement à la formation des danseurs.
[modifier] Membres de l'Académie royale de Danse
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