Aïnus
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| Aïnus | ||
|---|---|---|
| Pays : | Japon (Hokkaido) Russie (Îles Kouriles et Kamchatka) | |
| Population totale : | environ 150 000 | |
| Populations significatives en : | {{{poplieu}}} | |
| Langues : | Aïnu | |
| Religions : | animisme | |
| Groupes ethniques reliés : | ||
| Voir aussi : Liste alphabétique des ethnies du monde | ||
Les Aïnus ou Aïnous ("ainu" アイヌ, qui signifie "humain" en aïnu, descendants des Emishis, d'Ezo ou Yezo, (蝦夷) en japonais, aussi appelés "Utari" ウタリ en aïnu, qui signifie "camarade"), sont une population aborigène, sans doute originaire de Sibérie. Ils vivent au Nord du Japon et à l'extrême Est de la Russie : Vers -1300 avant JC, ils ont migré vers Hokkaido, les Îles Kouriles, l'île de Sakhaline et le sud de la péninsule du Kamchatka. Soit 1000 ans avant les représentants du peuple des Wa qui sont les ancêtres des Japonais actuels, arrivés par l'île de Honshu (vraisemblablement depuis la Corée).
Morphologiquement, les Aïnus ne ressemblent pas aux Japonais. Ils sont plus grands, plus résistants, leurs carrure et pilosité sont plus affirmées, leur peau est plus claire, leur visage moins lisse et leurs yeux ne sont pas bridés. Bref, ils ne sont pas mongoloïdes (type morphologique des Japonais, Coréens et Chinois…). Après avoir à tort associé les Aïnus au type caucasien, on penche aujourd’hui pour l’hypothèse australoïde, fortement probable. En effet, les traits des Aïnus rappellent ceux de nombreuses autres ethnies minoritaires issues de territoires nordiques, comme les inuits, les amérindiens, les saami (lapons) et d’autres ethnies indigènes de Polynésie, de Sibérie, d’Australie…
Hier en voie de disparition, on compte environ 150 000 membres de ce groupe ethnique de nos jours. Toutefois, aucun recensement exact n'a été tenu, beaucoup d'Aïnus cachent leur origine ou dans bien des cas ne la connaissent même pas, leurs parents la leur ayant dissimulée pour les protéger de l'apartheid et du racisme.
Sommaire |
[modifier] Histoire
Les origines des Aïnus sont incertaines. Bien que leur terre traditionnelle soit restée inhabitée depuis la fin de la dernière ère glaciaire, il n'est possible de suivre les mouvements des peuples du nord-est de l'Asie que bien après la période historique, caractérisée par l'utilisation de l'écriture. Au début, les premiers contacts avec les Japonais étaient amicaux et les deux peuples nouent des relations commerciales d'égal à égal. Au fil du temps, le Japon commence à dominer la relation et à établir de grandes colonies sur le territoire aïnu.
Lorsque les Japonais se déplacent vers le Nord pour prendre le contrôle des terres aïnus, les Aïnus les abandonnent généralement sans résistance, mais on connaît cependant des guerres en 1457, 1669 et 1789 toutes perdues par les Aïnus. On peut expliquer cette quasi-absence de résistance par leurs croyances selon lesquelles la terre n'appartient à personne, y compris eux-même. Et comment pourraient-ils défendre leurs terres puisqu'elles ne leur appartiennent pas ?
Pendant ces siècles où les Européens pratiquent la colonisation et l'esclavage (XVIème - milieu du XIXème), où les Américains font la chasse à l'indigène, les Japonais exercent "l'assimilation forcée", entre autres sur les Aïnus : L'habillement, la religion et l'éducation de toutes les populations du territoire japonais doivent être japonais. Puis, les règles japonaises durant la période Meiji (XIXème - début du XXème) s'attachent à « réformer » le mode de vie aïnu dans son quotidien, interdisant leur langue et les cantonnant à l'agriculture sur des parcelles fournies par le gouvernement. Les Aïnus sont aussi employés dans des conditions proches de l'esclavage par l'industrie de la pêche.
Jusqu'à la fin de la Seconde Guerre Mondiale, les Aïnus sont contraints à "devenir japonais", à renier leurs rites, leurs arts, leur mode de vie, leur religion (cérémonies de mariages, d'enterrements, cérémonies des esprits animaux... abandonnées). A partir de 1960, les Aïnus commencent à se rassembler pour acquérir "le droit à la différence". Leurs demandes régulières, menées par l'Association Utari et Giichi Nomura, n'ont aucun aboutissement, mais ils poursuivent leurs efforts et soutiennent leur projet de lois pour faire valoir ce "droit à la différence". Mais ce n'est qu'en 1994, grâce à la pression exercée par l'ONU en faveur des peuples autochtones, qu'ils parviennent à faire entrer un des leurs, Shigeru Kayano, au Kokkai (Parlement Japonais).
Dévoué à son peuple depuis toujours, Shigeru Kayano n'a cessé de se battre pour obtenir reconnaissance. Alors, en 1997, est promulguée la Loi pour la Promotion de la Culture Aïnue et pour la Dissémination et le Soutien des Traditions Aïnues et de la Culture Aïnue. Depuis, les Aïnus ont le droit et le devoir de promouvoir leur culture, leur différence. Les plusieurs dizaines de Musées et de Centres Culturels dédiés à la Culture Aïnue sont les réceptacles de leur savoir, de leurs traditions. Mais la discrimination existe toujours (selon un sondage du gouvernement de Hokkaïdo en 1999, 1 Aïnu sur 2 seulement n'a pas été témoin de discrimination envers des Aïnus (qu'il soit lui-même victime ou non)) et les Aïnus espérent aujourd'hui obtenir d'avantage que le "droit à montrer leur culture" : le "droit à vivre selon leur culture".
[modifier] Religion
Les Aïnus sont animistes. Ils pensent que tout dans la nature a un kamuy (esprit) à l'intérieur. Il y a une hiérarchie dans les kamuy. Le plus important est celui du feu (Apehuci-Kamuy) ; ensuite on trouve les kamuy des animaux de montagne et encore derrière, les kamuy des animaux de la mer. Les Aïnus remercient les dieux avant de manger et prient le kamuy du feu lorsqu'ils sont malades. Ils croient que les esprits sont immortels, et que ceux-ci seront récompensés par l'accès à la terre des dieux.
Certains Aïnus sont maintenant membres de l'église orthodoxe russe.
[modifier] Habitat
Les Ainus s’établissent aux bords des rivières ou des mers, dans des zones où ils s’estiment protégés des désastres naturels. Ils vivent en communauté, regroupés en villages appelés kotan, où chaque famille a sa cise (maison). En moyenne, un kotan se compose d’une dizaine de cise. Les Ainus disposent de nombreuses constructions en dehors des cise : garde-mangers, séchoirs à linge, appentis, etc… On trouve aussi des cages pour les ours et de nombreux « autels » verticaux protégeant le kotan.
[modifier] Mode de vie
A l’origine, le territoire japonais était couvert de forêts. Dans les dures conditions de l’environnement Nordique, les Aïnus subvenaient à leurs besoins par la pratique de la chasse, de la pêche, de la cueillette des plantes et d’autres activités de ce genre, en contact avec la nature. Ils construisaient les outils utiles et nécessaires à ces pratiques avec un savoir-faire unique et spécifique. De nombreux outils sont utilisés en fonction de la tâche : arcs et flèches, pièges complexes (trappes et autres), crochets (« marek »), harpons (« kite »), filets de chasse, systèmes de creusage, pioches pour les plantes, métiers à tisser (« karepinki »), couteaux (« makiri »), etc…
Outre les ressources obtenues par les activités traditionnelles, les Aïnus conservaient certains articles dans le but de les échanger avec les populations voisines. La fourrure et les peaux (cerfs de Yezo, zibelines, plumes de faucon…) étaient réservés à cet effet. Les Aïnus étaient de grands commerçants. Les témoins de leurs échanges avec les Wajins, toutes les populations minoritaires limitrophes, mais aussi avec les Chinois et même les Européens, sont souvent exposées dans les Musées de Culture Aïnue (verres soufflés, des tissus en soie, des outils en métal, etc…). Les Aïnus ont construit leurs vies en contact avec les autres populations, partageant et échangeant leurs « marchandises » autant que leurs savoirs.
[modifier] Culture
Les Aïnus ont conservé, développé et enrichi de nombreuses traditions au cours des siècles, se forgeant une grande diversité de savoir-faires et d'expressions artistiques. Encore aujourd'hui, ces arts sont exercés.
[modifier] Le tissage et la broderie
Tout d'abord, la broderie Aïnue est un art unique et spécifique, d'une complexité telle qu'elle ne saurait être expliqué en quelques lignes. Les textiles Aïnus, tissés selon les traditions culturelles Aïnues, sont couverts de motifs brodés. Ces motifs, représentés à la base pour protéger les propriétaires de l'intrusion de mauvais esprits (maladies, moisissures, blessures...), sont sujets à de nombreuses études. Ils varient d'un kotan (village) à l'autre. Tissées sur des métiers à tisser (appelés karepinki) tout aussi uniques en leur genre, les Aïnus possèdent un puissant savoir-faire en matière de textile.
[modifier] La gravure sur bois
On raconte que les garçons Aïnus ne devenaient hommes que lorsqu’ils étaient habiles dans les arts de la chasse, de la pêche, et de la gravure sur bois. Cet art est donc considéré comme un rite de passage à l’âge adulte. Les outils et les meubles aïnus sont toujours gravés. En plus d’être fonctionnels, ces articles revêtaient donc une caractéristique esthétique.
Le seul outil du graveur Aïnu est son makiri (couteau). Cette technique, aussi bien que son esthétique, sont uniques au monde. De nombreux musées et centres culturels Aïnus exposent fièrement ces œuvres. Aujourd’hui, des artistes Aïnus modernes travaillent encore cet art, vivant de la technique qu’ils ont héritée de leurs ancêtres. Les œuvres sont vendues aux galeristes, et aux touristes. Le sculpteur Bikki (6 mars 1931 – 25 janvier 1989) a acquis ainsi une renommée internationale, permis le début des collaborations Aïnues-Canadiennes, élaboré plusieurs monuments municipaux, etc... Deux astronomes japonais ont donné son nom (Bikki) à une planète (K. Endate et K. Watanabe, le 1er septembre 1993,à la planète 5372).
[modifier] La danse et le chant
Depuis toujours, les Aïnus chantent et dansent leurs cérémonies (Iyomante, la cérémonie de l'esprit ours, par exemple) et durant leurs célébrations (naissances, fêtes, mariages, enterrements...). Ils chantent et dansent leurs prières, ils chantent et dansent leurs légendes, mais aussi ils chantent et dansent en famille, lors de réunions amicales et même pendant le travail quotidien (cueillette, retour de chasse, confection des bouillies, etc). Il existe de nombreuses danses : rimse, upopo, horippa (danses en cercle), les danses de prière, les danses de jeu, les danses d’exorcisme, les danses de travail, les danses qui décrivent les mouvements des animaux… Et ces danses varient d’une région à l’autre, d’un kotan à l’autre. Elles sont si nombreuses, si variées, qu’elles sont indénombrables, et ont obtenu aujourd’hui la reconnaissance d’être des « biens culturels folkloriques intangibles ».
Généralement, les danses se font sans instruments, seuls la voix et les claquements de mains (type applaudissements) guident ces danses. La voix chante, imite des cris d’animaux, ou psalmodie des onomatopées. Les danseurs ne sont pas des professionnels, car tous les Aïnus dansent. La plupart des danses sont mixtes. Mais, essentiellement, ce sont des femmes qui dansent, et seules certaines danses sont des danses d’hommes. Pour les Aïnus, danser est un moment de plaisir qui se partage avec les "kamuys" (les esprits). Le fils de Bikki, Oki, défend ces arts.
[modifier] Le mukkuri et le tonkori
Cependant, les Aïnus possèdent deux types d'instruments : Le mukkuri, aussi appelé harpe buccale, ou luth japonais, est un instrument de musique fait de bambou et de ficelle. Taillé comme une fine cuillère plate mesurant 10 à 15 cm de long et 1 cm de large, le centre du mukkuri est creusé de la forme d’une langue à laquelle est attachée une ficelle aux deux extrémités. Pour en jouer, il faut placer la ficelle dans une main et poser avec l’autre main le mukkuri contre le bord de la bouche. Il faut tirer la ficelle pour créer une vibration. Les joueurs varient les sonorités émises en ouvrant plus ou moins la bouche tandis qu’ils soufflent, et en tirant la ficelle plus ou moins rapidement. Ces instruments, proches des guimbardes, existent aussi chez les peuples indigènes de Taïwan et chez certaines ethnies Nordiques ainsi que d’autres peuples indigènes dans le monde entier. La technique de construction et la technique d’utilisation du mukkuri sont deux arts indissociables.
Le tonkori est un instrument de musique taillé comme une cithare japonaise et tout d’abord utilisé par les Aïnus de Sakhaline. Un arbre est vidé pour composer le corps de l’instrument, au-dessus duquel est attaché un morceau de bois plat. Il mesure entre 70 et 150 cm de long et approximativement 15 cm de large. Il possède en général 5 cordes, mais on peut en voir moins souvent avec soit 3 soit 6. Le tonkori est porté et joué en pinçant les cordes avec les deux mains mais en prenant soin de ne pas poser les doigts sur les cordes. C’est un art complexe qui demande une grande dextérité.
Le fils de Bikki, Oki, permet de faire entendre ces instruments au Japon et à l'étranger.
[modifier] La gastronomie
Les techniques culinaires et les plats Aïnus font partie des arts gastronomiques autant que des biens culturels intangibles, ils sont donc sans contestation possible l’un des témoins de la culture aïnue.
L'association Rera propose de goûter à ces témoignages dans des "restaurants Aïnus".
[modifier] Politique
Ce peuple de pêcheurs et chasseurs possède une structure sociale patriarcale et polygamique. Leur religion est de type animiste : l'ours y est l'entité la plus vénérée.
De nos jours, les Aïnus sont placés sous les lois du Japon. Avant cela, leur système politique était basé sur un système de chefs héréditaires, trois dans chaque village. Administrativement, leur pays était divisé en trois comtés : Saru, Usu et Ishikari. Les relations entre ces différents comtés étaient éloignées et les mariages entre des habitants de différents comtés évités. Les fonctions de juges n'étaient pas attachées aux chefs du village, à la place un nombre indéterminé de membres de la communauté s'asseyaient pour juger les criminels. L'emprisonnement n'existait pas et était remplacé par des coups qui étaient considérés comme suffisants. Dans le cas des meurtres toutefois, le nez et les oreilles de l'assassin étaient coupés ou bien les tendons de ses pieds tranchés.
Actuellement, à l'instar des Indiens d'Amérique, ceux qui n'ont pas été assimilés par la communauté japonaise se retrouvent confinés dans des réserves.
De nos jours, nombre d'entre eux rejettent le terme Aïnu et lui prèfere celui d'Utari (« camarade » en langue aïnu). Dans les documents officiels les deux termes sont utilisés. Au Japon, les Aïnus sont également appelés Ebisu (夷, « sauvage »), Emishi ou Ezo (蝦夷).
Les revendications Aïnues actuelles portent sur l'exigence d'une représentation légale des populations minoritaires japonaises dans les couloirs du pouvoir (chambres constitutionnelles). En effet, à part Shigeru Kayano, aucun représentant de minorité nippone n'a eu la parole dans les hauts lieux du pouvoir japonais! Les Aïnus vont jusqu'à demander la création d'un état fédéral dans lequel leur voix portera autant que celle du gouvernement japonais, exigence excessive pour les japonais.
Un projet, dont l’élaboration a commencé avec la promulgation de la Loi pour la Promotion de la Culture Aïnue en 1997, tend à rendre possibles les revendications Aïnues sans entacher le gouvernement japonais. C’est le parc Iwor. Ce projet, dit de « parc historique », permettrait de « reproduire les espaces de vie traditionnelle » et d’agir pour la « préservation de l’environnement ». Un espace appartenant aux Aïnus, géré par les Aïnus, dans lequel conserver et transmettre les traditions et le mode de vie Aïnus. Mais aujourd'hui, pour les raisons politiques citées au paragraphe précédent, le parc Iwor ne peut toujours pas être construit.
L'espoir porte à présent sur l'ONU et son Instance des Peuples Autochtones, qui doit préparer une déclaration des droits des peuples aborigènes, laquelle pourrait aider à débloquer la situation.
[modifier] Langue
Voir l'article aïnu.
[modifier] Anecdotes et rumeurs
Il paraîtrait que les premiers représentants japonais aux Jeux Olympiques étaient tous Aïnus, aberration lorsqu'on sait qu'à cette époque (fin XIXème - début XXème siècle), les Aïnus étaient déconsidérés et rejetés par le peuple japonais.
On raconte que Hayao Miyazaki, le fameux réalisateur japonais (Nausicaä de la vallée du vent, Mon voisin Totoro, Le voyage de Chihiro...), se serait inspiré des Aïnus pour réaliser l'un de ses plus grands succès : "Princesse Mononoké" (titre original : Mononoke Hime). Si l'homme a toujours affirmé le contraire (http://www.nausicaa.net/miyazaki/mh/faq.html), certains éléments de son film semblent pourtant coller à cette théorie.
Exemples :
- l'Inaos, typiquement et indéniablement témoin de la culture Aïnue, présent devant la maison de rassemblement du village où vit Ashitaka.
- la présence de forges aux abords de "l'endroit" où se trouve son village (sachant que les Wajin (peuple de Wa), ancêtres des japonais, ont commencé à s'installer en Hokkaïdo où vivaient les Aïnus pour y construire des "zones de commerce" et ... des forges).
- la période dans laquelle se situe le film (selon une citation de Miyazaki : période Muromachi) , période où le peuple Aïnu était la population humaine la plus représentée sur Hokkaïdo.
- Et surtout la présence de lutins sylvestres (appelés kodama dans la version originale. Si la traduction française dans le film est "les sylvains", la traduction littérale du terme signifie "esprits des arbres"), représentations évidentes de "koropokkuru", une légende Aïnue.
[modifier] Voir aussi
[modifier] Liens externes
- (en) Ainu - Joshua Project
- (en) site d’écoute de la langue Aïnue
- (en) site de la Fédération Aïnue FRPAC (Foundation for Research and Promotion of Ainu Culture)
- (jp) village-musée Aïnu d’Akan
- (en) village-musée Aïnu de Shiraoi
- (en) site japonais sur les droits de l’Homme
- (en) présentation des danses Aïnues
- (en) site touristique national du Japon
- (fr) "Chroniques Hokkaïdoises" - Blog sur Hokkaïdo et la culture Ainu, Clercq L-L
- (fr) projet d'une déclaration internationale sur les droits des peuples autochtones(ONU)
- (en) loi pour la promotion de la culture aïnue de 1997
- (fr) site du comité de l'ONU qui traite la question du projet de déclaration des droits des populations indigènes
- (jp) pour voir des marchandises d'art Aïnu
- (jp) informations sur la musique Aïnue
- (jp) site d'Oki, on peut entendre du tonkori en bas de la page
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