Aéronautique navale
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L'aéronautique navale est la composante aérienne d'une marine militaire. On emploie également le terme, aéronavale, plus correctement utilisé comme adjectif : par exemple une opération aéronavale.
Une aéronautique navale comprend généralement :
- une aviation embarquée ;
- une aviation basée à terre ;
- et les installations nécessaires à leur soutien.
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[modifier] Aviation embarquée
L’aviation embarquée est constituée d'avions de combat et d'hélicoptères.
[modifier] Avions de combat
Les avions de combat sont destinés à être mis en œuvre depuis un porte-avions ou un porte-aéronefs. Ces avions ont des spécificités techniques particulières ; ils peuvent être à décollage court ou vertical ou à décollage normal. Ces derniers sont catapultés au décollage et appontent grâce à des brins d'arrêt. Leurs structures, notamment leur train d'atterrissage, sont renforcées par rapport à un avion basé à terre et ils disposent d'une crosse d'appontage. Les avions de combat embarqués sont susceptibles de recevoir des missions, ou sont spécialisés dans des missions d'assaut à la mer (avec des missiles air-mer), d'assaut à terre (missiles air-sol, bombes), d'appui tactique de troupes au sol (bombes, roquettes, canon), de défense aérienne (missiles air-air), d'alerte aérienne avancée ou guêt aérien (avions porteur de radar de défense aérienne) et de guerre électronique.
[modifier] Hélicoptères
Les hélicoptères sont susceptibles d'embarquer sur tout navire de guerre disposant d'une plateforme et d'un hangar. Tous les bâtiments de combat modernes d'une certaine taille (frégate, destroyer...) disposent d'hélicoptères qui peuvent être considérés comme un élément de leur système d'armes. Ces hélicoptères sont ainsi spécialisés pour la lutte anti-sous-marine (ils sont équipés de sonar trempé, de bouées acoustiques<ref>une bouée acoustique est un flotteur sous lequel sont suspendus des hydrophones réglables en profondeur ; la bouée est équipée d'un émetteur radio qui renvoie vers l'aéronef les bruits interceptés par les hydrophones</ref>, de torpilles) ou la lutte anti-navire (équipés de radar et de missile air-mer). D'autres, embarqués généralement sur des bâtiments auxiliaires sont affectés à des missions de transport, de logistique (hélicoptère embarqué sur un ravitailleur) ou de servitude.
Les hélicoptères embarqués à bord des bâtiments de débarquement et utilisés pour la mise à terre opérationnelle de troupes appartiennent généralement à l'armée de terre (ou aux États-Unis, au corps des Marines)
[modifier] Aviation basée à terre
[modifier] L'aviation de patrouille maritime
Image:KampfflugzeugF-8China.jpg Image:US-1A-Flying boat01.jpg
L' avion de patrouille maritime est un véritable « croiseur du ciel ». C'est un avion destiné à explorer les étendues maritimes<ref>il est quelquefois employé pour des missions « terrestres » au-dessus d'étendues désertiques ou de forêts tropicales</ref> pour rechercher, surveiller bâtiments de surface et sous-marins<ref>il constitue l'adversaire le plus redoutable du sous-marin</ref>, guider d'autres unités de combat vers un objectif et éventuellement le détruire, lui-même.
Une de ses caractéristiques principales est son autonomie : il est capable de rester en vol jusqu'à quinze heures. Il rejoint généralement sa zone de patrouille à grande vitesse et à haute altitude. En patrouille, il peut voler à quelques mètres au-dessus de l'eau à faible vitesse.
Ses senseurs :
- la veille optique et infra-rouge ;
- un radar de veille surface, capable de détecter les périscopes de sous-marin ;
- des bouées acoustiques, passives le plus souvent, parfois actives (il s'agit donc dans ce cas d'un véritable sonar) et l'équipement associé d'analyse des bruits sous-marins<ref>parfois relié à des centres à terre disposant d'une plus grande capacité de calcul</ref> pour détecter les sous-marins en plongée <ref>l'avion de patrouille sous-marine dispose de plusieurs dizaines de bouées en soute ; il en largue plusieurs à la fois en des positions présumées d'un sous-marin (ou en ligne de barrage si il est employé en protection d'une force navale) et il en écoute trois ou quatre simultanément</ref> ;
- un détecteur d'anomalie magnétique (MAD) qui permet de confirmer en passant à sa verticale qu'une détection obtenue par d'autres moyens est bien celle d'un sous-marin ;
- des appareils de guerre électronique pour la détection et la goniométrie des émissions radio et radar, ainsi que des capacités de brouillage, pour l'autodéfense ;
- des équipements de radiotélécommunications permettant d'en faire un véritable poste de commandement volant.
Ses armes :
- des missiles air-mer, contre les bâtiments de surface, à autoguidage actif ou passif (ces derniers se dirigeant sur les émissions radars adverses) ;
- des torpilles (larguées avec un parachute) contre les sous-marins.
L'avion de patrouille maritime est également employé à des missions de service public : missions de recherche et de sauvetage<ref>il emporte alors en soute une « chaîne SAR»</ref> à grande distance et missions de sauvegarde maritime en général.
[modifier] Hélicoptères basés à terre
Il s'agit en général d'hélicoptères lourds, spécialisés :
- dans les missions de recherche et sauvetage (SAR) ;
- dans le transport de charge ou de personnel, notamment de forces spéciales ou commandos de marine.
[modifier] Aéronautique navale ou armée de l'air ?
L'aéronautique navale mettant en œuvre des aéronefs, ses missions pourraient être confiées à l'armée de l'air. Un certain nombre d'arguments, principalement techniques, plaident pour un tel regroupement : l'unicité de direction technique, des économies d'échelles de gestion, de soutien et de formation.
La plupart des grands pays maintiennent, cependant, la composante aéronavale au sein de leur marine, dans sa totalité, ou pour le moins en partie, comme au Royaume-Uni et dans les pays de culture militaire britannique où seule l'aviation de patrouille maritime appartient à l'armée de l'air.
En effet, des facteurs d'ordre humain et opérationnel s'opposent à un tel regroupement.
- les techniques d'appontage exigent un entraînement des pilotes, spécifique et exigeant ;
- la « fraternité d'arme » : les équipages des aéronefs ont la même culture que ceux des bâtiments de surface, embarqués, ils vivent ensemble, certains, notamment les officiers, ont reçu la même formation initiale. La compréhension et la confiance sont donc naturelles et a priori immédiates, qualités essentielles dans l'action et dans des opérations le plus souvent effectuées en commun.
Des économies d'échelles sont néanmoins recherchées par la mutualisation de certaines fonctions entre marines et armées de l'air, particulièrement en matière de soutien technique.
[modifier] Bref historique
On considère que la 1re attaque de navire par un avion fut le Combat de Topolobampo lors de la Révolution mexicaine en 1914.
[modifier] Notes
<references />
[modifier] Bibliographie
- Chasse embarquée, Henry-Pierre Grolleau, Marines Editions, 2006, ISBN 2915379386
- L'aéronavale française en images, Jean Moulin, Marines Editions, 2006, ISBN 2915379432
- Les aigles des mers, Histoire mondiale des avions embarqués depuis 1910, Alain Pelletier, E.T.AI., 2006, ISBN 2726894712
[modifier] Voir aussi
[modifier] Articles connexes
[modifier] Liens externes
- French Fleet Air Arm, sur l'Aéronautique navale française.
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