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Attentats du 11 septembre 2001

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Attentats du 11 09 2001
Sites de destruction
World Trade Center
Pentagone
Shanksville
Vols détournés
Vol 11 American Airlines
Vol 175 United Airlines
Vol 77 American Airlines
Vol 93 United Airlines
Enquêtes
Commission d'enquête
Rapport final
Divers
Théories alternatives

Les attentats du 11 septembre 2001 (souvent abrégés en 11-Septembre, également désignés sous le nom de 11/9, 9/11 prononcé "nine eleven" et September 11 en anglais) sont une série d'attentats-suicides terroristes menées par dix-neuf pirates de l'air ayant détourné simultanément quatre avions de ligne. Le mardi 11 septembre 2001, des pirates de l'air ont ainsi précipité deux avions dans le World Trade Center à Manhattan, New York — un dans chacune des deux tours les plus grandes, à environ dix-huit minutes d'intervalle. Dans un délai de près de deux heures, les deux tours se sont effondrées. Les pirates de l'air ont précipité le troisième avion sur le Pentagone, siège du ministère de la Défense des États-Unis dans le comté d'Arlington, en Virginie. Le quatrième avion s'est écrasé dans un champ dans le comté de Somerset, en Pennsylvanie. Le bilan est de 2 973 morts et vingt-quatre  personnes portées disparues et présumées mortes. Dix-neuf terroristes ont trouvé la mort et des milliers de personnes ont été blessées.

Les dix-neuf pirates de l'air qui ont effectué ces attentats étaient affiliés à Al-Qaida, un mouvement islamiste terroriste animé par Oussama Ben Laden, un ancien nationaliste saoudien, combattant jihadiste en Afghanistan dans les années 1980. Il avait été déchu de sa nationalité en 1994.

Quinze des pirates de l'air venaient d'Arabie saoudite, deux des Émirats arabes unis, un d'Égypte et un du Liban. Les enquêteurs américains ont conclu que c'était Khalid Cheikh Mohammed qui a planifié les attaques. Il a été capturé en 2003. La Commission du 11-Septembre énonce dans son rapport final que les attaquants étaient des terroristes. Ben Laden a dans un premier temps nié la responsabilité de ces attentats, mais a revendiqué sa responsabilité directe dans l'orchestration de ces attaques par la suite.

Les attentats du 11 septembre peuvent être considérés comme faisant partie des événements historiques les plus significatifs qui se sont produits jusqu'ici au cours du XXIe siècle, notamment en termes d'effets politiques, psychologiques et économiques profonds induits aux États-Unis et dans beaucoup d'autres régions du monde.

Les attentats, et les guerres américaines qui ont suivi en Afghanistan et en Irak, ont conduit à une préoccupation sécuritaire de la part des États-Unis beaucoup plus fort que celui de la précédente décennie. Ils ont conduit à la création du département de la Sécurité intérieure. Cette politique est aussi accompagnée de mesures de surveillance accrues des étrangers présents sur le sol américain, telles que l'obligation de donner ses empreintes digitales, les numéros de ses cartes de crédit, etc. Selon l'origine ethnique des étrangers en question, ces mesures sont différentes, plus strictes par exemple pour les personnes nées en Iran ou en Libye. Les mesures de sécurité sont analogues peu ou prou au plan Vigipirate français.

Sur le plan de la politique étrangère, les éléments les plus visibles de la réponse de l'administration américaine sont le lancement de la guerre contre le terrorisme (dont la guerre d'Afghanistan en 2001), la dénonciation de l' « Axe du Mal » et le lancement de la guerre en Irak en 2003.

Sommaire

[modifier] Les attentats

Les attentats ont commencé par le détournement de quatre avions de ligne commerciaux. Avec des capacités de carburant de presque 24 000 gallons US (91 000 litres)<ref>Fiche technique.</ref> par avion, ils ont été utilisés comme bombes incendiaires volantes.

Les vignettes ci-dessous présentent les trajets des détournements tels que reconstitués par le rapport de la « Commission 9/11 », remis le 22 juillet 2004.

Cliquez sur une vignette pour l'agrandir.


  • À 9 h 3 min 11 s (heure locale) (UTC 13 h 3 min 11 s), le vol 175 United Airlines, un Boeing 767-222 se précipite dans la tour Sud. Cet évènement a pu être couvert par les télédiffuseurs qui avaient leurs appareils-photo et vidéo braqués sur la tour Nord.
  • Le quatrième avion détourné, le vol 93 United Airlines, un Boeing 757-222<ref>Image du Boeing 757.</ref>, s'écrase dans un champ près de Shanksville et Stonycreek Township, dans le comté de Somerset, en Pennsylvanie, à 10 h 3 min 11 s (heure locale) (UTC 14 h 3 min 11 s). Des pièces et des débris seront trouvés jusqu'à huit miles (environ 12,9 km) de distance.

L'accident en Pennsylvanie est censé avoir résulté de l'action des pirates de l'air, précipitant délibérément l'avion ou ayant perdu son contrôle lorsqu'ils combattaient avec les passagers.

Il n'y a eu de survivant dans aucun des avions détournés.

Quelques passagers et membres d'équipage ont pu passer des appels téléphoniques à partir des vols condamnés. Ils ont rapporté que de nombreux pirates de l'air étaient à bord de chaque avion. Un total de dix-neuf ont été identifiés par le FBI, quatre sur le vol 93 et quinze sur les trois autres vols.

Pendant une courte période, l'identité précise des dix-neuf pirates de l'air était incertaine. Par exemple, la BBC a rapporté quatorze jours après l'attaque que quatre des 19 pirates étaient vivants en se basant sur l'identification initiale assurée par le FBI.<ref>Voir article.</ref>

Les pirates de l'air ont, à ce que l'on rapporte, pris les commandes de l'avion en utilisant des cutters, pour tuer le personnel navigant et au moins un pilote ou passager. La commission nationale sur les attaques terroristes contre les États-Unis n'a pu seulement établir que deux des pirates de l'air avaient récemment acheté des couteaux suisses Leatherman<ref>Article.</ref>, mais une certaine forme de jet chimique nocif, tel que le jet de gaz lacrymogène ou de poivre, a été employée sur l'American 11 et l'United 175 pour garder les passagers en dehors de la cabine de première classe. Des menaces de bombe ont été faites sur trois des avions, mais pas sur l'American 77.

[modifier] Le quatrième avion

On a spéculé que les pirates de l'air du quatrième avion détourné, le vol 93 d'United Airlines, projetaient de précipiter l'avion dans le Capitole des États-Unis d'Amérique (siège du Congrès américain) ou la Maison Blanche (résidence officielle du Président de la République américaine) à Washington DC. Les enregistrements de la boîte noire auraient rapporté que l'équipage et les passagers ont essayé de s'emparer de la commande de pilotage de la main des pirates de l'air, qui ont alors basculé l'avion dans une tentative vaine de soumettre les passagers. D'après les bandes du 911, numéro d'urgence américain, un des passagers, Todd Beamer, avait demandé à l'opérateur de prier avec lui avant que les passagers n'essayent de reprendre l'avion. Après la prière, il a simplement dit : « Roulons. » (« Let's roll. »)(La Commission du 11/9 a déclaré que Beamer avait dit en réalité « Roule ça ! », se rapportant très probablement à une charrette de boissons utilisée comme un bélier). Le terme « Roulons » deviendra plus tard le cri de guerre pour ceux combattant Al-Quaida en Afghanistan. Peu de temps après, l'avion s'est écrasé dans un champ près de Shanksville dans la commune de Stonycreek, comté de Somerset, Pennsylvanie, à 10 h 3 min 11 s (heure locale) (UTC 14 h 3 min 11 s).

Il y a un débat au sujet de la synchronisation exacte du crash, fondé sur des enregistrements sismographiques qui indiquent que l'impact s'est réellement produit à 10 h 6 min.<ref>Article.</ref> Le groupe du 11/9 signale que le cerveau d'Al-Quaida, Khalid Cheikh Mohammed, a dit que la cible du vol 93 était le Capitole des États-Unis, ce qui donnait en nom de code « La faculté de la loi ».

[modifier] Bilan humain et matériel

Nombre de victimes lors de la journée du 11 septembre
World Trade Center Tours 2 595, dont 343 sapeurs-pompiers de New York, 23 officiers de police du NYPD, 37 officiers de la police du port
Vol 11 92 passagers, membres d'équipage et terroristes
Vol 175 65 passagers, membres d'équipage et terroristes
Pentagone Bâtiment 125 personnels civils et militaires
Vol 77 64 passagers, membres d'équipage et terroristes
Shanksville Vol 93 45 passagers, membres d'équipage et terroristes
Total 2 986

Au moins 2 986 personnes ont donc été tuées.

Au World Trade Center, confrontées à une situation désespérée due à la fumée et la chaleur de la combustion du carburant des avions, environ deux cents personnes ont sauté des tours en feu vers la mort, s'écrasant dans les rues et les toits des bâtiments adjacents (une réaction semblable a pu être observée lors de l'incendie de l'usine Triangle Shirtwaist de 1911). En outre, certains des occupants de chaque tour situés au-dessus du point d'impact ont tenté d'atteindre le toit dans l'espoir d'un sauvetage par hélicoptère. Aucun plan de sauvetage n'a existé pour une telle éventualité. Les occupants en fuite ont rencontré à la place des portes d'accès verrouillées lors de leur ascension vers le toit. De toute façon, la fumée épaisse empêchait les hélicoptères de secours de se poser.

  • Près de 1 366 personnes ont été bloquées au-dessus et en dessous des étages de l'impact dans la tour Nord (WTC 1). Aucune d'elles n'a survécu.
  • Près de 600 personnes ont été bloquées au-dessus et en-dessous des étages de l'impact dans la tour Sud (WTC 2). Dix-huit personnes seulement sont parvenues à s'échapper à temps du dessus de la zone d'impact et hors de la tour Sud avant que celle-ci ne s'effondre.

Selon l'« Associated Press » (AP), une agence de presse américaine, la ville a identifié plus de 1 600 corps mais ne pouvait identifier le reste des corps (environ 1 100 personnes). Elle rapporte que la ville a « environ dix mille fragments non identifiés d'os et de tissus qui ne peuvent pas être assortis à la liste des morts ».

Dans le New Jersey et le Connecticut, des écoles publiques ont été évacuées. Les écoles de Scarsdale, New York ont été fermées pour la journée. À Greenwich, Connecticut, située à environ 15 miles (24 kilomètres) au nord de la ville, des centaines d'étudiants avaient des liens directs avec les victimes des attentats. Les villes de Greenwich, Connecticut et New Canaan, Connecticut, deux des villes les plus riches du monde, ont eu plus de résidents tués que n'importe quelle autre ville dans le secteur de la métropole de New York. Quand les banlieues autour de la ville de New York ont appris la destruction si proche de leur maison, beaucoup d'écoles ont été fermées pour la journée, évacuées ou verrouillées. D'autres secteurs scolaires ont protégé les étudiants des images télévisuelles car plusieurs de leurs parents travaillaient dans le World Trade Center.

En plus des cent dix étages des tours jumelles du World Trade Center lui-même, cinq autres bâtiments sur le site du WTC, y compris le WTC 7, et quatre stations de métro ont été détruits ou très endommagés. Au total, sur l'île de Manhattan, vingt-cinq bâtiments ont été endommagés.

[modifier] L'émotion mondiale

Les restes d'une des tours du World Trade Center après l'attaque terroriste

Peu d'évènements terroristes auront reçu pareille couverture médiatique (même si l'on pense aux otages israéliens des jeux Olympiques de Munich). Le lieu (une des villes les plus connues au monde et siège de nombreuses agences de presse et de télévision), la séquence des évènements (les journalistes se sont immédiatement précipités sur les lieux dès le premier avion et les hélicoptères survolant la ville) ont mené à une médiatisation considérable et à l'observation en direct du crash du second avion, puis de l'effondrement des tours. Pendant une demi-journée, toute l'attention de centaines de millions de personnes a été tournée vers le nord-est des États-Unis.

Par ailleurs, les attentats du 11 septembre constituent un « coup de tonnerre dans un ciel bleu » pour les Américains. Après des décennies où le peuple américain s'est essentiellement considéré comme relativement préservé du terrorisme international (même si certains attentats ont touché le pays, dont un précédent contre l'une des tours du World Trade Center et celui de la ville d'Oklahoma City (mais ayant pour origine l'extrême droite américaine), et d'autres sur les ambassades à l'étranger (attentats contre les ambassades americaines du Kenya et de la Tanzanie en 1998), ils étaient rares.

Les attaques terroristes ont été dénoncées par les médias internationaux et les gouvernements comme une agression perpétrée par des fondamentalistes musulmans. Certains commentateurs ont comparé cet évènement à l'attaque sur Pearl Harbor par les Japonais le 7 décembre 1941. La comparaison est fortement validée par ce sentiment lui-même, même si la différence entre l'agression militaire par une nation (en faisant abstraction de la séquence des évènements qui a beaucoup joué dans la perception de traitrises) et l'attentat commis par des individus essentiellement invisibles a été avancée par certains observateurs.

Le lendemain des attentats, le conseil de sécurité de l'ONU adopte la résolution 1368<ref>Télécharger la résolution 1368 Image:Page white acrobat.png [ pdf</span>].</ref>, proposée par la France, condamnant ces actes terroristes. En voici des extraits :

1. Condamne catégoriquement dans les termes les plus forts les épouvantables attaques terroristes qui ont eu lieu le 11 septembre 2001 à New York, Washington (DC) et en Pennsylvanie et considère de tels actes, comme tout acte de terrorisme international, comme une menace à la paix et à la sécurité internationales;

2. Exprime ses plus profondes sympathies et condoléances aux victimes et à leurs familles ainsi qu'au peuple et au gouvernement des États-Unis d'Amérique.

[modifier] Responsabilités et polémiques

[modifier] Les pirates de l'air

Identité des dix-neuf terroristes responsables des attentats <ref> source : Organizers of the September 11, 2001 attacks.</ref> :

Mohammed Atta
Waleed al-Shehri
Wail al-Shehri
Satam al-Suqami
Abdulaziz al-Omari
Marwan al-Shehhi
Mohand al-Shehri
Fayez Banihammad
Ahmed al-Ghamdi
Hamza al-Ghamdi
Hani Hanjour
Nawaf al-Hazmi
Salem al-Hazmi
Khalid al-Mihdhar
Majed Moqed
Ziad Jarrah
Saeed al-Ghamdi
Ahmed al-Haznawi
Ahmed al-Nami

Les nationalités sont les suivantes : un Libanais, deux provenant des Émirats arabes unis ; Mohammed Atta était de nationalité égyptienne. À la stupeur des autorités américaines, tous les autres étaient de l'Arabie saoudite.

[modifier] Les commanditaires

Les informations données dans ce paragraphe proviennent du rapport de la commission 9/11.

  • Ce rapport considère que Khalid Cheikh Mohammed fut le cerveau opérationnel des attentats dans la nébuleuse Al-Qaida. Il précise en outre que, parmi les 27 terroristes infiltrés sur le territoire des États-Unis en tant que cellule dormante dans le cadre de la planification des attentats, un vingtième pirate de l'air aurait été retiré de l'opération au dernier moment. Les noms cités sont du domaine de soupçons fondés, tels qu'indiqués par le rapport ; les articles correspondent à la Wikipédia en anglais.
  • Le vingtième pirate de l'air
    • Tawfiq bin Attash, dit « Khallad » (article) ;
    • Khalid al-Mihdhar (translittération : Almihdhar) (article) ;
    • Zacarias Moussaoui ;
    • Ali Abdul Aziz Ali, cité lors du procès de Zacarias Moussaoui (article) ;
    • Ramzi Binalshibh, cité lors du procès de Zacarias Moussaoui (article)
    • Zakariya Essabar, identifié également par le contre-espionnage en Allemagne (article) ;
    • Mushabib al-Hamlan (article)

[modifier] Les causes

Cette attaque est attribuée, par la communauté internationale, au réseau terroriste Al-Qaïda dirigé et financé par Oussama Ben Laden et revendiqué par ce dernier au nom du réseau Al-Qaïda. Cette organisation a été créée par le milliardaire Oussama Ben Laden, lequel avait été recruté avec d'autres par la CIA durant la guerre froide pour alimenter la résistance moudjahiddin contre l'Union soviétique (première guerre d'Afghanistan).

On pense que l'opération Bojinka, une tentative déjouée en 1995 de destruction simultanée de plusieurs avions de lignes aux Philippines, fut le précurseur de cette vague d'attentats multiples.

Aussi, en 1994, le détournement du vol AF 8969 aurait, selon certaines sources et certains rapports de services français, eut pour vocation de s'écraser sur la tour Eiffel. Circulaient alors, à l'époque, des tracts d'une tour Eiffel disloquée, formant les lettres GIA (Groupe islamique armé). Les objectifs de ces deux exemples présenteraient ainsi des similitudes avec l'opération terroriste du 11 septembre 2001.

D'après des documents vidéo saisis lors de la seconde guerre d'Afghanistan — guerre menée en 2001 en réaction aux attentats, contre Al-Qaïda et ses alliés les Talibans (dirigeants du pays suite à un coup d'État en 1996) —, Oussama Ben Laden indiquait que l'opération avait réussi au-delà de ses espérances.

Le jeudi 24 juillet 2003, le Congrès américain publie le rapport de la commission spéciale d'enquête sur les attentats du 11 septembre 2001. Ce rapport aurait été expurgé de vingt-huit pages dans lesquelles, d'après un sénateur, seraient mis en cause certains hauts ressortissants saoudiens.

Une association créée par les familles des victimes et accompagnée de diplomates et historiens accuse les sénateurs qui ont rédigé ce rapport de masquer la vérité et de cacher des preuves qui impliqueraient des personnalités saoudiennes haut placées.

[modifier] Théories de complot

Voir l'article détaillé : Théories du complot sur les attentats du 11 septembre 2001

[modifier] Suites

[modifier] Réactions dans le monde

Image:Searchtool.svg Voir l’article Antiaméricanisme.

L'émoi provoqué par les attentats a produit des réactions de tous ordres :

  • réactions de compassion provenant d'une grande partie du monde, intellectuels, penseurs, artistes, hommes et femmes de gauche comme de droite, à l'exception des partis situés aux extrêmes de l'échiquier politique ;
  • réactions d'inquiétude : le chancelier allemand Gerhard Schröder déclare après la attentats : « Ce n'est pas là une bataille entre les civilisations, c'est une bataille pour la civilisation<ref>Jean-François Revel, L’obsession anti-américaine, Paris, Plon, 2002, ISBN 2259194494, page 224</ref>. »
  • réactions beaucoup moins empathiques d'une partie de la population mondiale, notamment chez d'autres penseurs et intellectuels, ou partisans de l'extrême gauche et de l'extrême droite ; en France, les délégués et militants de la CGT présents à la fête de l’Humanité des 15-16 septembre 2001 refusèrent de s’associer aux trois minutes de silence en hommage aux victimes<ref>Jean-François Revel, L’obsession anti-américaine, Paris, Plon, 2002, ISBN 2259194494, page 23</ref>.
  • réactions partagées de personnes qui observent que les quelque trois mille victimes aux États-Unis qui, selon eux, méritent leur respect, ont cependant un impact médiatique sans commune mesure avec celle des victimes de terrorismes en Afrique ou ailleurs, et notamment celles du génocide au Rwanda pour lesquels un million de morts (dix mille morts par jour pendant cent jours) n'a jamais provoqué de telles manifestations ;
  • réactions de joie d'une partie de la population mondiale allant jusqu'à la proclamation d'une victoire contre l'impérialisme américain par certains groupes ou certaines populations, et notamment de pays ayant subi des pressions militaires des États-Unis d'Amérique (Amérique latine, Asie du Sud-Est…) mais également d'autres (Moyen-Orient…) ;
  • déclaration de la guerre contre le terrorisme proclamée par le Sénat américain, et promulgation du Patriot Act : durcissement des législations notamment contre le crime organisé, réductions des libertés individuelles, intensification des contrôles aux aéroports, accélération des mesures de filtrage aux frontières — y compris par des documents plus sécuritaires et de la surveillance de certains comptes. Des actions ciblées contre des individus ou des groupes recherchés pour terrorisme ont lieu dans divers pays ;
  • de nombreux pays ont également renforcé leurs mesures de sécurité, comme par exemple la France qui a augmenté le niveau d'alerte de son plan vigipirate.

[modifier] Opérations militaires

L'impact militaire le plus direct est l'invasion de l'Afghanistan, désigné comme le siège opérationnel d'Al-Qaïda, dès le mois d'octobre 2001 et le renversement du régime des Talibans quelques mois plus tard par les forces armées américaines, britanniques, françaises, et autres. Ce renversement et l'établissement d'un gouvernement de transition s'accompagne par l'arrestation de nombreux musulmans présumés terroristes, dans des camps disséminés autour de la planète, ce qui provoquera les vives réactions de nombreuses ONG, dont Amnesty International. La création de la prison de Guantanamo s'explique en partie par cet afflux important de prisonniers.

Image:Searchtool.svg Voir l’article Guerre d'Afghanistan (2001).

Un second impact militaire d'importance est l'invasion de l'Iraq et le renversement du régime de Saddam Hussein en 2003 par les forces armées américaines et britanniques. Bien que l'Iraq de Saddam Hussein n'ait participé en aucune manière aux attentats du 11 septembre, le régime baasiste a été désigné par l'administration américaine comme un soutien actif du terrorisme international et un détenteur d'armes de destruction massive, malgré l'absence de preuves sur le terrain. Le régime de Saddam Hussein a été remplacé par un régime plus démocratique, notamment par la tenue d'élections et une représentation de la majorité chiites par rapport aux sunnites. L'invasion de l'Iraq provoquera de houleux débats à l'ONU et des manifestations à travers le monde, protestant contre les véritables raisons qui seraient d'ordre économique et stratégique (indépendance énergétique vis-à-vis de l'Arabie Saoudite notamment)plutôt que pour libérer le peuple iraquien.

Image:Searchtool.svg Voir l’article Guerre en Irak (2003-2006).

[modifier] Suites judiciaires

Un grand procès tenu à Madrid, du 22 avril au 5 juillet 2005, a condamné vingt-quatre activistes d'Al-Qaïda en Espagne.

Imad Eddin Barakat Yarkas, dit Abou Dahdah, a été condamné à vingt-sept ans de prison pour « appartenance » à la nébuleuse terroriste et « conspiration visant à commettre un meurtre terroriste »<ref>Article de l'Express.</ref>. Driss Chebli, autre inculpé de poids, a été condamné à six ans d'emprisonnement pour « appartenance à Al-Qaïda ». Au total, dix-huit ont été condamnés à des peines comprises entre six et onze ans de prison, les six autres ont été acquittés. Tayssir Allouni, journaliste célèbre de la chaîne Al-Jazira, qui avait interviewé Ben Laden après le 11 septembre 2001, a été condamné à sept ans de prison pour « collaboration » avec Al-Qaïda<ref>Article sur Menara.ma.</ref>

Le parquet et les condamnés ont décidé de faire appel<ref>Article du Courrier international.</ref>.

Aux États-Unis, la seule personne à avoir été jugée pour son implication présumée avec les attentats du 11 septembre est le Français Zacarias Moussaoui. Arrêté moins d'un mois avant les attaques, il était accusé par les autorités fédérales américaines d'avoir eu connaissance des attentats à venir mais de n'avoir pas communiqué ses informations. Le 3 mai 2006, au terme de deux mois de procès, il a été reconnu coupable par le jury du tribunal fédéral d'Alexandria en Virginie de six chefs d'accusation de complot en liaison avec les attentats terroristes du 11 septembre et condamné à la prison à perpétuité, sans possibilité de remise de peine.

Image:Searchtool.svg Voir l’article Zacarias Moussaoui.

[modifier] Suites économiques

La plupart des analystes économiques considèrent que les attentats du 11 septembre ont été à l'origine d'un ralentissement économique significatif (ou de l'amplification du freinage important qui avait été amorcé par l'éclatement de la bulle spéculative en l'an 2000).

L'effet durable sur le monde ne peut pas être encore mesuré pour savoir si ce fut un catalyseur (du sens de l'Histoire) ou un changement. Les médias de masse maintiennent une pression vers l'inquiétude et la paranoïa.

Selon le « WorldEconomic Report » du Fonds monétaire international de décembre 2001, l'US National Income and Products Accounts évalue les destructions et les dépenses qui leur sont directement liées, après le 11 septembre, à 24,1 milliards de dollars US<ref>Les dépenses directement liées aux destructions du 11 Septembre sont évaluées à 24,1 milliards de dollars.</ref>.

Près d'une centaine de milliers de New-Yorkais se sont retrouvés au chômage et des milliers d'entreprises (particulièrement dans le secteur tertiaire) ont disparu ou subi des pertes considérables suite à la destruction de ce centre d'affaires, qui était l'un des plus actifs de la planète.

Les compagnies aériennes mondiales, surtout celles des États-Unis, déjà en difficultés depuis quelques années, ont largement souffert de la chute de fréquentation de leurs lignes et des travaux de sécurité entrepris après ce quadruple détournement, malgré les aides des pouvoirs publics.

Les primes d'assurance des immeubles et celle des avions de ligne ont fortement augmenté.

La conception des immeubles de grande hauteur a été révisée sans aller jusqu'à la protection du 101 de Taipei, à Taiwan.

[modifier] Révision du système juridique occidental

[modifier] États-Unis

L'une des conséquences des attentats du 11 septembre les plus immédiates, mais aussi les plus cachées, fut la « révision en profondeur du système juridique américain ».

De manière accélérée, l'USA PATRIOT Act fut adopté à la fin du mois d'octobre, conférant des moyens amplifiés d'investigation sur tout le territoire. L'opinion publique était largement demandeuse de mesures accroissant les moyens des enquêteurs ; tout ceci se déroulait dans un climat attentiste, auquel venait se surajouter les mesures de sécurité contre les enveloppes de poudre blanche.<ref>Article concernant le bacille de l'Anthrax, paru en France le 19 octobre 2001.</ref> La validité juridique du Patriot Act, augmentée depuis par l'arsenal du Homeland security, fut confirmée en 2005. En 2006, la licence ainsi obtenue pour les services secrets est toujours objet de débat sur la scène politique et dans l'opinion, puisqu'elle est conçue comme opposée aux droits civiques.

Comme cela est fréquent aux États-Unis (culture de la leçon apprise, lessons learnt), des pans entiers du droit américain ont été réévalués, non seulement pour ce qui concerne les secteurs de la stratégie militaire et de la sécurité civile, mais aussi celui de l'énergie et de bien d'autres secteurs.

[modifier] Canada

La loi C-36 adoptée en 2001 qui est presque la même de celle adoptée aux États-Unis.

[modifier] Déblayage et avenir du site

Image:Wtc-2004-memorial.jpg

Plus d'1,8 million de tonnes de débris ont dû être enlevées du site du World Trade Center après ce désastre.

Le déblayage a commencé très rapidement malgré l'énormité de la tâche et le nuage d'amiante. Il s'agissait simultanément de retrouver les corps des victimes (ou plus précisément de les identifier par analyse de l'ADN des restes humains), et de rendre les lieux à un usage apaisé (au Pentagone comme à New York). L'ancien site du World Trade Center est rebaptisé ground zero.

En 2004, le site des tours du World Trade Center est en immense partie déblayé et prêt à accueillir une nouvelle structure en construction, la Freedom Tower pour laquelle un concours architectural a été ouvert pour construire un mémorial, mais aussi un lieu de vie et d'activité rémunérée.

La première pierre a été posée le 4 juillet 2005, jour de la fête nationale des États-Unis. Ce gratte-ciel sera inauguré en 2011.

Chaque veuve de pompier qui était dans une situation sociale modeste a reçu près de 2 millions de dollars.

[modifier] Voir aussi

[modifier] Sources de cet article

[modifier] Notes et références

<references/>

[modifier] Ouvrages

[modifier] Bibliographie

[modifier] Filmographie

  • 11'09"01 : séquence de 11 court-métrages réalisés indépendamment et librement par 11 réalisateurs de nationalités différentes.
  • 9/11 (2002) : documentaire filmé par les frères Naudet le 11 septembre.
  • Vol 93 (2006)
  • Confronting the Evidence : documentaire remettant en cause certains point important d'avant et après le 09/11, vidéo d'un meeting incluant des démocrates et un républicain ainsi que des spécialistes discutant de l'administration Bush en rapport avec les attentats.
  • Fahrenheit 911 : documentaire de Michael Moore sur des points sombres de liaison entre Bush et certains Saoudiens ainsi que la famille d'Oussama Ben Laden.
Wikimedia Commons propose des documents multimédia sur le 11 septembre 2001.

[modifier] Liens internes

[modifier] Liens externes

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ar:هجمات 11 سبتمبر 2001 bg:Атентати от 11 септември bn:সেপ্টেম্বর ১১, ২০০১ এর হামলা bs:Napadi 11. septembra 2001. ca:Atacs terroristes de l'11 de setembre de 2001 cs:Teroristické útoky 11. září 2001 cy:Ymosodiadau 11 Medi 2001 da:Terrorangrebet den 11. september 2001 de:Terroranschläge am 11. September 2001 in den USA el:Επιθέσεις της 11ης Σεπτεμβρίου 2001 en:September 11, 2001 attacks eo:11-a de septembro 2001 es:Atentados del 11 de septiembre de 2001 et:11. septembri terrorirünnakud eu:2001eko irailaren 11ko atentatuak fi:Syyskuun 11. päivän iskut ga:9/11 gl:Ataques do 11 de setembro de 2001 he:פיגועי 11 בספטמבר hr:Napadi 11. rujna 2001. hu:2001. szeptember 11-i terrortámadás id:Serangan 11 September 2001 io:Atenti ye 11 di septembro 2001 it:Attentati dell'11 settembre 2001 ja:アメリカ同時多発テロ事件 ko:9·11 테러 la:11 Septembris 2001 lb:Terroruschléi vum 11. September 2001 an den USA li:Aonsleeg vaan 11 september 2001 lt:Rugsėjo 11 atakos ml:സെപ്റ്റംബര്‍ 11ലെ ഭീകരാക്രമണം ms:Serangan 11 September 2001 nl:Terroristische aanslagen op 11 september 2001 no:Terrorangrepet 11. september 2001 pl:Zamach na World Trade Center i Pentagon pt:Ataques de 11 de Setembro de 2001 ro:Atentatele din 11 septembrie 2001 ru:Террористический акт 11 сентября 2001 sh:Napadi 11. septembra 2001. simple:September 11, 2001 attacks sk:Útoky z 11. septembra 2001 sl:Teroristični napadi 11. septembra 2001 sr:Напади 11. септембра 2001. sv:11 september-attackerna th:วินาศกรรม 11 กันยายน พ.ศ. 2544 tr:11 Eylül 2001 Saldırıları uk:Терористичний акт 11 вересня 2001 року в США uz:2001 yil 11 sentabr terroristik hurujlari vi:Sự kiện 11 tháng 9 yi:9/11 zh:九一一袭击事件

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