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Vestigial

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Adjectif tiré de Vestige.

On peut parler de d'organes vestigiaux ou de populations vestigiales.

Sommaire

[modifier] Organes vestigiaux

Les structures Vestigiales sont des structures anatomiques d'un organisme d'une espèce qui sont considérées avoir perdu la plupart de leur fonction originale au cours de l'évolution. Ces structures sont typiquement dans un état, forme ou condition dégénéré, atrophié, ou rudimentaire. Une structure Vestigiale est souvent appelée organe vestigial, bien que toutes les structures vestigiales ne sont pas toujours effectivement un organe.

Bien que les structures appelées communément "vestigiales" tendent à être largement ou entièrement non fonctionelles, une structure vestigiale n'est pas obligatoirement sans aucune fonction pour l'organisme. Les structures vestigiales ont perdu leur but principal originel, mais elles peuvent avoir une fonctionalité amoindrie, ou en avoir développé une entièrement nouvelle.<ref name=Muller>Muller, G. B. (2002) "Vestigial Organs and Structures." in Encyclopedia of Evolution . Mark Pagel, editor in chief, New York: Oxford University Press. pp 1131-1133</ref> Ainsi, une "aile vestigiale" n'a pas seulement besoin d'être inutilisable pour le vol pour être vestigiale; elle peut tout de même servir à d'autres usages que ceux d'une aile.

[modifier] Histoire

Les structures vestigiales ont été remarquées depuis très longtemps, et les raisons de leur existence ont été les sujets de longues spéculations. Au 4ème siècle avant Jésus Christ, Aristote fut l'un des premiers écrivains à commenter, dans son Histoire des animaux, les yeux vestigiaux des taupes, les appellant "stoppés dans leur développement".<ref>Aristote."History of Animals" (Book 1, Chapter 9)</ref> Cependant, c'est seulement dans les derniers siècles que les vestiges anatomiques sont devenus un sujet d'études sérieuses. En 1798, Étienne Geoffroy Saint-Hilaire nota à propos des structures vestigiales :
"Alors qu'ils sont inutiles dans cette circonstance, ces rudiments... n'ont pas été éliminés, parce que Natura non facit saltus : la Nature ne travaille jamais par saut rapides, et elle laisse toujours des vestiges d'un organe, même si il est complétement superflu, si cet organe joue un rôle important parmi les autres espèces de la même famille.<ref>St. Hilaire, Geoffroy (1798). "Observations sur l'aile de l'Autruche, par le citoyen Geoffroy", La Decade Egyptienne, Journal Litteraire et D'Economie Politique 1 (pp. 46–51).</ref>

Son collègue, Jean-Baptiste Lamarck, cita un certain nombre de structures vestigiales dans son livre de 1809 Philosophie Zoologique. Lamarck nota que les rats taupes aveugles de "Olivier, qui vit sous terre, et qui n'est apparemment pas exposé à la lumière du jour, encore moins que la taupe, a simplement perdu l'usage de la vue : au point qu'il ne montre plus que des vestiges de cet organe."<ref>Lamarck, Jean-Baptiste (1809). Philosophie zoologique ou exposition des considérations relatives à l'histoire naturelle des animaux.</ref>

Charles Darwin était très familier avec le concept de structures vestigiales, bien que le terme n'existait pas à son époque. Il fit une liste d'un certain nombre d'entre elles dans la filiation de l'homme, en y incluant les muscles intrinsèques de l'oreille externe, les dents de sagesse, l'appendice, le coccyx, les poils corporels, et la membrane nictitante dans le coin de l' oeil humain. Darwin nota aussi dans l'origine des espèces, qu'une structure vestigiale peut être inutile dans sa fonction primaire, mais peut conserver un rôle anatomique secondaire : "Un organe servant deux usages, peut devenir rudimentaire ou très avorté pour l'un, même le plus important des usage, et demeurer parfaitement efficient pour l'autre.... Un organe peut devenir rudimentaire pour son usage propre, et être utilisé pour un objectif distinct."<ref>Darwin, Charles (1859). l'origine des espèces. John Murray: London.</ref>

En 1893, Robert Wiedersheim publia une liste de 86 organes humains qui ont, selon ses mots, "perdu leur signification originale et physiologique". Théorisant qu'ils étaient des vestiges de l'évolution, il les appella "vestigiaux".<ref>Wiedersheim, Robert (1893). The Structure of Man: An Index to His Past History. London: Macmillan and Co.</ref> Depuis, la fonction de certaines de ces structures a été découverte, alors que d'autres vestiges anatomiques ont été mis à jour, faisant primairement de la liste un sujet d'intérêt en tant qu'enregistrement de la connaissance de l'anatomie humaine du moment. Des versions plus tardives de la liste de Wiedersheim ont fourni jusqu'à 180 "organes vestigiaux" humains. C'est pourquoi le zoologiste Newman déclara dans le Scopes Monkey Trial que "Il y a, selon Wiedersheim, pas moins de 180 structures vestigiales dans le corps humain, ce qui est suffisant pour faire d'un homme un véritable musée d'antiquités ambulant."<ref>Creation Insights: Evolution Hall of Shame</ref>

[modifier] Preuve de l'évolution

Les structures vestigiales sont souvent homologues aux structures qui sont fonctionnelles chez d'autres espèces. De ce fait, les structures vestigiales peuvent être considérées comme des preuves de l'évolution, le processus par lequel des caractères bénéfiques héritables apparaissent dans une population au cours d'une longue période de temps. L'existence des organes vestigiaux peut être attribuée aux changements dans l'environnement et dans les comportements de l'organisme en question. Alors que la fonction de la structure n'est plus bénéfique à la survie, la probabilité que la descendance future hérite la forme "normale" de la structure diminue.

Les versions vestigiales de la structure peuvent être comparées avec la version originale de la structure dans d'autres espèces afin de déterminer l'homologie de la strucure vestigiale. Des structures homologues indiquent un ancêtre commun avec les organismes ayant une version fonctionnelle de la structure.<ref>Reeder, Alex. "Evolution." Bioweb. 29 Dec 1997. 8 Jun 2006 <http://bioweb.cs.earlham.edu/9-12/evolution/HTML/live.html>.</ref>

[modifier] Chez l'Homme

Image:Darwin-s-tubercle.jpg

Bien que la liste des structures vestigiales humaines est maintenant restée plus ou moins la même, l'utilité relative de certaines structures de la liste est sujet à débat. Ci-dessous sont données certaines des structures souvent incluses dans cette liste :

[modifier] L'appendice

L'appendice est un vestige du caecum, un organe qui était utilisé pour digérer la cellulose par les ancêtres herbivores des humains. Des organes analogues chez d'autres animaux similaires aux humains continuent à exercer cette fonction, alors que d'autres animaux mangeurs de viande sont susceptibles d'avoir des appendices similairement diminués. La fonctionalité moderne de l'appendice est encore sujet à controverses dans le champs de la physiologie humaine, bien que la plupart des scientifiques et des médecins pensent qu'il n' a que peu ou pas de fonction.

[modifier] Le coccyx

Le coccyx est le vestige de la queue ayant été perdu chez l'homme.

[modifier] Chez d'autres organismes

Image:Skelett vom Wal MK1888 ohne Text.gif

On trouve sous la gorge de certaines chèvres deux appendices qui n'ont apparament aucune fonction... (qui peut en dire plus?)

[modifier] Mammifères marins

  • Chez la baleine et les autres cétacés, on peut trouver de petits os de pattes vestigiales enchassés profondément au sein du dos du corps. ce sont les reliques des pattes de leurs ancestres terrestres.
  • Chez les siréniens (lamantin), le même phénomène est observé.

[modifier] Controverse

[modifier] Voir aussi

[modifier] Références

<references />

[modifier] Liens externes

cs:Rudiment de:Rudiment en:Vestigial structure es:Órgano vestigial fi:Surkastuma ja:痕跡器官 (生物) lt:Rudimentas nl:Rudimentair (anatomie) no:Rudiment sv:Rudiment

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